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20 novembre 2009

La naissance II (le retour)

Il faut quand même que je vous conte l’arrivée au monde d’Elsa. 14 jours ont passé, je cours, je cours, mais je me pose ce matin pour revenir en arrière et relater ce que j’ai pu vivre ce Vendredi 6 novembre de l’an 2009.

Il est 8h34 et j’entends Malo dans la cuisine, ou dans le couloir, il est l’heure pour les hommes de partir, l’un chez la nounou, l’autre au boulot. Je sens des douleurs au ventre aussi. Je ne veux pas m’avancer parce que je n’y crois plus vraiment, ca fait 17 jours que je me dis que je vais accoucher d’un jour à l’autre et chaque journée se termine et débute sans qu’il ne se soit rien passé, alors du coup j’ai un peu l’impression que ca ne va juste jamais arriver. Mais on dirait bien une contraction. A voir si ca continue ou pas. Je décide de me lever pour aller bizouter mes hommes au moment épique et bordélique du mettage de manteau-bonnet-chaussures/sortage de l’appart par la porte sans rien oublier. Je sens une autre contraction. Je dis à Stéphane : « J’ai des contractions », comme je lui dirais que j’ai envie de pisser. Je n’y crois pas vraiment, mais je lui dis que je le tiens au courant et qu’il explique 2-3 trucs à Malo sur la route, on sait jamais, ca pourrait ne pas être une fausse alerte.

Je me remets au lit et j’attends. La douleur revient ca s’est sur, elle n’est pas très forte, mais elle revient. Je prends mon téléphone et je décide de chronométrer l’écart entre les « contractions ». 6-7 minutes environ. Quand même. Et ca continue. Je prends 2 spasfon et je décide d’attendre une heure. Je m’installe sur le canapé devant la télé et je chronomètre. Ca continue à être bien régulier. Une heure est passé et le spasfon n’a rien fait du tout. Je crois bien qu’aujourd’hui je vais aller à la maternité et qu’il est possible que j’accouche. Si ca n’est pas un faux travail fourbe qui a fait semblant que le spasfon marche pas. Je réfléchis assez vite et je me fais une to-do list des choses à faire si jamais. Arroser les plantes, manger, me laver, finir ma valise. Je m’y attaque, entre 2 contractions, qui sont plus fortes mais gérables. Toutes les 5 minutes, je retourne à mon poste avé le coussin sur le canapé et je respire bien comme j’ai appris. 40 secondes plus tard, je suis sur pied et je continue à arroser mes plantes-me laver-manger-finir ma valise en me demandant si je vais sérieusement accoucher aujourd’hui. J’appelle Stéphane aussi pour lui dire que ca continue qu’il se tienne prêt.

A 12h30, je commence à me rendre à l’évidence, il faut que j’aille à la maternité. J’ai fini mes différentes missions et j’appelle un taxi. Puis j’appelle Stéphane pour lui dire que maintenant il faut venir. Je descends ma valise entre 2 contractions, et je m’assois sur le pas de la porte d’entrée de l’immeuble pour attendre le taxi en contractant tranquillement sous le regard des passants. Le taxi arrive et je lui explique que je vais a la maternité. 2 minutes plus tard, quand il m’entend respirer avec toute l’application dont je suis capable, il me demande si c’est pour accoucher. Je lui réponds qu’il y a des chances en effet, je lui demande si ca circule il me dit oui, et pourtant on se retrouve coincé partout. Et il emprunte tous les axes blindés de la capitale. J’ai le temps de me faire 6–7 contractions dans son taxi avant d’arriver à bon port.

A l’accueil de la maternité on regarde mon visage qui tente de parler intelligiblement en respirant, la main sur le ventre et on comprend tout de suite que c’est pour un accouchement. On m’amène dans une pièce avec un lit, un bureau et on me pose des questions pour savoir comment je m’appelle et où j’en suis. On m’installe sur l’horrible lit sur lequel je glisse et on m’annonce que je suis ouverte à 2+. 2 + quoi ? 2 gros doigts, quoi. Putain il est 13h30, je contracte depuis 5h et j’en suis qu’à 2. Et ca fait de plus en plus mal tout à coup. J’attends l’infirmière pour une prise de sang pour les analyses pour la péridurale, installée dans un lit de merde, à souffrir mille morts. Puis on m’amène en salle de travail. Il est 15h. J’ai mal et je sais que je vais prendre la péridurale parce que je ne suis qu’ouverte à 2+ à peine avec ces contractions qui me déchirent déjà le ventre que même parfois j’ai du mal à respirer tout bien comme il faut et je me mets a haleter en informant les personnes autour de moi d’une voix gémissante et paniquée que j’ai mal, que j’en ai marre et que je gère plus et merde à la fin. L’infirmière est gentille, elle a 2 nattes africaines, elle me prend le visage entre les mains, pose son front sur le mien et elle me souffle : « respirez, ca va aller, détendez vous, oui, comme ca , c’est très bien » avec une voix de velours et je me calme et je me mets à respirer et j’ai moins mal et la contraction passe et j’ai envie de faire un câlin a l’infirmière. Et puis Stéphane arrive, tout beau, en costard + habit de schtroumpf, l’air décoiffé. Je lui dis que je crois que c’est pour aujourd’hui. Il a l’air heureux.

Enfin, on me dit que mes résultats sont bons et que l’anesthésiste va arriver. Sauf que j’enchaine et que même 5 minutes c’est long, très long. Elle arrive enfin, elle me dit qu’elle est interne en anesthésie. Elle est super speed, me pose mille questions, me donne mille informations a la seconde. On va faire ci et ca et vous vous mettrez comme ca et si vous sentez ca alors il faudra composer le 0867..et ca va et vous sentez votre jambe, votre pied, votre tête, votre main, votre narine droite ??! Rhaaa ta gueule connasse. Donne la drogue et casse toi, je comprends rien, j’ai mal, tu parles trop.

