20 novembre 2009
La naissance II (le retour)
Il est 8h34 et j’entends Malo dans la cuisine, ou dans le couloir, il est l’heure pour les hommes de partir, l’un chez la nounou, l’autre au boulot. Je sens des douleurs au ventre aussi. Je ne veux pas m’avancer parce que je n’y crois plus vraiment, ca fait 17 jours que je me dis que je vais accoucher d’un jour à l’autre et chaque journée se termine et débute sans qu’il ne se soit rien passé, alors du coup j’ai un peu l’impression que ca ne va juste jamais arriver. Mais on dirait bien une contraction. A voir si ca continue ou pas. Je décide de me lever pour aller bizouter mes hommes au moment épique et bordélique du mettage de manteau-bonnet-chaussures/sortage de l’appart par la porte sans rien oublier. Je sens une autre contraction. Je dis à Stéphane : « J’ai des contractions », comme je lui dirais que j’ai envie de pisser. Je n’y crois pas vraiment, mais je lui dis que je le tiens au courant et qu’il explique 2-3 trucs à Malo sur la route, on sait jamais, ca pourrait ne pas être une fausse alerte.
Je me remets au lit et j’attends. La douleur revient ca s’est sur, elle n’est pas très forte, mais elle revient. Je prends mon téléphone et je décide de chronométrer l’écart entre les « contractions ». 6-7 minutes environ. Quand même. Et ca continue. Je prends 2 spasfon et je décide d’attendre une heure. Je m’installe sur le canapé devant la télé et je chronomètre. Ca continue à être bien régulier. Une heure est passé et le spasfon n’a rien fait du tout. Je crois bien qu’aujourd’hui je vais aller à la maternité et qu’il est possible que j’accouche. Si ca n’est pas un faux travail fourbe qui a fait semblant que le spasfon marche pas. Je réfléchis assez vite et je me fais une to-do list des choses à faire si jamais. Arroser les plantes, manger, me laver, finir ma valise. Je m’y attaque, entre 2 contractions, qui sont plus fortes mais gérables. Toutes les 5 minutes, je retourne à mon poste avé le coussin sur le canapé et je respire bien comme j’ai appris. 40 secondes plus tard, je suis sur pied et je continue à arroser mes plantes-me laver-manger-finir ma valise en me demandant si je vais sérieusement accoucher aujourd’hui. J’appelle Stéphane aussi pour lui dire que ca continue qu’il se tienne prêt.
A 12h30, je commence à me rendre à l’évidence, il faut que j’aille à la maternité. J’ai fini mes différentes missions et j’appelle un taxi. Puis j’appelle Stéphane pour lui dire que maintenant il faut venir. Je descends ma valise entre 2 contractions, et je m’assois sur le pas de la porte d’entrée de l’immeuble pour attendre le taxi en contractant tranquillement sous le regard des passants. Le taxi arrive et je lui explique que je vais a la maternité. 2 minutes plus tard, quand il m’entend respirer avec toute l’application dont je suis capable, il me demande si c’est pour accoucher. Je lui réponds qu’il y a des chances en effet, je lui demande si ca circule il me dit oui, et pourtant on se retrouve coincé partout. Et il emprunte tous les axes blindés de la capitale. J’ai le temps de me faire 6–7 contractions dans son taxi avant d’arriver à bon port.
A l’accueil de la maternité on regarde mon visage qui tente de parler intelligiblement en respirant, la main sur le ventre et on comprend tout de suite que c’est pour un accouchement. On m’amène dans une pièce avec un lit, un bureau et on me pose des questions pour savoir comment je m’appelle et où j’en suis. On m’installe sur l’horrible lit sur lequel je glisse et on m’annonce que je suis ouverte à 2+. 2 + quoi ? 2 gros doigts, quoi. Putain il est 13h30, je contracte depuis 5h et j’en suis qu’à 2. Et ca fait de plus en plus mal tout à coup. J’attends l’infirmière pour une prise de sang pour les analyses pour la péridurale, installée dans un lit de merde, à souffrir mille morts. Puis on m’amène en salle de travail. Il est 15h. J’ai mal et je sais que je vais prendre la péridurale parce que je ne suis qu’ouverte à 2+ à peine avec ces contractions qui me déchirent déjà le ventre que même parfois j’ai du mal à respirer tout bien comme il faut et je me mets a haleter en informant les personnes autour de moi d’une voix gémissante et paniquée que j’ai mal, que j’en ai marre et que je gère plus et merde à la fin. L’infirmière est gentille, elle a 2 nattes africaines, elle me prend le visage entre les mains, pose son front sur le mien et elle me souffle : « respirez, ca va aller, détendez vous, oui, comme ca , c’est très bien » avec une voix de velours et je me calme et je me mets à respirer et j’ai moins mal et la contraction passe et j’ai envie de faire un câlin a l’infirmière. Et puis Stéphane arrive, tout beau, en costard + habit de schtroumpf, l’air décoiffé. Je lui dis que je crois que c’est pour aujourd’hui. Il a l’air heureux.
Enfin, on me dit que mes résultats sont bons et que l’anesthésiste va arriver. Sauf que j’enchaine et que même 5 minutes c’est long, très long. Elle arrive enfin, elle me dit qu’elle est interne en anesthésie. Elle est super speed, me pose mille questions, me donne mille informations a la seconde. On va faire ci et ca et vous vous mettrez comme ca et si vous sentez ca alors il faudra composer le 0867..et ca va et vous sentez votre jambe, votre pied, votre tête, votre main, votre narine droite ??! Rhaaa ta gueule connasse. Donne la drogue et casse toi, je comprends rien, j’ai mal, tu parles trop.
Enfin, l’injection se fait. J’espère que ca va marcher.
Peu à peu, la douleur est moins forte, elle quitte mon corps et ma tête se repose, mes muscles se détendent. Maintenant, il n’y a plus qu’à attendre. Ca rappelle un peu la naissance de Malo, moi et mes fils sur le pieu, Stéphane dans le fauteuil, à attendre. En parlant, en écoutant un peu de musique, tout doucement. De temps en temps, la sage femme entre, vérifie le cœur du bébé, mon col. Je passe à 5. Une interne en gynécologie demande si elle peut être la. Elle a l’air cool, je dis oui. Puis je passe à 7. Tout se déroule bien. Et puis je commence à sentir quelque chose qui pousse vers le bas. Je me souviens que quand j’avais senti ca pour Malo, 30 minutes plus tard j’avais mon bébé dans les bras. J’ai un peu peur, mais j’ai hâte. Tout se précipite donc, bientôt nous serons 4. Stéphane semble peiner à le croire. Mais ce n’est pas encore pour tout de suite. Et puis une heure plus tard, on m’installe les étriers, tout à coup la pièce est pleine. J’écarquille les yeux en voyant un homme entrer dans cette pièce remplie de femmes (hors Stéphane bien sûr) et l’infirmière me dit « comme c’est une surprise, tout le monde veut savoir si ca va être une fille ou un garçon », ca me fait sourire, je me détends, je suis prête à la poussée et hop je pousse. On s’extasie sur ma façon de pousser qui semble absolument exceptionnelle et fantastique. Je n’ai pas mal. Je sens mon corps, je me sens pousser, mais je n’ai pas mal. J’ai du appuyer une fois de trop sur le bouton, c’est pas grave, je continue. Stéphane me tient la main, pose sa main fermement derrière ma tête quand je pousse et la foule en délire m’encourage et me complimente. Et puis on me dit que le bébé est coincé et qu’on va utiliser une ventouse. J’aime pas ca. Et puis j’oublie vite car 2 minutes plus tard, je sors ce petit corps du mien et je le pose sur mon ventre. Il est tout gris et j’ai l’impression qu’il est tout petit et je prends peur et je demande s’il va bien. On me rassure mais j’ai peur quand même. Je me souvenais pas que c’était si petit. Et ce bébé ressemble à Malo. On dirait Malo. Je vis mes 2 accouchements en même temps. Et puis enfin je me demande si c’est une fille ou un garçon. Comme la dernière fois, on me dit de regarder moi-même. Je soulève ce tout petit bébé et la, je vois ce que je n’avais pas pu voir la dernière fois et pour cause : c’est une fille. Je le crie, tout le monde semble ravi. Stéphane le premier, je le vois regarder sa fille avec un amour débordant et me regarder en me disant merci avec les yeux brillants. Le temps est suspendu. On me la mets sur la peau, on la coiffe d’un bonnet ridicule et moche et on nous laisse. Tous les 3 savourer ce moment. Elsa. Elle a retrouvé un teint normal et tête. Elle tète bien. Elle a déjà les yeux grands ouverts et on se regarde.
