07 janvier 2009

Mon pays

De retour du Grand est, la ou il fait vraiment froid, du type en dessous de zero et où il neige (sauf bien sur juste au moment de Noël), je me sens inspirée pour vous parler de mon pays.

Toujours partir d’un endroit pour l’apprécier vraiment.

Quand je retourne au pays, j’enlève mon habit de parisienne, vite, vite parce qu’il semble soudainement ridicule. Surfait. Egocentrique. J’arrête de demander aux gens en guise d’amorce de discussion ce qu’ils font dans la vie. On s’en fout. On parle c’est tout. De différents sujets. On se moque d’où se situe la personne sur une échelle sociale, on ne cherche pas à la définir par son métier. C’est tellement secondaire.

Mon pays, c’est un pays de hippie. Il s’en dégage une atmosphère de simplicité. La ville est peuplée d’étudiants, on respire la jeunesse à chaque coin de rue. Il existe une légèreté dans mon pays qui fait cruellement défaut ici, à Paris, ou même ailleurs. Chez moi, c’est roots et ca se sent tout de suite.


Mon pays est aussi un pays de terroir, donc un pays riche en délices gastronomiques. Version camapgne.

La saucisse morteau, la saucisse de Montbéliard à manger avec des pommes de terre recouvertes de cancoillote chaude ou une tartiflette. Ou une boite chaude.
Le Comté au gout subtil de noisette, le Morbier, et surtout le Mont d’Or, qui coule, qui se mange à la cuillère ou bien qui se fait chauffer au four piqué d’ail et agrémenté d’un bon vin du Jura.

Parlons-en du vin du Jura ! Méconnu on ne sait pas trop pourquoi ! Le Savagnin, le vin jaune, le vin de paille, ou un simple Arbois chardonnay. Son odeur étrange, sucrée, bien qu’il ne le soit pas, son gout de noix… Cela fait des années que je demande à mon père de m’en offrir une caisse, un bon rollet tradition, mélange de chardonnay et de savagnin, beaucoup de savagnin, le vin ultime pour le foie gras, ou, de façon plus surprenante, avec les huitres, tout simplement.


Mon pays, c’est un endroit que l’on peut appeler mon pays. C’est un pays de terre, de nature, de forêts, de collines et de rivières, de villages pittoresques, c’est un pays de froid ou l’on aime à se tenir chaud. Ce n’est pas un pays d’argent, d’apparence et de représentation. Chez moi, on plonge ses mains dans la terre, on met des bottes, des grosses écharpes, des bonnets improbables, des gants tres epais, on ramasse des champignons en forêt, on fait du ski de fond, on se baigne en rivières dans des coins auxquels on accède en prenant de petites routes, en passant sous des barbelés et en traversant des champs, souvent occupés.


Oui, mon pays je l’aime. J’aime y retourner, rencontrer de nouvelles personnes, tellement différentes de celles que j’ai l’habitude de rencontrer ici, manger et revenir à Paris avec un trésor, pour une soirée franc-comtoise à venir.

Je ne pourrais pas y vivre. Je finirai par le trouver petit, étriqué, ennuyeux, et trop froid surtout, pluvieux. Je le chéris de loin, et je m’y replonge parfois, pour mon plus grand bonheur. Je me fais des piqures de comté de morbier et de mont d’or, de vin d’arbois et de poulet aux morilles et au vin jaune. Je bois de la kro avec un bouchon qui se referme et de la Jenlain, je me met un foulard dans les cheveux et je me fous de savoir quel accessoire va sublimer ma tenue, de savoir si ma chemise est repassée et si mes cheveux sont souples et brillants.

Mon pays a laissé en moi la marque de la simplicité et de la spontanéité. Bien sur, j’ai été pervertie depuis, je ne suis plus simple du tout et ma spontanéité s’est bridée. Mais c’est la et ca ressort parfois, pour mon plus grand bonheur.

17 décembre 2008

Back en vie(rtuel)

Et bien voila il est temps, je refais surface.
Je tiens à dédicacer cette réapparition à feu mon ordi, aux Assedic, à mon indécision, à ces batards d’UPS et ces enfoirés de Dell. Bon ok, mon ordinateur il en jette. Il est beau, vert écolo et argent mat, il est grand et celui la il est léger, c’est un vrai ordinateur « portable » au sens « portable » du terme, bien évidemment.
Oui, mais UPS, ils ont un chauffeur menteur et Dell, des salopes de télévendeuses qui sont capables de te raccrocher au nez en te disant de te calmer avant de rappeler. Genre je suis son mec aussi, non ?

Cela dit, tout vient à point à qui sait attendre et je ne sais pas attendre.
Donc j’ai vécu en ermite pendant 4 semaines. Ma vie sociale divisée par 2, un paris utile au lieu de Mappy, un annuaire en guise de pages jaunes, et des dépliants publicitaires à la place des spams.
Aucune commande redoute, vertbaudet, pixmania.
Le néant.

Alors j’ai lu. Les 2 premiers tomes de Millenium et un autre bouquin fabuleux que je recommande « L’ami Butler » de Jérôme Lafargue. Je ferai peut-être un petit topic « littéraire » ou je vous en parlerai plus en détail.