Enfin, l’injection se fait. J’espère que ca va marcher.
Peu à peu, la douleur est moins forte, elle quitte mon corps et ma tête se repose, mes muscles se détendent. Maintenant, il n’y a plus qu’à attendre. Ca rappelle un peu la naissance de Malo, moi et mes fils sur le pieu, Stéphane dans le fauteuil, à attendre. En parlant, en écoutant un peu de musique, tout doucement. De temps en temps, la sage femme entre, vérifie le cœur du bébé, mon col. Je passe à 5. Une interne en gynécologie demande si elle peut être la. Elle a l’air cool, je dis oui. Puis je passe à 7. Tout se déroule bien. Et puis je commence à sentir quelque chose qui pousse vers le bas. Je me souviens que quand j’avais senti ca pour Malo, 30 minutes plus tard j’avais mon bébé dans les bras. J’ai un peu peur, mais j’ai hâte. Tout se précipite donc, bientôt nous serons 4. Stéphane semble peiner à le croire. Mais ce n’est pas encore pour tout de suite. Et puis une heure plus tard, on m’installe les étriers, tout à coup la pièce est pleine. J’écarquille les yeux en voyant un homme entrer dans cette pièce remplie de femmes (hors Stéphane bien sûr) et l’infirmière me dit « comme c’est une surprise, tout le monde veut savoir si ca va être une fille ou un garçon », ca me fait sourire, je me détends, je suis prête à la poussée et hop je pousse. On s’extasie sur ma façon de pousser qui semble absolument exceptionnelle et fantastique. Je n’ai pas mal. Je sens mon corps, je me sens pousser, mais je n’ai pas mal. J’ai du appuyer une fois de trop sur le bouton, c’est pas grave, je continue. Stéphane me tient la main, pose sa main fermement derrière ma tête quand je pousse et la foule en délire m’encourage et me complimente. Et puis on me dit que le bébé est coincé et qu’on va utiliser une ventouse. J’aime pas ca. Et puis j’oublie vite car 2 minutes plus tard, je sors ce petit corps du mien et je le pose sur mon ventre. Il est tout gris et j’ai l’impression qu’il est tout petit et je prends peur et je demande s’il va bien. On me rassure mais j’ai peur quand même. Je me souvenais pas que c’était si petit. Et ce bébé ressemble à Malo. On dirait Malo. Je vis mes 2 accouchements en même temps. Et puis enfin je me demande si c’est une fille ou un garçon. Comme la dernière fois, on me dit de regarder moi-même. Je soulève ce tout petit bébé et la, je vois ce que je n’avais pas pu voir la dernière fois et pour cause : c’est une fille. Je le crie, tout le monde semble ravi. Stéphane le premier, je le vois regarder sa fille avec un amour débordant et me regarder en me disant merci avec les yeux brillants. Le temps est suspendu. On me la mets sur la peau, on la coiffe d’un bonnet ridicule et moche et on nous laisse. Tous les 3 savourer ce moment. Elsa. Elle a retrouvé un teint normal et tête. Elle tète bien. Elle a déjà les yeux grands ouverts et on se regarde.

Il ne manque que Malo. Petit Malo qui à présent a une petite sœur. Mais nous avons tout le temps. Cette vie à 4 ne fait que commencer en ce Vendredi 6 novembre 2009, 19h15.

13 novembre 2009

Présentation







le même moule, j'vous dis ...

03 novembre 2009

J-14

J’ai un peu fainéanté sur les textes ces derniers temps, j’ai communiqué par l’image, mais il se trouve que j’ai quand même des choses à dire dont j’aimerais laisser trace.

Comme par exemple qu’aujourd’hui je suis à J-14 de la date d’accouchement présumé. Au même terme, Malo était déjà né depuis 11 jours. Ca fait donc déjà 11 jours que je me dis que je peux accoucher la maintenant, d’autant que c’est ce que m’avait « prédit » mon sage homme. Et puis visiblement non. Minibibou est accroché et bien accroché. Parce qu’avec la dose de stress que je me suis tapée la semaine dernière avec Malo malade, à plus de 39 de température, sans que l’on puisse mettre un nom sur ce qu’il avait, et la séance de pogo Samedi soir, sur un combo Killing in the name- Jump Around- Johnny Riot-temps de pause-Nirvana, ca aurait du un peu précipiter les choses. Mais non. Bibou est au chaud et y reste. Sauf que la ca m’ennuie. Non pas que je sois pressée. Non pas du tout. Au contraire même et c’est la le problème. Car je suis passée à l’étape « j’ai peur de tous ces changements plus qu’imminents, je ne veux pas accoucher ». Etape que je n’avais pas connu pour Malo puisqu’il était arrivé pouf comme ca sans crier garre très en avance et qui avait par conséquent été remplacée par « on m’a volé ma fin de grossesse bouhouhou ».


Oui, donc j’ai peur. Parce que la si ca se trouve, dans 3 heures, ou demain ou dans 2 jours, j’aurais un deuxième bibou dans les bras, pendu au sein, dans notre chambre, des nuits inexistantes.. Et puis mon petit Malo me manque déjà, j’ai peur de ne plus avoir de temps pour lui, de ne plus le voir assez, de passer a côté. Déjà qu’en le faisant garder chez la nounou, j’ai déjà cette impression, alors la ca va être encore pire. Alors je ne veux pas accoucher.


Et ca m’ennuie de le prendre comme ca. Parce que c’est merveilleux. Je vais rencontrer le bébé qui me pousse dans le ventre depuis tant de temps, je devrais être ravie, je l’étais et la, plus le temps passe, moins je suis impatiente. Sans compter que tout le monde me dit que je dois être bien pressée que ca arrive, que je dois trouver le temps long. Non pas du tout. Je suis très bien la, a glander en finalisant les derniers préparatifs, en dessinant le meuble-télé que je voudrais pour notre nouvel écran plat. Mais je sais, je sens que ca arrive, en même temps, c’est pas un scoop.


Voila donc l’état d’esprit dans lequel je me trouve à maximum 2 semaines de l’accouchement. C’est bizarre et j’aime pas ca.

30 juin 2009

l'énigme résolue !

Rha je suis décue !!! Je préparais ce message depuis si longtemps, cette formidable révélation, je l'illustre, j'hésite et puis finalement je le fais, je le publie et la, rien, réaction zéro !

Non mais comment avez-vous pu laisser passer le fait qu'on voit Nick en arrière plan. Nick, merde ! Nick d'Amour, Gloire et Beauté. Nick qui est pas dans la merde en ce moment puisqu'accusé, à tort du meurtre de Shane, le sdf bizarroide qui est tombé amoureux de Phoebe quand elle est tombé en panne sur le bord de la route et que sa mère Taylor elle est venue a son secours alors que quand même tout le monde sait qu'elle a un problème d'alcool et que du coup, son problème plus le noir de la nuit noire, elle a écrasé Darla, la femme de Thorne, qui est morte. Et Shane il a tout vu, il s'est incrusté ni vu ni connu chez Taylor et Phoebe en faisant genre coucou je suis jardinier sauf qu'il voulait leur soutirer de l'argent sauf qu'il a pas réussi et qu'en plus il s'est fait rembarrée par Phoebe de qui il etait donc tombé amoureux. Resultat il s'est mis à la harceller. Et même que Ridge il est pas content et d'ailleurs c'est Ridge qui devrait être accusé même si en réalité il n'est pas responsable de sa mort, puisque la mort de Shane est un suicide sauf que Stephanie elle a peur que les juges ne croient pas Ridge a cause que il s'est denoncé dans le passé pour Rick, le fils de Brooke et que du coup, il a un passé avec les armes a feux, tu vois. Au regard de la justice, tu vois. Même si c'est pas vrai, hein, vous avez compris bien sur.
Même que c'est la merdasse parce que Nick, il est avec Taylor, qui ne peut plus fabriquer des enfants dans son ventre mais avec un FIV c'est possible et la FIV elle a pris tout de suite et maintenant elle est enceinte mais Nick lui et ben il est en prison et c'est pas juste. Pauvre enfant. pauvre Taylor, Pauvre Nick. Stephanie elle est méchante et Ridge il est lache et c'est scandaleux tout ca, quel suspense !

Et TOUT CA vous vous en foutez.
La prochaine fois, je viendrai vous dire que je suis enceinte, ca suscitera peut-etre plus de réactions !