Il ne manque que Malo. Petit Malo qui à présent a une petite sœur. Mais nous avons tout le temps. Cette vie à 4 ne fait que commencer en ce Vendredi 6 novembre 2009, 19h15.
13 novembre 2009
03 novembre 2009
J-14
Comme par exemple qu’aujourd’hui je suis à J-14 de la date d’accouchement présumé. Au même terme, Malo était déjà né depuis 11 jours. Ca fait donc déjà 11 jours que je me dis que je peux accoucher la maintenant, d’autant que c’est ce que m’avait « prédit » mon sage homme. Et puis visiblement non. Minibibou est accroché et bien accroché. Parce qu’avec la dose de stress que je me suis tapée la semaine dernière avec Malo malade, à plus de 39 de température, sans que l’on puisse mettre un nom sur ce qu’il avait, et la séance de pogo Samedi soir, sur un combo Killing in the name- Jump Around- Johnny Riot-temps de pause-Nirvana, ca aurait du un peu précipiter les choses. Mais non. Bibou est au chaud et y reste. Sauf que la ca m’ennuie. Non pas que je sois pressée. Non pas du tout. Au contraire même et c’est la le problème. Car je suis passée à l’étape « j’ai peur de tous ces changements plus qu’imminents, je ne veux pas accoucher ». Etape que je n’avais pas connu pour Malo puisqu’il était arrivé pouf comme ca sans crier garre très en avance et qui avait par conséquent été remplacée par « on m’a volé ma fin de grossesse bouhouhou ».
Oui, donc j’ai peur. Parce que la si ca se trouve, dans 3 heures, ou demain ou dans 2 jours, j’aurais un deuxième bibou dans les bras, pendu au sein, dans notre chambre, des nuits inexistantes.. Et puis mon petit Malo me manque déjà, j’ai peur de ne plus avoir de temps pour lui, de ne plus le voir assez, de passer a côté. Déjà qu’en le faisant garder chez la nounou, j’ai déjà cette impression, alors la ca va être encore pire. Alors je ne veux pas accoucher.
Et ca m’ennuie de le prendre comme ca. Parce que c’est merveilleux. Je vais rencontrer le bébé qui me pousse dans le ventre depuis tant de temps, je devrais être ravie, je l’étais et la, plus le temps passe, moins je suis impatiente. Sans compter que tout le monde me dit que je dois être bien pressée que ca arrive, que je dois trouver le temps long. Non pas du tout. Je suis très bien la, a glander en finalisant les derniers préparatifs, en dessinant le meuble-télé que je voudrais pour notre nouvel écran plat. Mais je sais, je sens que ca arrive, en même temps, c’est pas un scoop.
Voila donc l’état d’esprit dans lequel je me trouve à maximum 2 semaines de l’accouchement. C’est bizarre et j’aime pas ca.
22 octobre 2009
18 septembre 2009
La rentrée c'est nul (et ca fait deja un paquet d'années que je le dis, c'est donc immuable)
Dans l’ordre ou le désordre, peu importe :
- ce n’est plus les vacances
- je le vois bien parce que je suis à Paris, dans mon trou de 50m² à pester tous les matins contre les connasses qui descendent les escaliers anciens en bois avec leurs talons avec lesquels elles ne savent pas descendre les escaliers en bois anciens. Dans ces moments, je me précipite en bouillant de rage à la fenêtre pour voir qui est la coupable (bien que je le sache), et je me prends à rêver que j’ouvre la fenêtre et que je gueule a la concernée « Tu pourrais pas apprendre à marcher avec tes talons de merde connasse ! ». Sauf que je le gueule dans ma tête.
- je le vois bien aussi parce que le temps
- et puis Malo a commencé chez la nounou, ce qui me laisse du temps libre, mais la séparation est vraiment dure après 17 mois de H24, 7J/7, d’autant qu’apres ce sera la maternelle, l’école. Je pleurs mon bébé qui était si petit et qui devient si grand. Bref, la fin d’une ère.
- qui s’apprête a recommencer mais avec un autre bibou. Qui va naitre dans 2 mois, voire moins. Putain ca va arriver vite. J’ai hâte mais j’ai peur et puis d’abord, ca va être quoi ? une fille ou un garçon ? Et pourquoi me roue-t-il de coup a ce point ? Joie ? Appel au secours genre « laissez moi sortir, c’est affreux la dedans ! » Et comment Malo va-t-il le prendre lui qui n’a pas l’air de calculer ce que je lui dis quand je lui explique que maman a un bébé dans le ventre et pas de l’aérophagie et que bientôt, le bébé va sortir du ventre de maman et sera avec nous ? Et quand vais-je aller acheter des caisses en plastique pour trier les vetements ? ET trier les vêtements.
- et puis cette grippe A, bien que je choisisse d’essayer de ne pas céder a la panique, en ne regardant plus les infos depuis un bail, finalement, pour moi, ca reste dangereux, moi, femme enceinte, et pour mon tout petit bibou a venir, c’est dangereux aussi. Et pour mon autre bibou moins petit mais quand même, c’est pas terrible non plus.
- j’ai eu un fol espoir de toute nouvelle vie toute belle, même que j’essayais de ne pas m’emballer mais je m’étais quand même déjà méchamment emballée, et cet espoir a été déçu.
- on a choppé une gastro familiale. C’était cool.
- la nounou est bien, mais je suis jalouse et puis en plus, je la trouve pas si bien que ca finalement. Pas si fine psychologue. Je voudrais lui dire que c’est moi la maman de Malo aussi mignon soit-il et que le petit la, l’autre, c’est pas a elle de gaffer en disant devant moi que sa mère est enceinte mais de moins de 3 mois, alors qu’elle ne sait pas s’il est au courant.
- je dors mal, très mal, je fais des rêves de folie aussi, en plus de me réveiller sans réussir à me rendormir. Hier j’ai rêvé que j’avais accouché d’une petite fille de 2 ans avec une tignasse brune de ouf et de beaux yeux bleus, et que mon appart était une porcherie et qu’on retrouvait plus le « bébé » nulle part et qu’en plus, je me rendais compte que j’oubliais d’aller chercher Malo chez la nounou alors que je découvrais que mon appart était composé d’une pièce dont je n’ignorais pas l’existence mais que je n’utilisais pas. Cette nuit, j’ai rêvé que je tuais Stéphane de 3 balles dont une qui ratait la tête et que pendant que lui vacillait, je le prenais dans mes bras en lui disant que je l’aimais et on dansait jusqu'à ce qu’il meure. Je l’ai tué mais en état de légitime défense en plus. J’ai une copine qui dit que la grossesse ca rend fou. Je veux bien la croire.