Et sinon, j’ai un loulou malade. Loulou qui au passage fête ses 9 mois aujourd’hui, soit autant de temps dedans que dehors. Enfin, en théorie. Donc je suis cloitrée depuis une semaine.
Loulou, qui malgré sa laryngite bronchite asthmatique au bord de la bronchiolite que même que je lui donne de la ventoline dans un inhalateur grand comme mon bras, fait plein de progrès. Et il serait temps car il est un peu en retard par rapport aux moyennes, moyenne dont on se bat la race évidemment, mais pas tout a fait quand même, tempérament anxieux oblige. Donc, il rampe en poussant sur ses gras, façon militaire. Et très rapide. Trop rapide. Il y eut nécessité de revoir entièrement la disposition des choses dans l’appartement et de ne rien mettre à moins d’1 m du sol. Enfin, en théorie, car Malo adore plonger les doigts dans la terre de mes plantes, et moi je ne sais pas quoi en faire. Il tourneboule, adore jouer a se donner des vertiges en secouant la tête de droite à gauche et en me regardant en attendant que je le fasse à mon tour. Il ne veut plus aucun biberon, je suis obligée de lui donner du solide et j’ai donc investi dans une chaise haute dans laquelle il adore squatter et qu’il l’a aidé pour enfin réussir à se tenir assis une minute d’affilée.

Le départ pour Noel se fera dans 2 jours, ce qui me laissera peu de temps pour mes retrouvailles avec la vraie vie d’Internet. Mais j’avais quand même envie d’écrire quelques mots.

05 novembre 2008

Time for Hope

Je n’aime pas trop m’épancher sur la politique ici, c’est plutôt un débat que j’évite, car je sombre vite dans l’énervement voire l’agressivité, surtout en ce qui concerne certains hommes politiques de certains pays d’un certain bord – hum hum- qui seraient entrain de foutre la merde totale en termes de géopolitique mondiale.

Pourtant aujourd’hui, il s’est passé quelque chose que je ne peux pas passer sous silence. Peut-être qu’on vient enfin de prendre le tournant. Non, on l’a pris c’est sûr, mais le résultat va-t-il suivre ? Seul l’avenir nous le dira, mais je pense que pour une fois, le meilleur choix a été fait et je suis ravie que le nouveau président du monde soit Barak Obama. Vraiment. Heureuse de savoir que Bush va sombrer dans l’Histoire. Surtout quand l’on sait la place qu’il va y prendre : un président de merde qui quitte ses fonctions en laissant derrière lui des guerres, une crise économique sans précédent et qui ne peux plus mettre les pieds nulle part sans se faire huer par le peuple qui l’a élu. Pas de cervelle, pas de cœur, pas de courage. C’est même McCain qui l’avait dit à l’époque en 2000.

Pauvre McCain. En fait, il me fait de la peine en fait.
C’est l’histoire d’un type qui a tenté de rester intègre, honnête, qui a même failli quitter les Républicains un temps, qui détestait Bush mais qui, pour devenir Président, a cru qu’il fallait être Bush. Il s’est trompé, mais faire machine arrière est impossible. Il a perdu. Voila.
Et tant mieux. Le temps est venu pour que le changement s’opère. Et j’espère que nous ne serons pas déçus.


La seule chose que je ne m’explique pas, c’est comment se fait-il que 80% des Français soutiennent Obama alors qu’ils ont élu un Bush ?

03 novembre 2008

Bas

Je ne me sens pas tres bien en ce moment. Je ressasse, je m'adonne à la mélancolie, la douce mélancolie, celle qui tourmente le coeur de vaguelettes , qui l'emporte parfois au fond de la gorge, derrière les yeux, cette petite musique triste du hasard de la vie.
Les problèmes s'accumulent, les sentiments négatifs aussi.
Le retour de l'existentialisme. Encore.
Je devrais m'en douter. Il ne m'a jamais quitté. Il ne part jamais loin.
Et puis l'ennui, mon plus grand ennemi, celui qui me dit que ma vie est inutile, que je ne la controle pas, que je suis trop faible, trop lache pour avoir le courage de la vivre vraiment cette putain de vie. Oui, l'ennui est la, il prend racine et me paralyse.

Mais ca va passer. Ca passe toujours. Non ?
Il suffit d'attendre et à cette mauvaise passe succedera d'autres phases plus rejouissantes.
C'est toujours comme ça.
Ca finit toujours par passer.

Il faut que ca passe.
Il faut que je patiente la tête haute, les idées claires et prête à saisir les opportunités qui relanceront la girouette dans une autre direction. .
Ca va passer.

En attendant, une séance de larme sur Counting Crows, c'est bon.

21 octobre 2008

Anecdote

En ce moment, je repense souvent à plein de petites ou grandes choses qui me sont arrivées dans le passé. Mine de rien il s’est passé un paquet de chose, depuis que j’ai 16 ans, c'est-à-dire du coup, maintenant depuis 13 ans. Oui, il a le temps de s’en passer des choses surtout quand on a la bougeotte, l’envie et la motivation, qu’on aime s’amuser, courir le monde, rencontrer des gens etc. Quand on est ouvert, quand on savoure la liberté.

Bref, ceci me donne l’occasion de déclarer ouvert la série « anecdotes du passé ». Nom pourri certes, mais pas envie de réfléchir, appelons un chat un chat.

On est en Juillet ou en Aout 1997. J’ai 18 ans et je vis une folle histoire d’amour. Avec la Bavière, les Allemands aux cheveux longs, la bière et le rock. J’y vais de temps en temps. Je prends un train qui prend des plombes, qui s’arrête par Bale, Bale ou je suis obligée de traverser toute la ville pour aller à une autre gare où je dois désespérément tenter de m’exprimer en allemand, puis qui s’arrête à toutes les petites gares de la Bavière. Et quand j’arrive enfin, je sais que ca y est : c’est party time.