18 février 2009

04 février 2009

Amor à Venise

Oui il l’a fait. Nous y étions. Lui et moi . Ce week-end. Pour nos 5 ans

Il m’a emmené à Venise et en plus, il m’a fait la surprise. Jusqu’au moment d’enregistrer les bagages, je suis restée dans l’ignorance de notre destination. Classe, non ?


Ca m’a demandé beaucoup de travail. Des années que je le bassine avec des weekends a l’etranger, avec les surprises que j’aimerais qu’il me fasse parce qu’en vrai j’ai 8 ans et j’aime les surprises. Je lui parlais pleine de nostalgie de notre week-end a Naples, de celui à Madrid la première année où nous nous sommes connus. C’est sur, je lui ai mis la pression, je ne suis pas une demi-chieuse, soyons honnetes. Mais il l’a fait et j’ai eu des étoiles dans les yeux, comme je l’imaginais.


J’ai vu Venise. Sous la neige. J’ai vu Venise et la ville était à nous. J’ai vu Venise , je me suis perdue dans son dédale de ruelles défiant tout sens de l’orientation, j’ai pris en photo le moindre bout de canal qui croisait mon chemin, j’ai bu ses expressos extra strong au comptoir de ses cafés désuets. J’ai vu Venise , j’ai parlé italien et j’ai beaucoup souri. A plein de gens sympathiques qui me souriaent aussi, à mon chéri qui m’a fait le plus beau des cadeaux.


J’ai vu Venise et j’ai dormi dans une chambre d’hotel qui donnait sur les canaux, juste en face d’un monument sublime et inaccessible au public, j’ai vu les Japonais dans les gondoles le matin qui mitraillaient chaque pierre. Il y en a même un qui m’a filmé alors que je fumais ma clope sur le petit balcon qui jouxtait notre chambre, et sur lequel nous étions seul au monde, dans notre petit coin de Venise à nous. Les murs de la chambre était tendu de tapisseries orangées, les lustres étaient de pure tradition vénitienne, la définition même de la verroterie, les rideaux étaient lourds et le mobilier ancien. So romantic ..


J’ai vu Venise posée sur les eaux et j’ai mangé ses poissons, grillés, frits, arrosés de bonne huile d’olive, ses fruits de mer marinés, son vin épais qui rechauffe.


Car il faisait froid quand même. Mais la lumière était magnifique et quand Dimanche, nous nous sommes réveillés sous la neige, je dois dire que c’était vraiment magique. Unique. Nous étions hors monde, ou plutôt dans un monde à part, où chaque pierre renvoie à un passé chargé d’histoire qui nous épie et j’imaginais volontiers des meurtres au poignard au cœur de la nuit, une poursuite de gondole, des hommes masqués, un affrontement dans un recoin sombre d’un canal, un cri et le bruit d’un corps qui tombe à l’eau tandis que la gondole coupable file au loin. Oui, l’imagination est fertile tard le soir au retour d’une bonne soirée.
Nous avons mangé Samedi soir, dans un petit restaurant qui habite les rues de Venise depuis 1850 et dont la carte n’a pas changé. Un restaurant aux serveurs habillés de vestes blanches mal coupées, qui courent entre les immenses salles à manger en s’apostrophant. Un restaurant où chaque pan de murs est couvert de tableaux, plus ou moins beaux, plutot moins que plus d'ailleurs, de tout style, de la peinture cheap de venise, trés colorée ou version aquarelle, à l'esquisse au fusain de femme à poil ou de formes indéfinies, en passant par ce qui ressemblerait à un dessin d'enfant ou de retraitée mal voyante au pastel d'une joli bouquet de fleurs.Les bons restaurant à Venise ne donnent pas dans le design, c'est un fait. Et c'est tant mieux finalement.
Et puis, en sortant, nous avons entendu du bruit, nous l'avons suivi, et nous nous sommes retrouvés sur une grand place où 2 minuscules bars composés d’un comptoir et puis c’est tout, fournissaient en alcool et musique les nombreux clients squattant la place. La salle du bar quoi.


Oui, j’ai vu Venise et c’était bien. Tellement intense qu’il me semble y avoir passé bien plus de 2 jours. Tellement magique que je me sens complètement régénérée.

Et amoureuse. Très amoureuse.

21 janvier 2009

L'apocalypse selon Saint Malo

Franchement, quand je me suis levée hier vers 10h, je ne me doutais pas. Enfin, pas comme ça. De toute facon, quelque part, on ne se doute jamais.

Hier matin donc, quand je me lève à 10h11, en sursaut, et que je me rends compte encore une fois que malo ne me réclame pas à manger, je me précipite dans sa chambre avec un biberon et constate qu’il ne dort pas et suce son pouce tranquille avec ses peluches dans son petit lit. Je vous epargne le passage ou Malo ne veut pas boire son biberon pour une raison que j’ignore, et ou je me bats une petite demi-heure avant de rendre les armes. Je n’aime pas ce manque d’appétit, ca ne présage rien de bon généralement. Toute rationnelle que je suis, je me dis qu’il a l’air plutôt bien, donc je décide de ne pas m’affoler. Juste m’angoisser à mort. Juste.

Cela etant, rien de spectaculaire, et je me prepare a aller dejeuner avec une amie. Je prends le dejeuner de malo dans mon sac, la poussette, le gnome et nous partons en catastrophe à notre rendez-vous. Le restaurant est blindé, bien sur, et tout de suite avec la poussette, ca devient compliqué. Sans compter qu’on attend une bonne demi-heure qu’une table poussette-friendly se libère. Malo est assis sur le bar, emboitant déjà notre pas, si jeune, et fait du charme aux serveuses. Le déjeuner se passe sans inciodent particulier. Jusqu’ici donc, tout va presque bien.

C’est après que ca se corse.

La mission post-déjeunatoire, c’est aller dans une creche faire genre j’ai vu de la lumière je suis rentrée, je veux faire garder mon fils chez vous sivouplé sivouplé, au plus vite bien sûr, et je suis très gentille donc vous allez m’aider.
Effectivement, elles ont eu l’air de me trouver tres gentille, et mon fils tres charmant et nous avons parlé des minutes durant de notre possible avenir commun, mais elles m’ont aussi bien fait comprendre qu’elles n’avaient aucun pouvoir de décision , et que tout se jouait au niveau des méchants de la mairie. Le problème c’est que les méchants de la mairie considèrent que mon statut de chomeuse – par ailleurs concomitent ET corrélé à mon statut de mère-qui-n’a-pas-eu-sa-place-en-crèche – m’ote toute priorité. Parce que les méchants de la mairie ont du mal a comprendre qu’en temps que chomeuse, oui, je souhaite re-travailler et non, sans personne pour garder mon fils, je vois difficilement comment je le ferai.

Enfin, nous sommes tous habitués à ce genre de paradoxe administratif pénible.

Je quitte de toute facon la crèche avec un large sourire qui envoie des ondes télépathiques aux deux charmantes dames du style « Je vous aime, vous allez m’aider quand même, sivouplé ». Je suis tellement partie dans ma lancée que je décide de faire une halte à la halte garderie où la dame me fait bien comprendre qu’elle pense que je peux crever la bouche ouverte.