- je n’arrive pas du tout à digérer l’épisode avec ma mère. C’est même pire.
- s’ensuit une réflexion sur la famille. D’autant plus difficile que je suis au moment de ma vie ou j’ai commencé a construire une famille et tout a coup, l’on pense à plein de choses qui ne nous avaient même pas encore traversées le cerveau. Pas comme ca.
- comme c’est plus les vacances, j’ai envie de me faire belle et d’aller chez le coiffeur. Mais pas de payer 200 euros et y passer 5h.
- ma vie professionnelle à venir est le plus gros point d’interrogation que j’ai jamais vu de ma vie. Impressionnant.
26 août 2009
Baby-pède
| De Vacances 2009 |
Je suis rentrée de vacances. Un bel été bien rempli malgré quelques évenements facheux, notamment avec ma mère, mais pourquoi est-ce que ca me surprend encore ? Quoique finalement mes sentiments s’apparentent plus à de la tristesse, de la deception et de la colère dans ce cas precis. Mais sinon globalement, je suis vraiment contente de mes vacances.
Malgré mon retour je n’ai pas eu envie d’ecrire. Pas grand-chose à dire. Ou plutôt pas grand-chose à écrire.
Comme je n’ai pas envie d’abandonner trop longtemps ce blog, alors je me force à écrire quelques nouvelles. Rien de bien folichon pour vous lecteurs, juste quelques nouvelles de la grosse dame et la sua famiglia.
Pleins de progrès au programme pour Malo qui a maintenant 17 mois. Il mange seul ET très proprement. Il ramasse a la cuillère ce qui tombe hors de son assiette, y compris ce qui tombe sur son bavoir.
Il marche aussi. Premiers pas le 4 Aout au parc avec Lulu, puis véritables enchainements de pas le 14 Aout et c’est officiel, mon bébé est a présent un bipède et utilise la position debout pour se déplacer. J’attendais ca avec pas mal d’impatience et je suis vraiment fière de lui et heureuse de le voir si content de ses prouesses. Cela étant, il a maintenant le front bleu… et rouge … et jaune après. Pas mal de vautres au programme et de nouveaux aménagements à faire pour nous, type acheter des coins pour certains meubles sous peine de trou dans la tête.
De mon côté je suis enceinte de 6 mois et une semaine, je suis donc grosse, mais pas trop. On a choisi de garder la surprise encore une fois et j’en suis bien contente. Je commence aussi à fatiguer un peu, d’autant que j’ai du mal a dormir. Petit bébé 2 bouge beaucoup et réclame beaucoup de sucre. J’ai donc déjà pris 9 kgs au compteur. Tant pis. La grossesse exige suffisamment de privations pour que je ne me mette pas à surveiller mon poids.
Autre nouvelle, je vais a Rock en Seine samedi voir Faith No More, The Offspring et Birdy Nam Nam. J’espère que je vais tenir le coup, mais en fait, j’en suis sure. Trop contente de vivre un festival, après le raté des Eurocks début Juillet .
Sinon, mon chéri a quelques pistes qui se dessinent pour du boulot hors de Paris et je suis pleine d’espoir. J’essaie de ne pas trop y croire, pour minimiser la déception si ca ne marche pas, mais je sais bien que j’y crois déjà. Croisons les doigts.
30 juin 2009
l'énigme résolue !
Non mais comment avez-vous pu laisser passer le fait qu'on voit Nick en arrière plan. Nick, merde ! Nick d'Amour, Gloire et Beauté. Nick qui est pas dans la merde en ce moment puisqu'accusé, à tort du meurtre de Shane, le sdf bizarroide qui est tombé amoureux de Phoebe quand elle est tombé en panne sur le bord de la route et que sa mère Taylor elle est venue a son secours alors que quand même tout le monde sait qu'elle a un problème d'alcool et que du coup, son problème plus le noir de la nuit noire, elle a écrasé Darla, la femme de Thorne, qui est morte. Et Shane il a tout vu, il s'est incrusté ni vu ni connu chez Taylor et Phoebe en faisant genre coucou je suis jardinier sauf qu'il voulait leur soutirer de l'argent sauf qu'il a pas réussi et qu'en plus il s'est fait rembarrée par Phoebe de qui il etait donc tombé amoureux. Resultat il s'est mis à la harceller. Et même que Ridge il est pas content et d'ailleurs c'est Ridge qui devrait être accusé même si en réalité il n'est pas responsable de sa mort, puisque la mort de Shane est un suicide sauf que Stephanie elle a peur que les juges ne croient pas Ridge a cause que il s'est denoncé dans le passé pour Rick, le fils de Brooke et que du coup, il a un passé avec les armes a feux, tu vois. Au regard de la justice, tu vois. Même si c'est pas vrai, hein, vous avez compris bien sur.
Même que c'est la merdasse parce que Nick, il est avec Taylor, qui ne peut plus fabriquer des enfants dans son ventre mais avec un FIV c'est possible et la FIV elle a pris tout de suite et maintenant elle est enceinte mais Nick lui et ben il est en prison et c'est pas juste. Pauvre enfant. pauvre Taylor, Pauvre Nick. Stephanie elle est méchante et Ridge il est lache et c'est scandaleux tout ca, quel suspense !
Et TOUT CA vous vous en foutez.
La prochaine fois, je viendrai vous dire que je suis enceinte, ca suscitera peut-etre plus de réactions !
29 juin 2009
08 juin 2009
Le message positif inachevé
Je préfère autant ne pas écrire que geindre. Sur le principe d’il vaut mieux être sourd que d’entendre ca. Enfin, l’inverse. En tous cas, je sais pas au niveau du sens, mais ca sonne pareil.
Toutefois chers amis, je me lance et pour faire simple, en guise d’exercice, ou de thérapie, je vais essayer d’ecarter le negatif et parler du positif. Aussi petits et insignifiants soient-ils, il existe des éléments positifs, joyeux, voire drôles (mes préférés) dans ma vie. En fait, il en existe même plein et surtout celui complètement incroyable et pas du tout insignifiant qui est le fait de partager ma vie avec mon petit bout de loupiot adoré, mon petit Malo, le petit homme qui sourit tout le temps sauf quand il hurle, qui a le regard malicieux, un vrai coquin, prêt à toutes les betises et à toutes les entreprises, mon mini-homme et son mini-corps adorable qu’il essaie de dompter pour marcher un jour, pour utiliser seul sa cuillère, pour mettre les formes carrées dans les carrés et les triangles dans les triangles, pour empiler les cubes et enfiler les anneaux sur des tiges. Mon bébé est une fripouille charmeuse qui sait ce qu’elle veut et je m’emerveille chaque jour de l’avoir à mes côtés, c’est sur. Même si parfois je l’oublie quand il choppe une casse couillite aigue version sirène hurlante ou destruction d’appartement. Mais c’est la vie. On oublie souvent les bonheurs simples et évidents pour se concentrer sur les petites merdes qui viennent nous contrarier la, à l’instant t.
Je peux aussi mentionner certaines nouvelles acquisitions, ces choses que j’achète pour combler un manque et pour faire diversion quand j’ai le vague à l’âme. Pour le coup, grâce à ca, j’ai un magnifique lampadaire dans mon salon. J’ai enfin trouvé la lampe qui éclaire bien comme il faut, que je peux mettre à l’endroit ou il a besoin d’être mis, et qui est tres tres choli. Ca a l’air de rien mais ca a changé ma vie d’avoir enfin un éclairage correct, plutôt que de passer mon temps à pester contre ses saloperies de lampes qui n’éclairent rien ou mal. Donc ca c’est formidable. Un nouveau lampadaire. Quand même. C’est pas rien, non . Oui. Ok Passons à autre chose.