Cette année la, entre autres, on est allé à un festival sur une journée. En Allemagne, à l’époque, il y a déjà plein de festivals. Plus d’un par semaine. A l’affiche de ce festival : Marylin Manson, Fantastischen Vier , Metallica et d’autres noms qui se sont perdus dans les méandres de ma mémoire.
En arrivant, il est évident que le public est venu voir Metallica. Ce qui n’a rien de surprenant. Sauf qu’en Allemagne, le public de Métallica, c'est-à-dire le public métal est haut en couleur. Très folklorique. Respect de la tradition du gilet en jean sans manches couverts de patch, de clous et surtout JAMAIS passé à la machine bien que portés TOUS les jours. D’où cette charmante couleur caractéristique de beige-caca d’oie-un peu bleuâtre. Respect également de la coupe de cheveux longs derrière-courts devant. De la tradition des poils sur le visage et du jean moulant. Voire du cuir moulant. Voire du cuir moulant avec des lacets sur le côté. Respect de la tradition alcoolique.
Bref, ca fait un spectacle plutôt sympa au final quand on a le sens de l’humour et le respect du passé.
Cela dit Metallica passe en dernier. Avant ca il y a toute une journée de concert. Dont Marylin Manson. A l’époque où des folles rumeurs couraient à propos de décapitations de chiots, enlèvement de côte pour auto suçage et diverses autres perversions un peu flippantes. A l’époque on ne savait pas si ces rumeurs étaient fausses ou pas, ce qui conférait au monsieur une aura que je qualifierais d’effrayante. Je me souviens qu’il portait un corset et des bas resilles, qu’il était tout blanc et qu’en fait, il me foutait un peu les boules. Ambiance super glauque. Mais je suis contente de l’avoir vécu. Surtout maintenant qu’on sait que Marylin Manson est un pur produit marketing.
On passe donc la journée à picoler, à fumer des spliffs, à écouter du son. Normal. Classique, pour un festival.
Les metalleux, eux se mettent la tête au Jim Beam, il y a un stand juste la. Ca pue la mort. Ils sont de plus en plus faits, c’est sur. A les voir affalés au sol à rigoler grassement.
Et puis, quand Metallica arrive enfin sur scène, il est 22h.
Et la, c’est le drame. A peu près la moitié des métalleux reste au sol, dormant du sommeil de l’homme qui a trop bu. L’autre moitié tient péniblement debout et secoue la tête. Juste la tête. Ah si, il bouge également leur bras pour amener leur verre à leur bouche. Mais voila c’est tout. Nous on est en forme, et tout cas plus qu’eux et on profite du concert et du spectacle carrément comique de ces fans qui garderont toujours en tête le non-souvenir d’un concert de Metallica.

17 octobre 2008

Rock is never dead

Aujourd’hui j’ai envie de parler musique. De vous livrer mon traditionnel monologue sur mon parcours musical, monologue dont j’ai su vous préserver jusqu'à maintenant. Mais en ce moment, je vis de nouveau un truc fort avec la musique. Le rock’n roll en particulier, je retrouve les sensations de la béatitude musicale et je danse dans mon salon sur des riffs de guitare en faisant du playback.

Il n’y a pas longtemps, avec un pote, on a dit « Rock is never dead ». C’est vrai. On a cru pourtant que le rock était entrain de mourir, qu’il allait mourir. Je me souviens il y a 4 ans on disait encore ca. Et puis c’est revenu. Et en fait, ca fait du bien. Car moi aussi, j’avais abandonné le rock, qui fut pourtant mes premières amoures il y a de ca 13 ans, alors que je découvrais en même temps les Beastie Boys, Smashing Pumpkins et Cypress Hill. Pas très rock tout ca me direz-vous. Oui, mais c’est ce qui a lancé ma période grunge. From Seattle. Nirvana, Pearl Jam, Soundgarden, Alice in Chains, Lemonheads, Bush. J’adorais les Smashing, Green Day, Dog eat Dog j’écoutais Offspring (que j’ai renié dès que c’est devenu connu, on est ado ou on l’est pas). Je me défoulais sur Rage. J’ai découvert la fusion, les trucs un peu plus métal, Sepultura, Biohazard et puis aussi un peu d’indus, (Tool, NIN). Parallèlement j’écoutais un peu de hip hop, Cypress Hill en particulier, De la Soul, Busta Rhymes, sans oublier le hip hop français, au top de sa forme a l’époque (NTM, IAM, 2 Bal 2 Neg, la FF et j’en passe). Et puis du big beat aussi, c’est la période de Fatboy slim, Propellerheads. Tout ca. Un bon truc de vacances.

A 18 ans, je me mets à écouter du neo-métal. Le premier Korn, le premier Deftones, le premier Limp Bizkit, Incubus. Je kiffe ma race dans mon 9 m² à faire de l’air guitar et a sauter dans tous les sens. C’était bien. Mais sans le savoir, je me dirige déjà vers un autre style musical : l’électro. On me met entre les mains du krush, du shadow. On m’emmène voir Herbaliser à la Laiterie en 1997, je découvre le label Ninja Tune. L’abstract hip hop, le trip hop, l’electro jazz, l’electro hip hop. Le label Warp, les beats epurés bien tranchants, les trucs super dark à pas ecouter quand on est déprimé. J’adore. Je deviens une vraie folle de musique, je passe la majeure partie de mon temps à investiguer , découvrir, écouter de nouvelles choses, en reperant les noms des labels, les noms des producteurs. Je commence à vivre musique. Je m’y connais vachement, la preuve quand je parle musique, personne ne comprend rien. Quelque part, je m’en délecte. Je me sens érudite. Mais je suis frustrée car je voudrais tout connaitre et je me rends compte que c’est impossible.