Youpi. Que des bonnes nouvelles.
Ca m’a pris une heure, on rentre à la maison. Je couche Malo et je m’attaque à la suite de ma liste-de-choses-à-faire-…-un-jour. Il y a noté « appeler ANPE ». Ma vie est passionnante. Je cherche le numéro de l’ANPE cadres où je me suis rendue une fois en Novembre pour une super-présentation des merveilleux services offerts aux demandeurs d’emploi par notre cher gouvernement. Je dois leur faire part de mon problème qui est de ne pas avoir été convoquée chez le prestataire qui doit suivre ma recherche d’emploi. Tout un proramme. Bien sur, j’y passe 15 minutes, info introuvable, j’appelle même un fax (classique) et quand je compose enfin le bon numéro, c’est pour m’entendre dire qu’il faut que j’appelle le 39 49, le numéro des assedic donc. J’appelle ce numéro que je connais par cœur, à tel point que je sais quand appuyer sur la touche etoile, s’il faut que je tape 1 ou 2, avant même que la dame du repondeur ait prononcé les mots. Passionnante, j’vous dis.

Bien sur, le monsieur m’explique que non il ne voit rien, qu’il ne sait pas, qu’il faudrait que je me rende directement à l’A NPE en question pour voir avec eux, que non, on ne peut plus les joindre par téléphone, que j’aurais peut-etre a me deplacer plusieurs fois en fonction du niveau de compétence et de l’humeur de l’agent ANPE sur lequel je tomberai. La, j’en ai plein le cul. Je le dis au monsieur. Au final, il a pitié de moi et me donne un numéro de ligne directe de quelqu’un à l’agence ANPE. On dirait qu’il commet une haute trahison et je le remercie chaleureusement. La petite dame de la ligne directe n’était pas tres contente quand je l’ai appelé. Elle me l’a fait comprendre et moi je lui ai fait comprendre que ma situation était compliquée et de leur faute et que j’etais fatiguée et merde. Sivouplé. Le ton est devenu plus sympathique, à tel point qu’elle a même fini par s’excuser de l’incompétence de leurs services. Et puis elle s’est rendue compte qu’il me restait 1h20 pour me rendre à l’agence ANPE si je voulais essayer d’arranger la situation, car demain, on sera le 21 et demain ce sera trop tard. Choc. Oui, 1h20, pas le choix. Les bras m’en tombent, je remercie la dame et je panique. Surtout je suis enervée. Et malo dort. Je décide quand même d’y aller. Je me sens d’humeur à partir en mission aujourd’hui. Et puis il faut que je le fasse si je ne veux pas m’en vouloir.

Re-gouter dans le sac, poussette, gnome sous le bars, bus.
J’arrive à temps et on me recoit. De nouveau, je tombe sur quelqu’un de sympathique. Ca fait 4 fois aujourd’hui, j’ai vraiment de la chance. Une suite de chances/hasards qui m’a mené à être la dans cette agence ANPE in extremis avant d’avoir d’autres problèmes.
Tout se passe au mieux, on arrive à rattraper la situation, je suis au téléphone avec une dame de l’agence prestataire avec qui je prends rendez vous quand je sens une forte odeur assez bizarre. Je me souviens que je me dis que Malo a du me remplir sa couche, mais bien, au milieu de l’agence ANPE et que vraiment je n’avais pas besoin de ca. L’odeur est vraiment très forte et je finis par me retourner alors que j’entends dans le combiné la voix de l’assistante qui m’explique le contenu de la réunion et la, je subis un gros choc visuel devant le spectacle d’un Malo couvert de vomi. Le pull couvert de vomi. Je n’entends plus le téléphone, j’hallucine complètement. Je ne sais pas quoi faire, j’ai les yeux qui s’equarquillent et j’ouvre la bouche pour pousser je ne sais quel son qui ne sort pas. La dame de l’ANPe me regarde et me dit de ne pas m’inquiéter. Je finis le coup de fil, je raccroche et je m’attaque à cet enorme vomi. Il y en a partout, le pull est mort, je lui enlève, il en a dans le cou, sur les mains, la salopette, c’est un vrai carnage. Et bien sur, je n’ai plus de lingettes, puisque je les ai fini au déjeuner pour essuyer les jouets que Malo jetait sans cesse par terre. Le bavoir y passe. Je suis terriblement génée mais ca n’a l’air de perturber personne. Je demande à aller aux toilettes, j’en ai partout. Je prends congé de la dame qui a trois enfants, trois garcons et qui me regarde avec un l’air maternel, narquois et complice de celle qui est passé par la et qui sait ce que c’est, à celle dont c’est le premier bébé et qui découvre. Ca me fait sourire.
Ma situation de demandeuse d’emploi est en tous cas arrangée, Dieu merci, et je reprends la route, une chose de moins sur ma liste de l’enfer. Je monte dans le bus où je donne son gouter à malo au milieu des gens qui me regardent et je prie pour qu’il ne vomisse pas la au milieu.

De retour à la maison, je le change intégralement bien sur, et je lui donne de l’eau pour le réhydrater. Alors qu’il boit j’entends un enorme bruit et j’ai à peine le temps de le soulever pour voir les taches humides maronnasses se former sur le pyj au niveau de la couche. Je le rechange donc. Il me tarde qu’il soit au lit, propre et qu’il dorme et que je puisse aller me fumer un paquet de clopes dans la cuisine. Ce que je fais. Il est 18h, je suis vannée. J’appelle Stéphane pour lui raconter toute l’histoire. Je suis contente que cela soit fini.

A 19h30, il ne s’est toujours pas réveillé et ca m’inquiète, je rentre dans la chambre, j’allume la lumière et je subis mon je-ne-sais-pas-combientième choc visuel de la journée. Malo a vomi partout et dort dedans. Il y a en a plein dans le lit, il en a dans les oreilles, partout sur le visage, sur les cils, les doudous sont couverts de vomi. La journée n’est donc pas finie et je procède à la énième mesure d’urgence. Bébé direct sous la douche. Karcher, quatrième tenue de la journée. Lessive de drap, d’alèse, nettoyage, aérage.

40 minutes plus tard, Malo est propre comme un sou neuf, et joue dans sa chaise haute. Sa chambre est propre et s’aère. Je vais préparer une solution de réhydrataion et son diner et je lui donne. Tout va pour le mieux quand soudain, Malo vomit tout. Encore, en tres grosses quantités. Malheur.

J’ai encore du tout nettoyer. Je vais abréger ici, car c’est le moment où je comprends que Malo a vraiment une gastro-entérite, vous savez la maladie qui sert d’excuse pour le taff en cas de grosse gueule de bois. Que l’on confond souvent avec une gueule de bois d’ailleurs. A un moment, il a arrété de vomir et on a réussi à le coucher et la il dort encore. Je me suis levée 3 fois dans la nuit pour aller vérifier qu’il n’avait pas gerbé partout. Jusqu’ici tout va bien. J’appréhende la journée à venir.

Mais quelque part, tout ca j’en rirai dans quelques années. Et puis il faut se dire qu’au moins malo me fait vivre des situations improbables. Je me plaignais de m’ennuyer me voila servie !