Sinon, il y a aussi le fait que l’été arrive, même s’il prend son temps, l’enfoiré, mais passons. Ce fut l’occasion –attention- de m’acheter enfin ..... des sandales (ola de la foule). Je crois que j’essaie de me trouver des pompres d’été dignes de ce nom depuis toujours. Et à chaque fois, je me plante , j’achete de la merde ou du moche ou des trucs qui font mal au pied et je me retrouve invaribalement chaussée de baskets (avec chaussettes pour pas puer des pieds) alors qu’il fait 40° a l’ombre.
Et bien, voila, tout cela est terminé, cela fait partie du passé, j’ai tourné la page, car j’ai enfin trouvé the paire de sandale qui tue. Voila, c’est dit. Roxy, c’est la dernière marque qui reste qui font des trucs mettables. J’aime pas trop leur politique de prix, mais bon, je leur pardonne.
Le beau temps aidant, j’ai également l’immense honneur de vous annoncer l’éclosion de mes roses. Ce qui semble peu de choses, mais qui m’a permis de guetter chaque matin en spéculant sur la date effective d’éclosion qui a fini par arriver il y a une semaine. Donc j’ai des jolies roses, en plus des campanules, du fuchsia et des ancolies sur mes fenêtres, ce qui n’est pas de trop.
Ah heu si, ya quand même un truc vachement plus positif et surtout moins anodin, mais j’ai eu une place pour Malo en halte garderie, je peux donc l’y déposer tous les après midi de 13h30 à 17h30 et ca c’est bonnard. J’ai eu peur au début, peur de ressentir cela comme l’abandon de mon fils et puis en fait, il est ravi, moi ca me laisse du temps pour faire des choses sans enfants, ne serait-ce qu’aller faire les courses ou entrer dans un magasin et y rester le temps que je veux, voire même aller chez le médecin (youpi) (re-ola de la foule), et lui joue avec des petits copains de son âge. La dame me dit que ca se passe très bien qu’il passe de bons moments et joue bien avec les autres. C'est un peu la mascotte et il les fait bein rigoler. Que demande le peuple ? Seul hic, finalement ca ne va durer que le mois de juin, puisque la garderie ferme en juillet aout. Et cela reprendra en Septembre, sauf si j’obtiens ma place en crèche et ca je serai fixée mi-juin. Et je prie pour que oui, parce que j'ai léché des kilomètres de cul et ca mérite récompense.
[message inachevé, je le mets quand même]
18 février 2009
04 février 2009
Amor à Venise
Il m’a emmené à Venise et en plus, il m’a fait la surprise. Jusqu’au moment d’enregistrer les bagages, je suis restée dans l’ignorance de notre destination. Classe, non ?
Ca m’a demandé beaucoup de travail. Des années que je le bassine avec des weekends a l’etranger, avec les surprises que j’aimerais qu’il me fasse parce qu’en vrai j’ai 8 ans et j’aime les surprises. Je lui parlais pleine de nostalgie de notre week-end a Naples, de celui à Madrid la première année où nous nous sommes connus. C’est sur, je lui ai mis la pression, je ne suis pas une demi-chieuse, soyons honnetes. Mais il l’a fait et j’ai eu des étoiles dans les yeux, comme je l’imaginais.
J’ai vu Venise. Sous la neige. J’ai vu Venise et la ville était à nous. J’ai vu Venise , je me suis perdue dans son dédale de ruelles défiant tout sens de l’orientation, j’ai pris en photo le moindre bout de canal qui croisait mon chemin, j’ai bu ses expressos extra strong au comptoir de ses cafés désuets. J’ai vu Venise , j’ai parlé italien et j’ai beaucoup souri. A plein de gens sympathiques qui me souriaent aussi, à mon chéri qui m’a fait le plus beau des cadeaux.
J’ai vu Venise et j’ai dormi dans une chambre d’hotel qui donnait sur les canaux, juste en face d’un monument sublime et inaccessible au public, j’ai vu les Japonais dans les gondoles le matin qui mitraillaient chaque pierre. Il y en a même un qui m’a filmé alors que je fumais ma clope sur le petit balcon qui jouxtait notre chambre, et sur lequel nous étions seul au monde, dans notre petit coin de Venise à nous. Les murs de la chambre était tendu de tapisseries orangées, les lustres étaient de pure tradition vénitienne, la définition même de la verroterie, les rideaux étaient lourds et le mobilier ancien. So romantic ..
J’ai vu Venise posée sur les eaux et j’ai mangé ses poissons, grillés, frits, arrosés de bonne huile d’olive, ses fruits de mer marinés, son vin épais qui rechauffe.
Car il faisait froid quand même. Mais la lumière était magnifique et quand Dimanche, nous nous sommes réveillés sous la neige, je dois dire que c’était vraiment magique. Unique. Nous étions hors monde, ou plutôt dans un monde à part, où chaque pierre renvoie à un passé chargé d’histoire qui nous épie et j’imaginais volontiers des meurtres au poignard au cœur de la nuit, une poursuite de gondole, des hommes masqués, un affrontement dans un recoin sombre d’un canal, un cri et le bruit d’un corps qui tombe à l’eau tandis que la gondole coupable file au loin. Oui, l’imagination est fertile tard le soir au retour d’une bonne soirée.
Oui, j’ai vu Venise et c’était bien. Tellement intense qu’il me semble y avoir passé bien plus de 2 jours. Tellement magique que je me sens complètement régénérée.
21 janvier 2009
L'apocalypse selon Saint Malo
Hier matin donc, quand je me lève à 10h11, en sursaut, et que je me rends compte encore une fois que malo ne me réclame pas à manger, je me précipite dans sa chambre avec un biberon et constate qu’il ne dort pas et suce son pouce tranquille avec ses peluches dans son petit lit. Je vous epargne le passage ou Malo ne veut pas boire son biberon pour une raison que j’ignore, et ou je me bats une petite demi-heure avant de rendre les armes. Je n’aime pas ce manque d’appétit, ca ne présage rien de bon généralement. Toute rationnelle que je suis, je me dis qu’il a l’air plutôt bien, donc je décide de ne pas m’affoler. Juste m’angoisser à mort. Juste.
Cela etant, rien de spectaculaire, et je me prepare a aller dejeuner avec une amie. Je prends le dejeuner de malo dans mon sac, la poussette, le gnome et nous partons en catastrophe à notre rendez-vous. Le restaurant est blindé, bien sur, et tout de suite avec la poussette, ca devient compliqué. Sans compter qu’on attend une bonne demi-heure qu’une table poussette-friendly se libère. Malo est assis sur le bar, emboitant déjà notre pas, si jeune, et fait du charme aux serveuses. Le déjeuner se passe sans inciodent particulier. Jusqu’ici donc, tout va presque bien.
C’est après que ca se corse.
La mission post-déjeunatoire, c’est aller dans une creche faire genre j’ai vu de la lumière je suis rentrée, je veux faire garder mon fils chez vous sivouplé sivouplé, au plus vite bien sûr, et je suis très gentille donc vous allez m’aider.
Effectivement, elles ont eu l’air de me trouver tres gentille, et mon fils tres charmant et nous avons parlé des minutes durant de notre possible avenir commun, mais elles m’ont aussi bien fait comprendre qu’elles n’avaient aucun pouvoir de décision , et que tout se jouait au niveau des méchants de la mairie. Le problème c’est que les méchants de la mairie considèrent que mon statut de chomeuse – par ailleurs concomitent ET corrélé à mon statut de mère-qui-n’a-pas-eu-sa-place-en-crèche – m’ote toute priorité. Parce que les méchants de la mairie ont du mal a comprendre qu’en temps que chomeuse, oui, je souhaite re-travailler et non, sans personne pour garder mon fils, je vois difficilement comment je le ferai.