La je fais des stages en maison de disque, je fais connaissance avec une autre scène hip hop. Le hip hop new yorkais, underground, les labels anticon, mush, def jux. C’est un vrai moment de découverte car je n’avais pas idée que ce type de hip hop la existait. Les instrus hyper electro, les beats lancinants, les voix dissonantes (ou pas d’ailleurs). Cela dit, je commence à m’essouffler, à être moins avide , j’ai un mur de cédés a la maison, mais je ne les connais pas tous, et il y a en a pleins que je connais très peu. Encore aujourd’hui j’ai pas mal de cédés qui sont encore sous blister. Ma passion pour la musique s’estompe, petit à petit. C’est perturbant car c’est comme perde une grosse partie de moi. Ce qui me définissait. Ce qui me motivait. Ma vie se trouve privée de mon activité principale. Déstabilisant.

Par à-coup, je me remets à écouter mes « vieux trucs de grunge » comme je les appelle. Surtout quand on a picolé. Classique. Et en fait, je n’écoute presque plus que ca. Mes vieux trucs. Mais aussi de nouvelles choses. Mon frère m’a fait découvrir ce qu’on appelle le stoner, donc. Qui pour moi et d’après ce que j’en ai entendu est un mélange de grunge type Alice in Chains avec un son plus lourd, plus gras, plus puissant, plus métal, quoi. En particulier, j’ai découvert Down, qui est le nouveau Pantera, la suite du groupe après l’assassinat du guitariste sur scène (rock’n roll !). J’ai adoré. Et puis on m’a rendu mon disque d’At the drive in. Et puis je réécoute Rage. Et puis aussi Type O Négative, car grâce à mon frère (décidément, merci Guillaume !) j’ai retrouvé le titre de l’album que j’écoutais et du morceau que j’adorais. Bref, pleins de choses oubliées qui remontent et qui font du bien, qui réinsufflent une énergie que j’avais perdue et qui me manquait !

13 octobre 2008

Intentions

En ce moment, presque chaque jour, je pense à quelque chose, un sujet, n’importe quoi, inspiré de mon quotidien ou non et je me dis, « tiens je vais en faire un post sur mon blog ». Et pourtant, vous remarquerez surement qu’il n’y a pas eu de mise à jour depuis un moment.
Mais que s’est-il donc passé ?
Et bien, tout simplement, ces beaux sujets n’ont jamais vu le jour, ils sont restés dans mon cerveau, bien au chaud et puis leur souvenir s’est effacé progressivement et mon blog n’a pas bougé.

Entre autres je voulais vous parler :

Du film Sagan que j’ai vu à la Télé, vous dire combien j’avais aimé la façon dont le personnage avait été traité, combien j’avais adoré Sylvie Testud dans son rôle et à quel point elle jouait bien et que je voulais me marier avec elle. Je voulais partager mon sentiment après avoir découvert qui était Sagan et m’être attachée à ce personnage atypique, fou et pourtant sensé d’un certaine façon. Bien que sa vision des choses soit tout de même très pessimiste ou très résignée, ou très cynique. Bref, ca je sais que je voulais en parler et éventuellement recueillir des opinions.

Des bouquins que j’ai lu il y a un moment maintenant . Le Vargas «Debout les morts», bien mais pas transcendant, avec des chouettes personnages dedans, une certaine forme de suspense mais un fin trop plate, de « la cinquième montagne » de Paulo Coehlo sur le prophète Elie, un conte historique et religieux à la sauce poétique de l’auteur et surtout de « Chasseur de Tête » de Timothy Findley, qui m’a marqué. A tel point qu’après je n’ai pas pu me mettre à lire un autre livre tellement j’étais tatouée par le bouquin et incapable de me concentrer sur autre chose. C’est surtout ca qui est hallucinant, la post-lecture du bouquin. Si, j’ai lu «Gatsby le Magnifique", mais justement je n’ai pas vraiment pu entrer dans le livre et j’ai arrêté. Enfin, j'ai fini le livre quand même, mais je n'ai plus réussi à me lancer dans un autre. Ce qui fait que j’ai maintenant une liste de bouquins à lire longue comme le bras, car –encore un sujet dont je voulais vous parler- nous sommes allés dans un vide grenier dans le quartier et avons ramené un trésor conséquent a la maison, composé essentiellement de bouquins, mais aussi d’une lampe nuage rose bonbon –hum- pour Malo, une marionnette, un porte manteau, de la sape vintage pour moi, des boites en bois, un aspirateur à main, des joints de cafetière italienne. En bouquin on a trouvé des perles. Entre autres, un bouquin de magie contre une clope, un bouquin d’interprétation des rêves à 20 cts, un bouquin de 1981 sur comment se faire des amis –et les garder- et se trouver une femme -et la garder- avec des perles dedans, comme quoi, la société a bien changé, ainsi que –et surtout- la condition des femmes et Dieu merci.

Je voulais aussi écrire a propos d’une nouvelle petite phase de revival vécue le week-end dernier, à squatter comme au bon vieux temps, à écouter du son, boire de la bière et rencontrer des gens cools. A propos du fait que ma mère est un bonne babysitter et que retourner à Besançon me permet donc aussi de souffler un peu et de sortir de mon rôle de maman et ca fait grave du bien .