13 octobre 2008

Intentions

En ce moment, presque chaque jour, je pense à quelque chose, un sujet, n’importe quoi, inspiré de mon quotidien ou non et je me dis, « tiens je vais en faire un post sur mon blog ». Et pourtant, vous remarquerez surement qu’il n’y a pas eu de mise à jour depuis un moment.
Mais que s’est-il donc passé ?
Et bien, tout simplement, ces beaux sujets n’ont jamais vu le jour, ils sont restés dans mon cerveau, bien au chaud et puis leur souvenir s’est effacé progressivement et mon blog n’a pas bougé.

Entre autres je voulais vous parler :

Du film Sagan que j’ai vu à la Télé, vous dire combien j’avais aimé la façon dont le personnage avait été traité, combien j’avais adoré Sylvie Testud dans son rôle et à quel point elle jouait bien et que je voulais me marier avec elle. Je voulais partager mon sentiment après avoir découvert qui était Sagan et m’être attachée à ce personnage atypique, fou et pourtant sensé d’un certaine façon. Bien que sa vision des choses soit tout de même très pessimiste ou très résignée, ou très cynique. Bref, ca je sais que je voulais en parler et éventuellement recueillir des opinions.

Des bouquins que j’ai lu il y a un moment maintenant . Le Vargas «Debout les morts», bien mais pas transcendant, avec des chouettes personnages dedans, une certaine forme de suspense mais un fin trop plate, de « la cinquième montagne » de Paulo Coehlo sur le prophète Elie, un conte historique et religieux à la sauce poétique de l’auteur et surtout de « Chasseur de Tête » de Timothy Findley, qui m’a marqué. A tel point qu’après je n’ai pas pu me mettre à lire un autre livre tellement j’étais tatouée par le bouquin et incapable de me concentrer sur autre chose. C’est surtout ca qui est hallucinant, la post-lecture du bouquin. Si, j’ai lu «Gatsby le Magnifique", mais justement je n’ai pas vraiment pu entrer dans le livre et j’ai arrêté. Enfin, j'ai fini le livre quand même, mais je n'ai plus réussi à me lancer dans un autre. Ce qui fait que j’ai maintenant une liste de bouquins à lire longue comme le bras, car –encore un sujet dont je voulais vous parler- nous sommes allés dans un vide grenier dans le quartier et avons ramené un trésor conséquent a la maison, composé essentiellement de bouquins, mais aussi d’une lampe nuage rose bonbon –hum- pour Malo, une marionnette, un porte manteau, de la sape vintage pour moi, des boites en bois, un aspirateur à main, des joints de cafetière italienne. En bouquin on a trouvé des perles. Entre autres, un bouquin de magie contre une clope, un bouquin d’interprétation des rêves à 20 cts, un bouquin de 1981 sur comment se faire des amis –et les garder- et se trouver une femme -et la garder- avec des perles dedans, comme quoi, la société a bien changé, ainsi que –et surtout- la condition des femmes et Dieu merci.

Je voulais aussi écrire a propos d’une nouvelle petite phase de revival vécue le week-end dernier, à squatter comme au bon vieux temps, à écouter du son, boire de la bière et rencontrer des gens cools. A propos du fait que ma mère est un bonne babysitter et que retourner à Besançon me permet donc aussi de souffler un peu et de sortir de mon rôle de maman et ca fait grave du bien .

Plus sombre, mais potentiellement intéressant quoique possiblement soporifique, la fameuse fin du capitalisme dont on nous bassine les oreilles depuis quelque temps, que j’annonçais depuis longtemps et dont je parlais d’ailleurs pas plus tard que samedi dernier, expliquant que comme toute civilisation, système sociétal, nous étions en pleine phase de décadence après la montée et l’apogée. C’est comme ça, c’est la vie, c’est l’histoire, c’est l’Homme. Sauf que le problème c’est que notre pouvoir de destruction de notre environnement et par extension de nous même est de plus en plus important. C’est sur que l’homme de cro magnon avec sa hache avait peu de chances de faire des trous dans la couche d’ozone ou de polluer sa rivière avec des produits chimiques. Quoique peut être que le mammouth rejetait un paquet de méthane, bien plus que le bœuf, mais bref, je digresse. Je ne sais pas trop ce qu’il va se passer. Je ne sais pas si l’intervention de l’état va tout résoudre. Rassurer les marchées, encore c’est possible, mais avec un tel endettement, une faillite de l’état n’est-elle pas plus à craindre qu’une faillite des banques. Oui et non, tout est entremêlé de toute façon. C’est la merde en tous cas, ca c’est certain. Comment un système qui manipule 50 fois plus d’argent qu’il n’en existe réellement peut-il survivre ? Sans compter qu’avec la mondialisation de l’économie, bah c’est les dominos. Tout part complètement en couille à tous les niveaux. Ca fait peur
Mais moi, à mon petit niveau, il va m’arriver quoi ?

Comme je ne sais pas, et bien j’essaie de ne pas y penser et de passer de bons moments. Ainsi ce week-end, c’était l’anniversaire de Stéphane. On a refilé Malo a des amis qui sont venus jouer à guitar hero et singstar a la maison, pendant que nous nous faisions une petite soirée seuls tous les 2. Le truc qui n’était pas arrivé depuis des millénaires. Presque.
On est allé diner à l’hôtel amour, sur la terrasse. Le cadre est très joli, la carte étrange, mais on peut y trouver son bonheur et surtout c’est délicieux. Seul hic, on nous a fait déplacer et on s’est retrouvé un peu coincés contre le mur, mais on nous a offert des couplettes de champagne en dédommagement, donc bon, l’un dans l’autre… on s’en tire pas si mal. Ah, le st estephe n’était pas terrible du tout. A éviter donc. Dommage.
Puis on a décidé de s’acheter des bières chez un épicier et d’aller fumer un spliff devant le sacré cœur. C’était sans compter que c’était le jour des vendanges de Montmartre et que les escaliers devant le sacré cœur était blindé, les pelouses aussi. Au final, c’était cool, car on a pu se poser pepère et faire ce qu’on avait à faire sans se faire emmerder par les flics, chose éminemment rare de nos jours, il faut bien le dire. Puis nous sommes redescendus chez Camille, un petit rade sympathique, bien qu’ils ne servent plus de chouffe depuis « 2ans/2 ans et demi » dixit le serveur. Oui je sais, ca fait longtemps que j’ai pas venu. On s’est enfile des mojitos, posés sur la terrasse et on s’est dit qu’il fallait absolument qu’on compare ces mojitos a ceux de la Fourmi, notre QG fut un temps quand j’habitais dans mon 18 m² dans le 9ème et qu’on venait de se rencontrer. C’était blindé et en plus, il n’avait plus de mojito. Je me suis rabattue sur un picon. Je sais pas ce que j’ai en ce moment, j’ai envie de picon. Pïcon que je me suis fait renverser par un pauvre type bourré. On a fini par renter a pieds une bière a la main, il était 2h30 et Fab nous attendait sagement à la maison en jouant seul et ivre à guitar hero. Et nous avons continué la soirée avec lui à jouer du lamb of god, du weezer, du rage et j’en passe.
Et bien, je ne sais pas si ca se perçoit comme ça, a la lecture, mais c’était une chouette soirée. Toute simple et toute bonne. Comme nous a dit un type chez Camille « alors vous êtes posés tranquille et vous kiffez, c’est ça ? » Oui, c’est ca.