Enfin, nous sommes tous habitués à ce genre de paradoxe administratif pénible.
Je quitte de toute facon la crèche avec un large sourire qui envoie des ondes télépathiques aux deux charmantes dames du style « Je vous aime, vous allez m’aider quand même, sivouplé ». Je suis tellement partie dans ma lancée que je décide de faire une halte à la halte garderie où la dame me fait bien comprendre qu’elle pense que je peux crever la bouche ouverte.
Youpi. Que des bonnes nouvelles.
Ca m’a pris une heure, on rentre à la maison. Je couche Malo et je m’attaque à la suite de ma liste-de-choses-à-faire-…-un-jour. Il y a noté « appeler ANPE ». Ma vie est passionnante. Je cherche le numéro de l’ANPE cadres où je me suis rendue une fois en Novembre pour une super-présentation des merveilleux services offerts aux demandeurs d’emploi par notre cher gouvernement. Je dois leur faire part de mon problème qui est de ne pas avoir été convoquée chez le prestataire qui doit suivre ma recherche d’emploi. Tout un proramme. Bien sur, j’y passe 15 minutes, info introuvable, j’appelle même un fax (classique) et quand je compose enfin le bon numéro, c’est pour m’entendre dire qu’il faut que j’appelle le 39 49, le numéro des assedic donc. J’appelle ce numéro que je connais par cœur, à tel point que je sais quand appuyer sur la touche etoile, s’il faut que je tape 1 ou 2, avant même que la dame du repondeur ait prononcé les mots. Passionnante, j’vous dis.
Bien sur, le monsieur m’explique que non il ne voit rien, qu’il ne sait pas, qu’il faudrait que je me rende directement à l’A NPE en question pour voir avec eux, que non, on ne peut plus les joindre par téléphone, que j’aurais peut-etre a me deplacer plusieurs fois en fonction du niveau de compétence et de l’humeur de l’agent ANPE sur lequel je tomberai. La, j’en ai plein le cul. Je le dis au monsieur. Au final, il a pitié de moi et me donne un numéro de ligne directe de quelqu’un à l’agence ANPE. On dirait qu’il commet une haute trahison et je le remercie chaleureusement. La petite dame de la ligne directe n’était pas tres contente quand je l’ai appelé. Elle me l’a fait comprendre et moi je lui ai fait comprendre que ma situation était compliquée et de leur faute et que j’etais fatiguée et merde. Sivouplé. Le ton est devenu plus sympathique, à tel point qu’elle a même fini par s’excuser de l’incompétence de leurs services. Et puis elle s’est rendue compte qu’il me restait 1h20 pour me rendre à l’agence ANPE si je voulais essayer d’arranger la situation, car demain, on sera le 21 et demain ce sera trop tard. Choc. Oui, 1h20, pas le choix. Les bras m’en tombent, je remercie la dame et je panique. Surtout je suis enervée. Et malo dort. Je décide quand même d’y aller. Je me sens d’humeur à partir en mission aujourd’hui. Et puis il faut que je le fasse si je ne veux pas m’en vouloir.
Re-gouter dans le sac, poussette, gnome sous le bars, bus.
J’arrive à temps et on me recoit. De nouveau, je tombe sur quelqu’un de sympathique. Ca fait 4 fois aujourd’hui, j’ai vraiment de la chance. Une suite de chances/hasards qui m’a mené à être la dans cette agence ANPE in extremis avant d’avoir d’autres problèmes.
Tout se passe au mieux, on arrive à rattraper la situation, je suis au téléphone avec une dame de l’agence prestataire avec qui je prends rendez vous quand je sens une forte odeur assez bizarre. Je me souviens que je me dis que Malo a du me remplir sa couche, mais bien, au milieu de l’agence ANPE et que vraiment je n’avais pas besoin de ca. L’odeur est vraiment très forte et je finis par me retourner alors que j’entends dans le combiné la voix de l’assistante qui m’explique le contenu de la réunion et la, je subis un gros choc visuel devant le spectacle d’un Malo couvert de vomi. Le pull couvert de vomi. Je n’entends plus le téléphone, j’hallucine complètement. Je ne sais pas quoi faire, j’ai les yeux qui s’equarquillent et j’ouvre la bouche pour pousser je ne sais quel son qui ne sort pas. La dame de l’ANPe me regarde et me dit de ne pas m’inquiéter. Je finis le coup de fil, je raccroche et je m’attaque à cet enorme vomi. Il y en a partout, le pull est mort, je lui enlève, il en a dans le cou, sur les mains, la salopette, c’est un vrai carnage. Et bien sur, je n’ai plus de lingettes, puisque je les ai fini au déjeuner pour essuyer les jouets que Malo jetait sans cesse par terre. Le bavoir y passe. Je suis terriblement génée mais ca n’a l’air de perturber personne. Je demande à aller aux toilettes, j’en ai partout. Je prends congé de la dame qui a trois enfants, trois garcons et qui me regarde avec un l’air maternel, narquois et complice de celle qui est passé par la et qui sait ce que c’est, à celle dont c’est le premier bébé et qui découvre. Ca me fait sourire.
Ma situation de demandeuse d’emploi est en tous cas arrangée, Dieu merci, et je reprends la route, une chose de moins sur ma liste de l’enfer. Je monte dans le bus où je donne son gouter à malo au milieu des gens qui me regardent et je prie pour qu’il ne vomisse pas la au milieu.
De retour à la maison, je le change intégralement bien sur, et je lui donne de l’eau pour le réhydrater. Alors qu’il boit j’entends un enorme bruit et j’ai à peine le temps de le soulever pour voir les taches humides maronnasses se former sur le pyj au niveau de la couche. Je le rechange donc. Il me tarde qu’il soit au lit, propre et qu’il dorme et que je puisse aller me fumer un paquet de clopes dans la cuisine. Ce que je fais. Il est 18h, je suis vannée. J’appelle Stéphane pour lui raconter toute l’histoire. Je suis contente que cela soit fini.
A 19h30, il ne s’est toujours pas réveillé et ca m’inquiète, je rentre dans la chambre, j’allume la lumière et je subis mon je-ne-sais-pas-combientième choc visuel de la journée. Malo a vomi partout et dort dedans. Il y a en a plein dans le lit, il en a dans les oreilles, partout sur le visage, sur les cils, les doudous sont couverts de vomi. La journée n’est donc pas finie et je procède à la énième mesure d’urgence. Bébé direct sous la douche. Karcher, quatrième tenue de la journée. Lessive de drap, d’alèse, nettoyage, aérage.
40 minutes plus tard, Malo est propre comme un sou neuf, et joue dans sa chaise haute. Sa chambre est propre et s’aère. Je vais préparer une solution de réhydrataion et son diner et je lui donne. Tout va pour le mieux quand soudain, Malo vomit tout. Encore, en tres grosses quantités. Malheur.
J’ai encore du tout nettoyer. Je vais abréger ici, car c’est le moment où je comprends que Malo a vraiment une gastro-entérite, vous savez la maladie qui sert d’excuse pour le taff en cas de grosse gueule de bois. Que l’on confond souvent avec une gueule de bois d’ailleurs. A un moment, il a arrété de vomir et on a réussi à le coucher et la il dort encore. Je me suis levée 3 fois dans la nuit pour aller vérifier qu’il n’avait pas gerbé partout. Jusqu’ici tout va bien. J’appréhende la journée à venir.