Plus sombre, mais potentiellement intéressant quoique possiblement soporifique, la fameuse fin du capitalisme dont on nous bassine les oreilles depuis quelque temps, que j’annonçais depuis longtemps et dont je parlais d’ailleurs pas plus tard que samedi dernier, expliquant que comme toute civilisation, système sociétal, nous étions en pleine phase de décadence après la montée et l’apogée. C’est comme ça, c’est la vie, c’est l’histoire, c’est l’Homme. Sauf que le problème c’est que notre pouvoir de destruction de notre environnement et par extension de nous même est de plus en plus important. C’est sur que l’homme de cro magnon avec sa hache avait peu de chances de faire des trous dans la couche d’ozone ou de polluer sa rivière avec des produits chimiques. Quoique peut être que le mammouth rejetait un paquet de méthane, bien plus que le bœuf, mais bref, je digresse. Je ne sais pas trop ce qu’il va se passer. Je ne sais pas si l’intervention de l’état va tout résoudre. Rassurer les marchées, encore c’est possible, mais avec un tel endettement, une faillite de l’état n’est-elle pas plus à craindre qu’une faillite des banques. Oui et non, tout est entremêlé de toute façon. C’est la merde en tous cas, ca c’est certain. Comment un système qui manipule 50 fois plus d’argent qu’il n’en existe réellement peut-il survivre ? Sans compter qu’avec la mondialisation de l’économie, bah c’est les dominos. Tout part complètement en couille à tous les niveaux. Ca fait peur
Mais moi, à mon petit niveau, il va m’arriver quoi ?

Comme je ne sais pas, et bien j’essaie de ne pas y penser et de passer de bons moments. Ainsi ce week-end, c’était l’anniversaire de Stéphane. On a refilé Malo a des amis qui sont venus jouer à guitar hero et singstar a la maison, pendant que nous nous faisions une petite soirée seuls tous les 2. Le truc qui n’était pas arrivé depuis des millénaires. Presque.
On est allé diner à l’hôtel amour, sur la terrasse. Le cadre est très joli, la carte étrange, mais on peut y trouver son bonheur et surtout c’est délicieux. Seul hic, on nous a fait déplacer et on s’est retrouvé un peu coincés contre le mur, mais on nous a offert des couplettes de champagne en dédommagement, donc bon, l’un dans l’autre… on s’en tire pas si mal. Ah, le st estephe n’était pas terrible du tout. A éviter donc. Dommage.
Puis on a décidé de s’acheter des bières chez un épicier et d’aller fumer un spliff devant le sacré cœur. C’était sans compter que c’était le jour des vendanges de Montmartre et que les escaliers devant le sacré cœur était blindé, les pelouses aussi. Au final, c’était cool, car on a pu se poser pepère et faire ce qu’on avait à faire sans se faire emmerder par les flics, chose éminemment rare de nos jours, il faut bien le dire. Puis nous sommes redescendus chez Camille, un petit rade sympathique, bien qu’ils ne servent plus de chouffe depuis « 2ans/2 ans et demi » dixit le serveur. Oui je sais, ca fait longtemps que j’ai pas venu. On s’est enfile des mojitos, posés sur la terrasse et on s’est dit qu’il fallait absolument qu’on compare ces mojitos a ceux de la Fourmi, notre QG fut un temps quand j’habitais dans mon 18 m² dans le 9ème et qu’on venait de se rencontrer. C’était blindé et en plus, il n’avait plus de mojito. Je me suis rabattue sur un picon. Je sais pas ce que j’ai en ce moment, j’ai envie de picon. Pïcon que je me suis fait renverser par un pauvre type bourré. On a fini par renter a pieds une bière a la main, il était 2h30 et Fab nous attendait sagement à la maison en jouant seul et ivre à guitar hero. Et nous avons continué la soirée avec lui à jouer du lamb of god, du weezer, du rage et j’en passe.
Et bien, je ne sais pas si ca se perçoit comme ça, a la lecture, mais c’était une chouette soirée. Toute simple et toute bonne. Comme nous a dit un type chez Camille « alors vous êtes posés tranquille et vous kiffez, c’est ça ? » Oui, c’est ca.

Donc voila.
Un paquet de sujet dont je ne vous ai pas parlé, faute de temps, et surtout à cause du baobab que j’ai dans la main en ce moment. La langueur de l’automne, je m’enfonce peu à peu en phase d’hibernation.
Oui, ca doit être ca.

30 septembre 2008

Petite pensée comme ça

Tu comprendras quand tu seras grand.
Je ne te dis pas ca de manière condescendante ou comme pour te dire de te dépêcher d’être grand pour pouvoir comprendre plein de choses. Non, surtout pas, ne sois pas pressé. Car je comprends peut-être des choses que tu ne comprends pas, mais toi, mon chéri, tu comprends des choses que moi je ne comprends plus.
Et je le regrette.

26 septembre 2008

La découverte de la frustration

Malo a donc 6 mois et Malo est de plus en plus conscient.
De lui, de moi, de son environnement, de ses propres limites.

Malo a l’évidence voudrait s’asseoir, se mettre debout, courir, marcher, faire des galipettes, lire du Proust et jouer à Guitar Hero.

Mais Malo pour l’instant ce qu’il sait faire c’est :
- Se retourner du ventre sur le dos ET du dos sur le ventre (la combinaison des deux pouvant donner un roulé boulé)
- Se tenir à peu près assis quand on le tient
- Rire
- Sourire
- Faire des sons. Beaucoup de sons. Mais rien de foncièrement intelligible
- Tenir ses pieds quand il est sur le dos
- Manger des purées de fruits et de légumes
- Faire des abdos sur un plan incliné
- Regarder intensément des jouets, les attraper et les manger

Donc même si c’est déjà pas mal, on est loin du compte.