Donc voila.
Un paquet de sujet dont je ne vous ai pas parlé, faute de temps, et surtout à cause du baobab que j’ai dans la main en ce moment. La langueur de l’automne, je m’enfonce peu à peu en phase d’hibernation.
Oui, ca doit être ca.

08 février 2008

All alone

Monsieur est parti à Genève. En séminaire. Pas le choix bien sûr, mais tout de même, ça tombe mal. Il est parti en me laissant seule ici, dans le froid, sans chauffage, sans eau chaude. Heureusement que nous avions fini par garder ces plaques électriques, sinon, je ne pourrais pas non plus me faire à manger. Il m’a laissé seule ici, dans ce lieu que nous ne connaissons pas encore, un lieu qui va nous devenir familier mais qui pour l’instant n’est pas encore empreint de nos marques. Sans lui, j’ère à travers les pièces, je jauge l’ambiance, le voisinage, je repère les défauts et les qualités, j’attends que ce lieu m’appartienne, mais je suis sans lui.

Pourtant j’aurais voulu faire ces premiers pas ici, en sa compagnie. Doucement nous approprier ce lieu qui va voir naitre notre petit bébé d’amour, qui va le voir grandir, qui va nous recevoir en tant que nouveaux parents. La salle de bain si petite va-t-elle être vraiment un handicap ? Et cette cuisine ou je n’arrive pas tout à caser, un véritable capharnaüm anti-pratique ? Ce balcon que je n’ai plus va-t-il me manquer cruellement, ou juste un peu, comme ça, comme une piqure de temps en temps ? Le ou la voisine qui joue du piano, dont la mélodie résonne dans toute la chambre en joue-t-elle souvent ? Les travaux qui se préparent sur la façade qui donne sur la rue vont-ils s’étendre à l’intérieur de la cour, réduisant à néant mes aspirations au calme ? Je suis seule ici avec toutes ces interrogations, sans compter celles qui concerne l’autre appartement : va-t-il retrouver un peu d’allure, allons-nous réussir à lui trouver de nouveaux locataires bientôt ? Je suis seule et ça pèse lourd.

Toutes ces questions sans réponse résonnent dans le silence de l’appartement. Je ne parle pas de toute la journée, si ce n’est pour échanger quelques phrases avec un employé de la macif ou du gaz pour essayer d’avoir un peu de chaleur ici. Le matin, je mets à chauffer une grande casserole. J’attends que l’eau soit bouillante puis je la verse dans la bassine verte, je l’amène dans la salle de bain, en vide une petite partie dans le lavabo, que je mélange avec de l’eau froide. Je me lave alors le visage. Avec le reste de l’eau, je me mets dans la douche et je me lave à l’éponge, accroupie, faisant couler quelques gouttes de cette eau bouillante sur mon corps froid. Je me délecte de ce moment et me savonne, puis je renverse le contenu de la bassine selon des positions étudiées pour rincer la mousse. Ca me rappelle Madagascar. Oui, mais je suis enceinte de plus de 6 mois et tout est soudainement trop compliqué pour moi. Or je suis seule, et n’ai pas d’épaule sur laquelle m’appuyer si ce n’est 2 fois 5 petites minutes au téléphone chaque jour.

Mon amour, tu me manques, j’ai besoin de toi.

04 décembre 2007

Du bonheur

Il y a 2 jours encore, je me préparais à vous balancer un post pompeusement nommé « de la nostalgie et de la projection ». Il y a 2 jours encore, j’étais pétrie d’inquiétudes et d’angoisses et je ne souriais guère qu’après avoir –enfin- réussi un passage difficile dans Prince of Persia 2, oui, il y a 2 jours encore c’était pas la patate.

Aujourd’hui, je me sens juste heureuse, sereine, les petits oiseaux chantent sous le ciel gris de paris, il me tarde simplement que mon petit bout d’chou arrive et en attendant, j’essaie de préparer au mieux ce moment.
Hier, c’était ma deuxième échographie. Que j’attendais avec impatience certes, mais également avec beaucoup d’appréhension, puisque c’est un moment-clé pour savoir si tout va bien ou alors si c’est l’apocalypse. IL faut dire que je suis atteinte du syndrome inverse du « ça n’arrive qu’aux autres », ce qui est bien mais pas top en terme de propension à la non-zenitude. Allongée sur la table, le ventre à l’air et enduit de gel, un oeil rivé sur l’écran et l’autre sur la tête du médecin à l’affut de n’importe quelle mimique à interpréter, ma main dans celle de mon chéri, m’extasiant sur les bouts de corps que j’apercevais et impatiente d’entendre la sentence, je me sens devenir mère. Enfin. Vraiment.
Et je commence à entrevoir cette vague d’amour dont parlent les parents, mais qui ne me parlait pas des masses. Et je l’ai laissé déferler sur mon cœur au moment où la phrase « tout va bien » a résonné dans la pièce. Ces 3 mots ont changé ma vie, j’ai senti mes chakras s’ouvrir enfin, comme je pouvais enfin respirer sans avoir peur.

Pour ceux qui se poseraient la question, on ne sait pas si c’est une petite fille ou un petit garçon, on ne voulait pas le savoir, pour garder le suspense, la surprise, le côté magique de l’inconnu. Bien sur, je ne pouvais m’empêcher d’essayer de voir, mais le médecin l’a joué beaucoup plus fine que moi en prenant garde à ne pas montrer l’endroit fatidique.
En tout cas, il (=le bébé) a l’air très mignon, des grands yeux, un petit nez, des lèvres bien dessinée… tireur de langue, suceur de pouce et attrapeur de pied émérite. Les "photos" de l’echo ne sont pas terribles, mais bon, c’est magique et je les regarde sans cesse, un sourire niais scotché sur la gueule.
Le papa aussi est sur son petit nuage, bref c’est l’amour et ca gazouille sévère

Ca fait du bien.

07 novembre 2007

J-155 (pfiou c’est long)

Bon, mon ordinateur me menace d’erreur système irrécupérable, si c’est pas triste .. !
Je n’ai pas résisté ce matin, je l’ai quand même allumé alors que normalement, je devrais réserver ses derniers souffles à sauvegarder mes données…
Mais non, au lieu de ca, je préfère écrire sur el bèbè !

Je suis allée hier voir une sage femme qui m’a fait écouté le cœur du bébé qui est donc bien en vie. Et ca fait du bien. J’ai plein de peurs et d’angoisses, faut dire que je suis allée sur des forums de femmes enceintes qui ont toutes des histoires plus horribles les unes que les autres et depuis, c’est le flip. Elles ont toutes des bides énormes, sentent le bébé bouger depuis des lustres, ont eu des deuils prénatals. La fête quoi.