Mais quelque part, tout ca j’en rirai dans quelques années. Et puis il faut se dire qu’au moins malo me fait vivre des situations improbables. Je me plaignais de m’ennuyer me voila servie !
15 janvier 2009
Paranoïa
La porte de la pédiatre s’ouvre, c’est à mon tour. Je pose mes 30000 sapes sur le fauteuil, je m’assois maladroitement et je fais tomber les bonnets au passage. Elle doit se dire que je suis bourrée. J’explique que malo se gratte l’oreille et hurle quand il mange et qu’il ne fait plus de sieste et qu’il est quand même bien casse couilles. Elle regarde malo qui esquisse de larges sourires, puis me regarde. C’est sur elle pense que j’affabule. Ou pire qu’il est adorable mais que comme je suis une mauvaise mère, il est insupportable avec moi.
Elle me demande, rapport aux hurlements quand il mange, si on a pu le bruler avec de la nourriture. Je reflechis, je dis que je pense que non. Je reponds en hesitant car je pense qu’on ne peut jamais etre sure. Elle me regarde d’un air de dire que je n’ai pas l’air tres au courant de ce qui se passe dans la vie de mon fils et que si je suis incapable de repondre a sa question, c’est bien que je me fous de savoir si sa nourriture est à temperature correcte. Au moment où je lui dis que je ne peux pas etre certaine de ne pas être en cause, car je ne suis pas la seule à lui donner à manger puisque que son père le fait aussi , je comprends que je viens de commettre une autre erreur. Je sens qu'elle se dit qu'en plus, j'essaie de me dédouaner et rejeter la faute sur ce pauvre père qui n'a rien demandé. Une mauvaise mère qui en plus n'assume pas, quoi.
Elle l’osculte et lui trouve donc une pharyngite due, soit a un virus, soit à une brulure que nous lui aurions infligée. Nous parents indignes. Elle souligne qu’il va tres tres bien et qu’il est adorable. Elle sous-entend donc que je mens. Que je suis hypocondriaque, voire que je m’ennuie et que je meuble mes journées à aller chez les medecins ou autre, et ce egalement dans le but de leur faire perdre leur précieux temps. Ou bien -de nouveau- la 2ème théorie de la mauvaise mere qui s’occupe mal de son fils qui est par conséquent malheureux comme les pierres, et passe sa journée à hurler son désespoir.
Je la regarde interloquée. Mon fils n’a rien, c’est bizarre que se passe-t-il. Je reste suspendue dans le temps à reflechir. Elle me regarde et me dit que je devrais le rhabiller d’un air concerné. Blam, encore un attaque pro-mauvaise mère. A l'évidence, je me fous de savoir que mon fils est à poil sur la table a langer et heureusement qu’elle me rappelle à l’ordre, sinon, c’est certain, comme je suis bourrée, menteuse et piètre maman, je l’aurais ramené nu comme un ver à la maison. Voire je l’aurais oublié sur la table à langer du pédiatre.
Je passe à cette histoire de rythme. Mais pourquoi ne fait-il plus de sieste. Interrogatoire. Comment il se lève à 10h ! Ah mais il suit votre rythme. Sous-entendu j’ai 18 ans et je dors jusque 12h forcant mon fils a resté prostré dans son lit, le ventre vide. Heu non, madame, je suis levée avant lui. Coup d’œil. Qui me dit « ouais, c’est ca , t’as vu, t’as un piercing dans le nez, t’es sapée comme une hippie, coiffée comme une hippie, tu fais et tu dis n’imp depuis le debut de la consultation, et tu crois que je vais te croire. Droguée, va.»
Ignorant les attaques de mon adversaire, j’enchaine sur cette histoire comme quoi c’est pas le bon âge pour Malo pour commencer à se faire garder, parait-il, rapport à l’angoisse de la separation, qui se produit à peu pres à cette epoque la. Regard navré. Ah oui, ma bonne dame, c’est bien vrai. Je lis dans ses yeux qu’elle me demande à quoi je m’attendais. Comme si j’allais pouvoir me debarrasser de mon fils aussi facilement.
La consultation est terminée –dieu merci- et elle me raccompagne à la porte et devant mon air perdu, elle me dit « ca va ? vous n’allez pas craquer ? » Je la regarde et je comprends qu’elle pense que je suis au point de rupture. Alcoolique, droguée, mère incapable, inattentive, voire même nocive, sous la pression des pleurs, je vais sans doute craquer et elle lira un terrible fait divers dans la presse, bientôt, dans quelques jours. C’est sur.
Quand je suis partie, je l’ai entendu au téléphone. Je suis sure qu’elle appelait la DASS.
12 janvier 2009
La résurrection
Je me souviens qu’on a gagné au trivial Pursuit et qu’on a bien mangé et que les copains ont eu l’air d’apprécier en tout cas le curry malgache et la petite terrine du terroir armagnac-noisettes . Que mon gateau au chocolat au beurre salé était trop cuit, mais qu’on lui a quand même fait un sort, avec de la chantilly et de la glace à la vanille.
Je me souviens avoir beaucoup parlé avec une amie à qui je n’avais pas parlé depuis longtemps, je me souviens que ca a fait du bien . Au cœur. A pleins de choses.
Bref, une soirée rondement menée et très sympathique, qui a duré 1h30 encore apres que nos invités soient partis. Toujours terminer une bonne soirée par une séance de refaisage de monde. Toujours.
Et donc, quand je me suis reveillé le lendemain à 11h car stéphane avait eu la bonté de se lever pour donner à manger à la bête et aller faire quelques courses chez le primeur pour ma seance de confections de purées et compotes de la semaine, j’avais un peu mal à la tête et j’etais fatiguée, voire totalement embrumée. Je me suis levée et mon mal de crâne s’est amplifié presque immédiatement. Je suis allée dans la cuisine, j’ai commencé à sentir une debut d’envie de vomir m’envahir. Doliprane, absorption d’une banane (remède miracle personnel anti-gerbe).
Gerbe. Je suis la (ou presque) devant mes carottes. J’ai mis de l’eau dans l’autocuiseur et j’essaie de ne pas me couper un doigt, ma spécialité du moment. Mon état est bof. Très bof. Mais je n’ai pas le choix, il faut que je lutte et que je survive et que je fasse cuire ces putains de carottes.
Re-gerbe. Absorption d’une seconde banane. Douche. Je passe une bonne vingtaine de minutes sous la douche chaude et je sens que je me régénère. Quand je sors de la douche, je suis littéralement ressucitée. Il est 12h20 et je suis sortie en moins d’1h20 d’un etat qui pomettait de pouvoir dégénerer serieuseument au cours de la journée, voire même me terrasser. Et puis non. Je n’avais pas le choix. Il y avait Malo et les purées. Stéphane qui, s’etant levé tot , avait aussi besoin de dormir. Il fallait que je ressucite. Et je l’ai fait. De l’utilité de l’experience pour le resolution d’etat critiques consécutifs à une soirée de beuverie en un temps eclair et du miracle de la resurection quand-on-a-pas-le-choix-parce-qu’on-a-un-bébé.
09 janvier 2009
2008 est morte ! Vive 2009 !
2008.
Qu’ai-je fait en 2008 ? Est-ce une année qui ne sert à rien, comme certaines années, ou alors une année pleine d’événements, de tournants. Deuxième réponse en ce qui me concerne bien sûr. J’avais d’ailleurs lu que 2008 est une année-tournant dans l’astrologie chinoise. Le passage d’un cycle de 12 années à un autre.