Et petit Malo est frustré ! Oui ! Déjà ! Le pauvre il est pas rendu, mais ca je préfère pas lui expliquer encore. Alors je l’encourage. On s’organise des squats sur le lit de papa et maman avec pliens de jouets et on joue. Sinon, de toute façon il me pète les couilles.
Oui, parce qu’en ce moment, il est également entrain de découvrir que je ne fais pas partie de lui et que dans ces conditions, si je disparais dans la cuisine avec une pile d’assiettes, il y a quand même de fortes probabilités que je ne revienne jamais. Ca c’est ce qu’il croit. Alors il hurle le petit. Donc je passe beaucoup de temps avec lui pour préserver un volume sonore « raisonnable » et j’en suis ravie. Je le stimule et il a l’air aux anges. Il pousse des petits cris de joie qui me font fondre, il rit aux éclats et sourit, comme si le sourire était son mot préféré. J’espère que c’est un indicateur de bonheur car si c’est le cas, Dieu ce qu’il a l’air heureux et rien ne pourrait moi en ce moment me rendre plus heureuse aussi.

Après toutes ces émotions que je viens de vous transmettre de par le plus profond de mon être, et que quelque part ca me gêne toute cette dégoulinance d’amour, je vous propose de créer une diversion et de terminer sur du rire

Mon oncle : « Tu l’appelles « mon p’tit chat » malo ? »


Vous savez, il vaut mieux entendre ca qu’être sourd.

Parait-il.

24 septembre 2008

Demi-anniversaire

Quel meilleur moment pour faire le bilan que les 6 mois de mon petit Malo d’amour ? Je vous le demande.

Une demi-année en tant que maman, une demi-année à m’occuper d’un petit être, croisement de moi-même et de mon chéri bien-aimé, une demi-année à aimer quelqu’un qui l’année dernière encore n’existait pas, pas même dans mon imagination.
Un truc incroyable, c’est moi qui vous le dit.
Une vie complètement changée, des projets en pagaille, le privilège d’avoir toujours quelqu’un a faire passer avant soi.

Quand je repense à la petite bestiole d’à peine 46 cms et 2,6 kgs que je tenais dans mes bras, aujourd’hui, une bonne bête de 65 cms pour 7,8 kg. 3 fois plus lourd dans mes bras, 20 fois plus agitée, expressif. Une interaction qui est apparue progressivement pour devenir aujourd’hui une sorte de dialogue constant entre ce petit être non doué de parole qui cherche à me dire pleins de choses, qui en exprime autant qu’il peut avec son regard, ses bras, ses jambes, ses rires et ses sourires. Ses cris, ses pleurs, ses hurlements (n’ayons pas peur des mots). Il en a déjà tellement appris, il en apprend un peu plus chaque jour. C’est fascinant.

Et puis, il faut quand même parler de cet amour incroyable qui surgit de nulle part. Une émotion inimaginable avant d’être ressentie. Je suis amoureuse de 2 hommes, dont un à vie (n’oublions pas les chiffres alarmants sur la longévité du couple). Je n’ai jamais ressenti amour aussi inconditionnel, aussi évidemment immortel. Cela ne fait que 6 mois, mais je ne me souviens même plus comment ca fait de ne pas le ressentir !

Donc oui, pour répondre à votre question, celle que tout le monde me pose, oui ca change la vie. Mais pas forcément dans le sens ou vous l’entendez car je sors toujours, je vois des amis, mon chéri bien-aimé et moi, on arrive a faire des trucs, avec de l’organisation. Bon ok, j’ai souvent une poussette greffée aux bras, un biberon, une compote et une couche dans mon sac, l’ouïe la plus fine du monde pour repérer les pleurs d’enfant, je maitrise admirablement le secouage de toute sorte de jouets qui bruissent, grelottent et parlent en chantant, ainsi que le coupage d’ongles sur mineur remuant de moins de 1 an, j’ai 7 kgs en trop et je sais faire des purées de fruits et de légumes bio maison. Mais je suis toujours moi, avec quelques supers pouvoirs en plus.

Petite retrospective en image du Loulou


A la naissance


A 1 mois



A 2 mois


A 3 mois


A 4 mois


A 5 mois

A 6 mois [to be released soon once my hardrive is able to host all the pictures I took for one month]

11 septembre 2008

Relooking et coiffeur digital

Alors mon blog aussi il a eu envie de se payer une nouvelle tête et comme le coiffeur pour blog, c'est gratuit, j'ai pas dit non.

Vous en pensez quoi ?

Je suis dubitative..

08 septembre 2008

La question à 1 300 balles

Est-ce que être une femme, c'est se delester de 194 euros pour rester enfermée 6h45 dans un salon de coiffure alors qu'en plus, il fait beau dehors, et s'en foutre ? voire même s'en réjouir ?

Si c'est ca, je prefère rester un homme

Heu.. une femme sans coupe.

Ah et pis merde, j'y comprends rien.

05 septembre 2008

Septembre

Il est beau mon fils bis

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais j’ai tendance à beaucoup plus écrire quand ca ne va pas. Peut-etre que déprimer m’inspire. Je cogite tellement dans ces moments-la que je fais des phrases dans ma tête, j’écris mon histoire, je me raconte mes angoisses. J’essaie d’en rire aussi. Alors parfois les phrases sont drôles. Mais je les oublie bien sûr sinon, ca ne serait pas vraiment drôle.
Et puis finalement, quand je me décide à écrire, je raconte un truc sans grand intérêt littéraire en soi.

Aujourd’hui je n’ai pas la grande forme et j’ai décidé d’accuser le temps, la rentrée. D’aussi loin que je me souvienne, le mois de septembre ca n’a jamais été une grande période de réjouissance . Fin de l’été, début d’un cycle, rentrée des classes ou du boulot. Même le soleil se retire pour laisser place aux nuages, à la pluie. Aux températures bizarres, oscillant entre froid et moite. Bref, cette conjonction entraine une sorte de déprime inévitable.