Moi j’ai pris un peu de bide comme après une bonne choucroute. J’ai fait le test de « cela se voit-il que je suis enceinte ? » en allant dans le métro et personne ne m’a laissé sa place pour m’asseoir.
A priori je ne sens pas le bébé bouger. Enfin, disons que Dimanche, on a senti des trucs avec Stéphane, des petites bosses qui se formaient dans le bas ventre et moi, j’avais l’impression d’avoir des bulles de laves dans le ventre (merci Haroun Taziev pour le traumatisme), mais je n’ai pu m’empêcher de me dire que si ca se trouve, on s’est attendri sur mes intestins pendant ½ heure. Héhé.

J’ai commencé à acheter 2-3 vêtements, histoire de m’occuper et j’ai récupéré des sapes tres seventies dans le grenier de ma manman qui a gardé tous les vêtements de bébés non abrasés par des gerbouilles intempestives. Tout ça pour détourner mon attention des poussettes à 450 euros, des berceaux à 250 et tous ces trucs qui coutent la peau du cul mais qu’on finit toute par acheter parce un bébé rend un peu neuneu, il faut bien le dire. A quoi sert d’avoir fait du marketing pour tomber allégrement dans tous les pièges à la con, je vous le demande ma bonne dame !
Donc voila, tout va bien

Au prochain post, je reprends mon report du Mexique.
Et sinon, inspirée par toutes les privations que j’endure, je vous prépare une série de post sur « tous les trucs pas classes que j’ai fait et que je ne pourrai plus faire ».
En vue donc, une bonne série d’anecdotes de n’importe quoi !

30 octobre 2007

J'le dis ? J'le dis pas ?

Bon allez j’le dis.
A peu près tous les gens à qui je voulais le dire personnellement sont maintenant au courant.

Voila :

Enceinte depuis 16 semaines, bébé arrive dans 163 jours

Je l‘ai su au retour du Mexique.
Je vous rassure, j’ai fait l’écho, tout va bien.
J’ai bien dit au médecin, affolée, que j’avais été une vilaine fille pendant mon 1er mois et demi, il m’a dit que c’était pas grave, que c’était le cas de beaucoup de gens, que le principal était d’arreter maintenant, que je ne me culpabilise pas.

Je découvre depuis presque 2 mois la vie sans alcool, sans pétard. J’essaie d’arreter les clopes mais j’ai du mal. Vivement mon rdv chez le tabacologue !!

Décidement, moi qui parlait de ma vie qui ne se déroulait pas selon mes plans, ce à quoi je faisais allusion alors me parait si dérisoire maintenant… comparé à cette nouvelle vie qui s’ouvre à moi.

Je suis très heureuse, le papa aussi. Je m’ennuie beaucoup car en arret depuis 1 mois et je passerais bien direct à la case finale, mais bon en attendant, je regarde mon ventre s’arrondir et je guette un premier mouvement qui m’indiquerait qu’il/elle aura peut-etre une carrière de footballeur(euse).

24 juillet 2007

Pierre blanche


3 ans et demi aujourd’hui
Ca passe vite
Ca a failli ne pas arriver
On ne sait pas quand ça s’arrêtera
D’ailleurs c'est sûr, ça ne s’arrêtera jamais
Et c’est bon
Tant de choses, de bons souvenirs, d’épreuves, de larmes de joie et de tristesse,
Des moments d’espoir et de désespoir
Des projets
Pleins de projets
Et surtout de l’amour
Tout plein d’amour


18 juin 2007

Psycho Wedding

Quel week-end , les enfants, quel week-end !!

D’ailleurs je ne m’en suis toujours pas remise et j’ai cette impression étrange d’avoir encore 4 grammes dans chaque œil.

Quand je parle, ma voix me rappelle que j’ai crié (trop), fumé 3 paquets et que j’ai vomi. Et ouais, dans l’honneur, sur le bar et dans les chiottes. Faut pas déconner. Fallait faire honneur aux Mariés, leur offrir ma plus belle cuite depuis oula ! longtemps. La tête au dessus des chiottes ca faisait longtemps, s’endormir assise sur une chaise la clope au bec ca faisait longtemps aussi.

Si vous êtes perspicaces, les mots mariés vous ont sauté aux yeux et vous avez donc compris qu’il s’agissait d’un mariage. Oui, mais pas n’importe quel mariage ! LE mariage. Rock’n roll à souhait. Purs gens, pure ambiance, pur son, décalage assuré grâce au thème « Moustache et serre-tête », connivence complice crée immédiatement par le look inhabituel que nous conféraient ces accessoires. Sur le parvis de la mairie, la vue d’un type à moustache flanquée d’une meuf à serre-tête nous aidait à reconnaître nos futurs compagnons de fête et attirait l’attention de tous les passants, hilares.

La journée fut longue, l’alcool a commencé à couler à flot vers midi et je me suis couchée à 6h, une épreuve de force alors qu’on se fait plus tout jeune comme on dit. Mais j’ai tenu, j’ai dansé dansé dansé jusqu’au bout de la nuit au son de musiques surf, garage, psycho. On s’est fait photographié avec chouchou (un des plus beaux, bacante et rouflaquettes, costume xuly bet patte d’eph à carreaux) avec des poses assez débiles et il me tarde de voir ces photos.

Bon on a pas échappé aux relous, il en faut. En l’occurrence celui qui gagne le prix de la relou attitude c’est le proprio du lieu. Débarqué vers 4h, bourré à mort et très entreprenant, monsieur a d’abord tenté de sodomiser discrètement Franck, qui a moyen apprécié, a roulé des pelles au marié sous le regard désespéré de la mariée. J’ai également été approché, je l’ai envoyé chié. Une fois. Deux fois. Trois fois. J’ai fini par devoir le pousser en lui faisant un gros doigt parce que monsieur avait pas l’air de comprendre. Sinon, quelques verres ont été brisés. Plus d’une centaine. Plusieurs personnes se sont largement vautrés au sol, sur les tables et bien sur dans les verres, sinon comment atteindre ce record. Le lendemain, c’était Beyrouth.

Bref, un mariage fêté comme il se doit. Des rencontres très sympas et une grande révélation pour moi : danser avec des talons à 4 grammes, c’est largement jouable.

25 mai 2007

Irmat !

Aujourd’hui, c’est Vendredi et comme on le sait tous, le Vendredi c’est permis. Encore plus quand big boss n’est pas la, que le travail a en grande majorité été fait, qu’il ne reste que quelques bricoles que je laisse traîner négligemment et qu’il fait un si beau temps alors que le week-end va être pourri.

Oui, Vendredi, c’est permis et je vais donc tenter de vous écrire ce mot que je vous avais promis en date du 22 Mai.

Je cherche mais je ne sais pas vraiment comment en parler. Envie d’être pudique, de garder mon trésor juste pour moi, en même temps, besoin de laisser une trace de ce moment, de cette émotion car quoiqu’il arrive, ce moment n’existera plus jamais.
Soit nous serons heureux et nous ne revivrons pas de telle épreuve (en tous cas pas de ce type), soit ça foire et alors ça foire et je ne pense pas qu’il y a aura de nouvelle chance. Il y a des limites au masochisme et à l’obstination . J’imagine.

Bon cela dit, je penche plutôt pour la première solution.