Je dois dire que je commence à me dire qu’il y a peut-être des choses intéressantes à creuser dans l’astrologie chinoise. Outre le fait que je suis chèvre en Chine, je n’y connais strictement rien et c’est peut-être une erreur.
Bref, assez de considérations introductives, et commencons le bilan/résumé de cette longue année
Janvier : on cherche un appartement activement. Très activement. Trop activement. Je suis enceinte de presque 6 mois et je cours Paris de visites d’appartement petits et chers en visites d’appartement moins chers et pourris dans Paris. Jusqu’Issy Les Moulineaux. Il y en a quand même 1 ou 2 qui nous plaisent mais la liste des prétendants est longue et nous passons à côté.
Le 17 Janvier, je visite un appartement qui est pas mal et sur lequel je saute parce que si l’on a pas trouvé d’ici la fin du mois, nous sommes condamnés à rester dans notre 2 pièces sur un boulevard et ca c’est totalement hors de question.
Le 25 janvier on emménage. Déménagement infernal. Long. Et puis quand j’appelle GDF pour mettre le gaz pour le chauffage et l’eau chaude, j’apprends qu’il faut que j’attende une semaine. Finalement, c’est 10 jours que je passerai dans le froid de Janvier à faire chauffer de l’eau dans une grosse casserole pour pouvoir me laver à l’éponge et à la bassine, frissonnant dans mon bac de douche. Enceinte de 6 mois donc.
Février : ca s’installe progressivement et je déballe. Encore. Toujours. Stéphane a commencé son nouveau taff et il travaille comme un fou et loin. Je ne le vois quasiment pas. On cherche un locataire pour notre ancien appartement dont on n’a donné le préavis que le jour de la signature du bail pour le nouveau, et dont on paye le loyer en plus en attendant de trouver un repreneur. C’est l’enfer. Je fais la navette entre ici et la bas quasiment tous les jours. Je suis enceinte de 7 mois, épuisée et angoissée au possible de ne pas réussir à régler cette affaire d’appartement de merde. On finit par trouver in extremis à la fin du mois et c’est un immense soulagement.
Mars : j’essaie de terminer en hâte mes cours de sophrologie pour la préparation à l’accouchement. Je vais bientôt entrer dans le dernier mois et je peux accoucher d’un moment à l’autre. En théorie car rien ne semble l’annoncer. Physiquement parlant. A part ces contractions bizarres, absolument indolores qui reviennent souvent. J’occupe mes journées à compléter mes achats pour la naissance du petit bébé dans mon ventre, qui n’a encore aucun prenom puisque je ne sais même pas si c’est une fille ou un garcon.
Et puis le 16 mars je me précipite à l’hôpital. Je ne sens plus le bébé bouger et j’ai peur. On m’osculte, me garde pour la nuit, malgré mes protestations et la, chose étrange, mes contractions commencent à devenir douloureuses vers 1h du matin. Une nuit de souffrance vient à bout de mon refus de la péridurale. J’ai mal, je suis fatiguée et pas sortie de l’auberge, car la progression est plutôt lente. Quand Stéphane arrive vers 11h, la douleur m’a quitté et nous commençons une phase d’attente qui prendra fin à 20h35, soit 20h de travail ( !) avec la naissance du petit bébé, qui s’avère être un petit mec et que l’on appelle Malo.
Ainsi commence la rencontre avec Malo. Les nuits inexistantes, la vie en continu, la fatigue, la peur de mal faire et l’amour incoyable qui nous submerge. J’apprends à m’occuper de ce tout petit d’homme qui a l’air si petit, si fragile, si dépendant de moi.
Au passage, je fête mes 29 ans le lendemain de la naissance. Ca passe inaperçu. Normal.
Avril – Mai : les jours, les semaines passent, je deviens maman, mais Malo n’est pas facile, j’en bave. En plus, je l’allaite, ce qui est épuisant, même si c’est une expérience formidable. On découvre qu’il a une hernie et on doit le faire opérer début Juin. Malgré le fait que l’opération soit bénigne et courante, je ne peux m’empêcher d’avoir peur que quelque chose tourne mal. Je découvre à quel point ce bébé est la chose la plus importante dans ma vie. Pour toujours. Toujours je voudrai le mieux pour lui, toujours je m’inquièterai. Et je ne pourrai pas lutter. Parce que c’est comme ca. Ca ne s’explique pas. C’est.
Juin : Malo se fait opérer et tout se passe au mieux. Il commence à faire ses nuits et devient calme. Débute alors une période de 3 mois de sérénité. Malo ne pleure plus, s’éveille, grandit, mange bien, fait ses nuits, suce son pouce, découvre son environnement. Je le sèvre pour ses 3 mois et il passe au lait artificiel et Stéphane devient tout à coup apte à le nourrir. Ca fait du bien. En plus, on le déménage dans sa chambre et l’on redécouvre un bout de vie à 2 une fois Malo couché. Ca fait du bien.
Juillet : départ en vacances autour du 20. En train. Galère mais bon. Une semaine les 3 à Hauteville en Normandie ou Malo entretient de longues discussions avec les feuilles des arbres et découvre la mer. Froide. Puis passage éclair à Poitiers chez la mère de Stéphane puis chez la mienne à Besançon.
Aout : retour à Paris. On achève l’été dans les parcs parisiens. Je connais le quartier par cœur. Je sors Malo en poussette tous les jours et on marche.
Septembre : Malo a 6 mois, ce n’est déjà plus un petit bébé. Il babille, saisit des objets, se retourne, rit aux éclats et mange des légumes et des compotes que je confectionne amoureusement. On commence les bébés nageurs et Malo semble adorer.
J’arrive enfin à me faire licencier de mon ancien taff. Je deviens officiellement chômeuse et je vais toucher des assedics. Avant que cela disparaisse.
Octobre- Novembre : mois de démarches administratives rapport, entre autres, à mon licenciement. Malo perce les 2 dents du bas le jour des 32 ans de son papa. Il commence à réclamer beaucoup plus d’attention. Et puis on ne peut plus le laisser seul sur son tapis car il arrive à se balader dans le salon grâce à des rotations diverses.
De mon côté je commence à péter un câble à cause de mon inactivité et de la routine qui s’installe. J’ai pleins de missions à accomplir mais je suis comme paralysée par l’ampleur de la tache. En plus, l’hiver est rude. Moche. Et ca n’aide vraiment pas à broyer du rose.
Décembre : Malo choppe une laryngite suivie d’une bronchite asthmatique puis se traine un rhume tout le mois. Il en profite pour faire pleins de progrès : il rampe façon commando, se tient assis, répète des babababa et se met à manger solide . Fini les biberons, monsieur pense qu’il est suffisamment grand pour en terminer avec ces trucs de bébé. A mon grand désespoir. Les premières vacances de noël approche et Stéphane, Malo et moi on fait notre première sortie en famille chez Toy’s’r’us et on achète les premiers cadeaux de noël du petit. Noel se passe très bien. Dans ma famille. Malo est très excité par ses nouveaux jouets et semble ravi. Il perce 2 dents, les incisives du haut mais externes, façon vampire, le 24 décembre.
On passe un 31 plutôt excellent avec Stéphane qui a pris quelques vacances qui font du bien à tout le monde. Diner en amoureux. Champagne. St Estèphe.
Une nouvelle année commence . 2009 de son p’tit nom. 2009 qui promet aussi d’être mouvementée. Je dis : 2009 année du neuf ! car il a y plein de choses qui doivent changer cette année. Je ne vous dis pas lesquelles, car après cela pourrait ressembler à une liste de résolutions et parait-il que les résolutions sont faites pour ne pas être tenues.
Or pour le coup, il est hors de question que ce soit le cas.