Ici, je m’angoisse sur mon avenir professionnel, sur la façon dont je vais pouvoir faire garder Malo, sur mes kilos de grossesse qui ne veulent pas partir sauf si je m’affame. Sauf que m’affamer ca n’est pas une bonne idée. Ca influe également sur le moral et par rapport à Malo, je ne peux pas me permettre de faiblesse physique. Il faut que je sois la pour lui. A chaque moment. Toujours. A vie.

Aujourd’hui c’est particulièrement dur car j’ai enchainé 2 nuits d’insomnies. Mercredi endormie 4h (jeudi donc), ca je vous l’ai dit, et hier rebelotte, je me suis endormie peu après que le réveil de mon chéri ait sonné à 6h15 (ce matin donc). Bon ce qui est cool c’est que j’ai vu un Hollywood Story excellent sur Hugh Hefner.
Donc ce matin c’était vraiment dur.
Et aujourd’hui aussi par extension.

Et puis aussi je me suis attelé au dossier crèche et ca j’en parlemême pas, parce que ca c’est un vrai problème qui me déprime.

Alors finalement, j’ai pris mon courage à 2 mains et j’ai fait du rangement, du ménage. C’est bien parfois. C’est une source de satisfaction immédiate. Tu t’affaires 30 minutes, tu te retournes et tout est propre. C’est joli, ca repose l’esprit.

J’ai donc décidé de me faire un week-end détente et plaisir en famille, avec le(s) chéri(s). Aussi je vais chez le coiffeur. Je sais, c’est futile, mais je ne supporte pas ma tête en ce moment, ce qui n’arrange rien.

Je vous dirai Lundi si ca marche et je vous souhaite un bon week-end également.

04 septembre 2008

Un jour comme les autres

Il est beau mon fils


Au départ aujourd’hui c’était une journée de merde.
Et puis en fait finalement non.
Je m’explique

Ca a commencé cette nuit avec une insomnie jusque 4h du matin. A 1h quand cheri se couchait épuisé, je petais la forme, l’horreur.

Je me suis forcée a me coucher et ben je me suis retournée dans mon pieu pendant 2h30. C’était lourd.
Et puis ce matin du coup, je me suis forcée a me lever définitivement à 11h pour que ce soit pas la même chose ce soir. Alors déjà, je suis fatiguée, de mauvais poil d’avoir du me faire violence pour me lever.
En plus, vous avez sans doute remarqué mais il fait un temps de merde depuis maintenant beaucoup trop longtemps.
Sans compter qu’aujourd’hui, malo est de mauvais poil et pleure.
Cette grisaille + la fatigue + malo qui pleure = pétage de plombs, déprime, rien envie de faire alors que l’ennui mortel s’abat sur moi


Voyez ma gueule on capte tout de suite que j'ai eu un mauvais debut de journée et que finalement, ca va


Donc finalement, j’arrive à prendre mon courage à 2 mains et je le sors en poussette vu que du fait de cette météo, je ne l’ai pas sorti depuis samedi, attendant chaque jour que le prochain soit meilleur.

Donc, je sors avec la poussette. Je peste contre les gens qui ne me laissent pas passer, je sens que ca va pas bien moi, c’est pas bon signe de pester toute seule dans la rue et d’avoir de furieuses envies de mettre le frein de la poussette et d’aller casser la gueule à des pauvres gens qui ne sont coupables que de ne pas m’avoir déroulé le tapis rouge.

J’arrive au parc, Malo est adorable, regarde partout, joue, souris. Ouf !
Je lui donne son biberon et la le vent se lève, il a écarquillé les yeux, puis les a refermé et il a subitement respiré un grand coup par le nez comme s’il sortait d’une période d’apnée, et puis il a ri.


Malo aime le vent.




Après le biberon je le repose dans sa poussette et la, je le vois redresser le dos et rester assis dans la poussette tout seul au moins 1 minute.
Voila, encore un développement.
Bien sur, en bonne mère que je suis, j’ai halluciné, j’ai mitraillé de photo et ca l’a fait beaucoup rire.




Donc finalement cette journée est merveilleuse.
Vous inquiétez pas, un jour vous aussi vous comprendrez..

Summertime

















02 septembre 2008

A la découverte de l'artichaut poivrade..




Laissez moi vous parler aujourd’hui de ce grand inconnu : l’artichaut poivrade






Mais qu’est-ce donc ?
L’artichaut poivrade est un artichaut violet du midi cueilli encore petit !
Il se vend par botte de 4 ou 5 , ce qui suffit pour 2 personnes
Apparemment, ca se mange cru ou cuit.

Voila ce que j’ai pu apprendre sur l’artichaut poivrade après en avoir acheté une botte pour je ne sais quelle raison obscure chez mon primeur l’autre jour..

J’ai aussi appris que la recette de référence de ce légume, c’est l’artichaut barigoule, du nom d’un champignon que je ne connais pas et vous ?

Bref, en tous cas , c’est vraiment délicieux et je me dépêche de noter la recette pour ne pas l’oublier .
Ah et on est en pleine saison, en ce moment.

Je crois pas que ca dure très longtemps alors hâtez vous !