Notre second premier baiser a eu lieu jeudi dernier, il y a une semaine. Après un long regard qui en disait long (bizarrement) , et puis j’ai senti ses lèvres sur les miennes et l’étau qui enserrait mon cœur s’est envolé.

Le lendemain, nous sommes partis en week-end au fin fond du Finistère pour le mariage de mon cousin.
Nous avons passé notre lune de miel dans les odeurs de mer, de goemont.
Dans les fougères, sur les rochers et les plages.
Dans une mairie et une église, habillés comme des princes corses au milieu de bretons élevés au chouchen.
Dans un corps de ferme à déguster du champagne et des petits fours, à sentir l’ivresse monter doucement et le bonheur simple nous envahir.
Dans la salle de bain d’une chambre d’hote à 6h du matin , la fenêtre grande ouverte pour pas que la petite vieille nous engueule parce qu’on fume à l’intérieur, en buvant des bières qui s’étaient, par miracle, installées dans mon sac à main sans que je le remarque.
Nous avons peu dormi, nous nous sommes retrouvés, je les ai retrouvé, sans malaise et sans gêne , de la façon la plus naturelle du monde.

Voila, je suis maintenant simplement heureuse, sereine. Je me laisse vivre au présent, je ne crains plus le futur et ne regrette plus le passé.

*Larme *

*Rideau *

*garçon, un double scotch sans glace*

14 mai 2007

In between dreams

Ce matin, j’étais entre mes rêves, entre celui de samedi dernier, celui d’Hauteville et celui à venir.
Ce matin dans le métro, j’ai enfin eu le courage de mettre mon casque sur la tête plutôt que d’étudier une demi-heure durant les bruits du métro et dans mes oreilles, j’ai mis Jack Johnson – In Between Dreams
Jack Johnson, je sais que ça va être la BO de mon film d’amour. De LA réconciliation. Du moment où lui et moi, on a réussi à être suffisamment adulte pour transformer le petit canard en joli cygne.

Et ce matin en écoutant Jack Johnson, j’ai eu une expérience inoubliable. Mon premier sourire spontané dans le métro, le pied qui balance, envie de chanter tout haut, de me lever et de danser autour d’un feu de joie sur la plage en écoutant ce petit son good vibes. J’ai fermé les yeux et j’y étais, j’ai ouvert les yeux et j’étais place de clichy.
Mouais bof

Oui, donc bon petit week-end. J’ai vu mon amoureux samedi soir à l’occasion de la soirée des 34 ans de 2 potes : Kryss et Mario, sur le thème Bonnie & Clyde / gangster. J’ai trouvé un chapeau de pirate et je suis devenu Johnny Gangster Depp.


Et cette soirée était excellente. Comme il fallait, un petit moment de bonheur plein de bisou sur les joues, le cou, les tempes et de caresses sur la cuisse, le visage (très chastes, quoi), des sourires complices, des tranches de rigolades. J’étais aux anges. Je le suis toujours. Cause we know we’re better together.

10 mai 2007

Le diner

Cette journée me rappelle une journée d’il y a 3 et 2 mois. C’était nos 2 mois et j’avais décidé de faire un petit dîner entrée-plat-dessert confectionné avec amour et savoir faire. Une sorte d’attrape mec. Pour dire, « on peut être rock’n’roll et une femme accomplie en même temps », et même que c’est encore plus classe que de n’être qu’une femme accomplie, ce qui est un peu ennuyeux.

Oui, ce soir, nous avons notre 2nd rdv, rien d’important, un debrief de notre 1er rdv, et puis des sujets passionnants : les impôts, l’augmentation de loyer, bref tous ces trucs super palpitants de la vie de couple qui font qu’au bout d’un moment le côté administratif de la relation prend le dessus sur les émotions simples et vraies, ces émotions d’amour qui nourrissent le sentiment d’amour. Tout ces trucs emmerdants qu’on a pas envie d’être le seul à porter . Toutes ces engueulades sur le thème « une femme n’est pas faite pour la gestion administrative. Je vois pas du tout pourquoi ce serait moi qui me taperait ces conneries, je n’ai pas vocation à porter la culotte, merci », tout ces trucs qui servent à rien et qui bouffent du temps. Du temps que l’on aurait pu passer à regarder un bon film nus sous la couette, dans les bras de l’autre, du temps que l’on aurait pu passer à aller se faire une petite ballade en longboard sur la coulée verte ou a boire une bière sur une terrasse, ou à la Foire du Trône, à se prendre un manège en pleine gueule. Ah non. Ca c’est bon, ça va aller. Bref le genre de truc qui me donnent envie d’hurler rien que d’y penser.

Bref bref bref, je suis passée hier chez Picard. Ah oui, condition sine qua non, pour faire un bon repas sans y passer 3 heures. Parce que moi ce soir j’ai une heure pour faire entrée plat dessert et me faire belle commeuh le jour (mais discrètement) et ranger mes restes de pizza-bière-nouvelle Star d’hier soir. Du boulot, quoi. Donc malgré ma fierté de cuisinière correcte, j’ai décidé de picarder. Inutile de me coller un stress supplémentaire. D’aucun sait que ça ne me réussit pas.

Donc ce soir au menu pour toi mon chéri d’amour
- timbales de carpaccio d’aubergines et tomates sur mousse de courgette
- magret de canard miel déglacé au vinaigre balsamique , sa poêlée de duo de haricots plats et ses petites pommes de terre grenaille au sel de Guérande
- la glace la laitière qui déchire tout type sorbet fruits de la passion, mousse de mangue et coulis de chépluquoi

Le tout arrosé d’un bordeaux orné d’une étiquette « Guide des Vins hachette 2007 » J’aurais préféré un Pauillac ou un St Estèphe mais mon Franprix est nul. Le seul truc bien (et encore), c’est qu’il y fait –15 et que quand on achète un pack de bière, il n’a même pas besoin de passer par la case frigo avant d’être bu, ce qui est à mon sens, non-négligeable.


Me voici donc à H-9,5 des bras de mon chéri. Entre temps une journée passionnante de commentaire de l’investissement publicitaire de l’édition musicale au 1er trimestre 2007, comparé au 1er trimestre 2006, une analyse du pourquoi du succès de l’album de Dany Brillant (burk), Michael Bublé et Dimmu Borgir, ainsi que de l’ignoble single de Tony Parker, de celui d’Avril Lavigne et d’Akon.

Une journée bien pénible avant une soirée très attendue

09 mai 2007

Arc en ciel

7 h45 : j’enfile mon manteau je dois partir, j’ai du boulot à rattraper aujourd’hui.
La clé tourne dans la porte, il est en avance !
J’ouvre la porte « Bonjour ». Sourire. Je finis mes derniers préparatifs, il pose ses affaires. Je lui dit « Au revoir, bonne journée », je le sers dans mes bras. « Tu fermes derrière moi ? »
Sensation encore présente en moi de son corps contre le mien, douceur du matin, rayon de soleil qui réchauffe mon cœur...
Quelques minutes pour une journée plus douce. Je n’aurai guère plus pour l’instant mais ça me suffit.
J’aime me désaltérer de toutes petites gorgées.
Profiter de ces riens que je ne voyais même plus.