30 septembre 2008
Petite pensée comme ça
Je ne te dis pas ca de manière condescendante ou comme pour te dire de te dépêcher d’être grand pour pouvoir comprendre plein de choses. Non, surtout pas, ne sois pas pressé. Car je comprends peut-être des choses que tu ne comprends pas, mais toi, mon chéri, tu comprends des choses que moi je ne comprends plus.
Et je le regrette.
26 septembre 2008
La découverte de la frustration
De lui, de moi, de son environnement, de ses propres limites.
Malo a l’évidence voudrait s’asseoir, se mettre debout, courir, marcher, faire des galipettes, lire du Proust et jouer à Guitar Hero.
Mais Malo pour l’instant ce qu’il sait faire c’est :
- Se retourner du ventre sur le dos ET du dos sur le ventre (la combinaison des deux pouvant donner un roulé boulé)
- Se tenir à peu près assis quand on le tient
- Rire
- Sourire
- Faire des sons. Beaucoup de sons. Mais rien de foncièrement intelligible
- Tenir ses pieds quand il est sur le dos
- Manger des purées de fruits et de légumes
- Faire des abdos sur un plan incliné
- Regarder intensément des jouets, les attraper et les manger
Donc même si c’est déjà pas mal, on est loin du compte.
Et petit Malo est frustré ! Oui ! Déjà ! Le pauvre il est pas rendu, mais ca je préfère pas lui expliquer encore. Alors je l’encourage. On s’organise des squats sur le lit de papa et maman avec pliens de jouets et on joue. Sinon, de toute façon il me pète les couilles.
Oui, parce qu’en ce moment, il est également entrain de découvrir que je ne fais pas partie de lui et que dans ces conditions, si je disparais dans la cuisine avec une pile d’assiettes, il y a quand même de fortes probabilités que je ne revienne jamais. Ca c’est ce qu’il croit. Alors il hurle le petit. Donc je passe beaucoup de temps avec lui pour préserver un volume sonore « raisonnable » et j’en suis ravie. Je le stimule et il a l’air aux anges. Il pousse des petits cris de joie qui me font fondre, il rit aux éclats et sourit, comme si le sourire était son mot préféré. J’espère que c’est un indicateur de bonheur car si c’est le cas, Dieu ce qu’il a l’air heureux et rien ne pourrait moi en ce moment me rendre plus heureuse aussi.
Après toutes ces émotions que je viens de vous transmettre de par le plus profond de mon être, et que quelque part ca me gêne toute cette dégoulinance d’amour, je vous propose de créer une diversion et de terminer sur du rire
Mon oncle : « Tu l’appelles « mon p’tit chat » malo ? »
Vous savez, il vaut mieux entendre ca qu’être sourd.
Parait-il.
24 septembre 2008
Demi-anniversaire
Une demi-année en tant que maman, une demi-année à m’occuper d’un petit être, croisement de moi-même et de mon chéri bien-aimé, une demi-année à aimer quelqu’un qui l’année dernière encore n’existait pas, pas même dans mon imagination.
Un truc incroyable, c’est moi qui vous le dit.
Une vie complètement changée, des projets en pagaille, le privilège d’avoir toujours quelqu’un a faire passer avant soi.
Quand je repense à la petite bestiole d’à peine 46 cms et 2,6 kgs que je tenais dans mes bras, aujourd’hui, une bonne bête de 65 cms pour 7,8 kg. 3 fois plus lourd dans mes bras, 20 fois plus agitée, expressif. Une interaction qui est apparue progressivement pour devenir aujourd’hui une sorte de dialogue constant entre ce petit être non doué de parole qui cherche à me dire pleins de choses, qui en exprime autant qu’il peut avec son regard, ses bras, ses jambes, ses rires et ses sourires. Ses cris, ses pleurs, ses hurlements (n’ayons pas peur des mots). Il en a déjà tellement appris, il en apprend un peu plus chaque jour. C’est fascinant.
Et puis, il faut quand même parler de cet amour incroyable qui surgit de nulle part. Une émotion inimaginable avant d’être ressentie. Je suis amoureuse de 2 hommes, dont un à vie (n’oublions pas les chiffres alarmants sur la longévité du couple). Je n’ai jamais ressenti amour aussi inconditionnel, aussi évidemment immortel. Cela ne fait que 6 mois, mais je ne me souviens même plus comment ca fait de ne pas le ressentir !
Donc oui, pour répondre à votre question, celle que tout le monde me pose, oui ca change la vie. Mais pas forcément dans le sens ou vous l’entendez car je sors toujours, je vois des amis, mon chéri bien-aimé et moi, on arrive a faire des trucs, avec de l’organisation. Bon ok, j’ai souvent une poussette greffée aux bras, un biberon, une compote et une couche dans mon sac, l’ouïe la plus fine du monde pour repérer les pleurs d’enfant, je maitrise admirablement le secouage de toute sorte de jouets qui bruissent, grelottent et parlent en chantant, ainsi que le coupage d’ongles sur mineur remuant de moins de 1 an, j’ai 7 kgs en trop et je sais faire des purées de fruits et de légumes bio maison. Mais je suis toujours moi, avec quelques supers pouvoirs en plus.
Petite retrospective en image du Loulou
A la naissance
A 1 mois
A 2 mois
A 3 mois
A 4 mois
A 5 mois
A 6 mois [to be released soon once my hardrive is able to host all the pictures I took for one month]
04 septembre 2008
Un jour comme les autres
Et puis en fait finalement non.
Je m’explique
Ca a commencé cette nuit avec une insomnie jusque 4h du matin. A 1h quand cheri se couchait épuisé, je petais la forme, l’horreur.
Je me suis forcée a me coucher et ben je me suis retournée dans mon pieu pendant 2h30. C’était lourd.
Et puis ce matin du coup, je me suis forcée a me lever définitivement à 11h pour que ce soit pas la même chose ce soir. Alors déjà, je suis fatiguée, de mauvais poil d’avoir du me faire violence pour me lever.
En plus, vous avez sans doute remarqué mais il fait un temps de merde depuis maintenant beaucoup trop longtemps.
Sans compter qu’aujourd’hui, malo est de mauvais poil et pleure.
Cette grisaille + la fatigue + malo qui pleure = pétage de plombs, déprime, rien envie de faire alors que l’ennui mortel s’abat sur moi
Donc finalement, j’arrive à prendre mon courage à 2 mains et je le sors en poussette vu que du fait de cette météo, je ne l’ai pas sorti depuis samedi, attendant chaque jour que le prochain soit meilleur.
Donc, je sors avec la poussette. Je peste contre les gens qui ne me laissent pas passer, je sens que ca va pas bien moi, c’est pas bon signe de pester toute seule dans la rue et d’avoir de furieuses envies de mettre le frein de la poussette et d’aller casser la gueule à des pauvres gens qui ne sont coupables que de ne pas m’avoir déroulé le tapis rouge.
J’arrive au parc, Malo est adorable, regarde partout, joue, souris. Ouf !
Je lui donne son biberon et la le vent se lève, il a écarquillé les yeux, puis les a refermé et il a subitement respiré un grand coup par le nez comme s’il sortait d’une période d’apnée, et puis il a ri.
Malo aime le vent.
Après le biberon je le repose dans sa poussette et la, je le vois redresser le dos et rester assis dans la poussette tout seul au moins 1 minute.
Voila, encore un développement.
Bien sur, en bonne mère que je suis, j’ai halluciné, j’ai mitraillé de photo et ca l’a fait beaucoup rire.
Donc finalement cette journée est merveilleuse.
Vous inquiétez pas, un jour vous aussi vous comprendrez..