Artichaut Barigoule à La Julie

Ingrédients

5 artichauts poivrade
100g de champignons de paris
5/6 oignons grelot ou un petit oignon normal
1 grosse gousse d’ail
125 ml de vin blanc a la con
2 carottes
Huile d’olive
Thym , laurier
Poitrine fumé (épaisse ou fine)


Tournez (ou parez) les artichauts.
Bon, je suis sympa, je vous explique car j’ai moi-même bien galérer pour comprendre la technique.
Tu prends l’artichaut, tu coupes la tige en laissant 1 ou 2 cms. Ensuite t’enlèves les feuilles dures et tu coupes la tête des autres qui restent. Tu coupes ton artichaut en quartiers, tu enlèves le foin avec la pointe d’un couteau, tu les plonges dans un bain citronné pour qu’ils ne noircissent pas. Puis tu les égouttes et tu les essuies dans un torchon. Je conseille de peler un peu la tige qui reste avec un économe.
Lavez puis coupez les champignons en quartiers
Epluchez et coupez les carottes en rondelles.
Coupez les oignons grelots en 2 et le lard en tranches.
Emincez très finement l’ail

Faire chauffer 10 ml d’huile dans une poêle (ou un peu moins selon les gouts), faites y revenir les artichauts a feu vif 3 minutes.
Incorporez les carottes et faites les revenir 2 minutes
Incorporez les oignons et le lard, laissez cuire 2 minutes
Ajoutez les champignons et laissez de nouveau cuire 2 minutes.
Puis ajoutez du sel, le thym, le laurier (3 feuilles) et l’ail, remuez.

Versez le vin blanc et compléter avec de l’eau de façon a couvrir les légumes de justesse.
Couvre et laissez cuire 15 minutes en remuant de temps en temps.

On a mangé hier soir cette recette en plat unique et c’était franchement bon. Une belle alliance de saveur, fondant. Délicieux !

26 août 2008

Revival

Cette année, j’ai eu 29 ans. Ma dernière année dans la vingtaine.
Apres je serai officiellement une trentenaire.
Je mets même une crème pour les premières rides « d’expression », la crème nirvanesque, un truc super.
Aussi, j’ai un CODEVI, un compte commun. Des virements automatiques.
Mais le pire, c’est que j’ai eu un enfant. Oui, parfaitement.
Ce que j’essaie de dire, c’est que ca y est, ma jeunesse, la vraie, celle de l’insouciance, de l’attache zéro, celle de la gueule de bois et de l’imprévu, celles des meubles pourris et des petits apparts - ah non, ca c’est pas fini en fait..- cette période la est terminée et a fait place à celle de l’état adulte, celle des factures, de l’organisation et de la récupération difficile, celle des diners à la maison, du détournement de potes en babysitter, des biberons, des poussettes, des mobiles musicaux et des jouets qui font pouet.

En tous cas, c’est ce que l’on pourrait dire.

Soyons honnêtes, c’est ce que je vis.
Presque tout le temps.
Mais cette semaine a eu des airs de revivals.

Mercredi : événement.
Je confie Malo à un cousin de Stéphane, je prend une cape de pluie, un pull, une bouteille de Mangayou -un savant mélange de rhum, de jus de fraise et de jus de mangue, qui a vu le jour lors d’une soirée Rhum il y a presque 3 ans-, une boite magique et… ma place.
Pour Rage Against the Machine à Rock en Seine.

Je choppe le métro. Dans la 10, il est évident qu’une bonne partie du wagon a les même projets que moi. Je débarque, marche à pied : un fleuve humain se dirige vers le site du Parc de St Cloud. J’appelle des potes qui sont déjà sur place et qui m’annoncent que je ne pourrai pas rentrer avec ma bouteille. Je n’ai pas le choix : il faut la boire avant. C’est comme ça. Je m’exécute et me pose sur les marches avant l’entrée du site avec tout un tas d’autres personnes accompagnées de bières, de ricard et diverses autres boissons alcoolisées. En même temps, c'est un peu l'heure de l'apéro.
Je ne tarde pas à me faire aborder par un breton qui a soif. Qui m’aide à boire la bouteille en revendiquant sa bretonneté. Stéphane arrive enfin et troque son costume contre son t-shirt de Village People et un bermuda. La au milieu. Entre 2 gorgées de mangayou arraché des mains du breton assoiffé.
Puis on se décide à rentrer. Mix Master Mike va commencer et on a tout un tas d’amis disséminées sur le site à retrouver. C'est chaud.

Par chance, ils ont tous décidés d’aller vers la droite, on finit par être une douzaine ou plus et Mix Master Mike commence son set. On se dépêche de faire le plein de bière. Quatre pintes d’un coup ! Pas question de faire la queue trente-douze fois, ya gavé de monde.
La qualité du son est pas terrible mais Mix master Mike envoie du lourd.
A mon sens. En tous cas il na pas été avare de morceaux des Beastie et ca m’a fait du bien, il faut le dire. Ca danse en tous cas. On décide de commencer à se rapprocher. La foule est déjà bien dense, bien compacte. On part en latéral pour se rabattre par la suite, mais c’est chaud. Ca me rappelle tous ces moments passés en festival ces 10 dernières années. L'ambiance festival j’adore ça. Le plein air, la foule, les squatts assis au milieu des gens debout, les batailles pour ne pas se faire renverser sa bière..

Bref, on finit par trouver un endroit correct mais on est loin quand même. On n’est plus tout jeune, on a plus le courage de fendre la foule pendant des heures. Ca y est Rage commence.
«Burn burn ! Yes, you’re gonna buuuurn ! ». Pas besoin de chauffer le public, tout le monde est déjà à bloc. Ca chante dans tous les sens. Visiblement, le pogo s’est vite mis en place. Bullet in your head, Fist full of steel, Bulls on Parade, Calm like a bomb et j’en passe. Grosse ambiance. Seul incident, je me suis rendue compte que j’avais perdu ma boite magique. Genre je me suis levée, la boulette est tombée, j'ai pas fait gaffe et je suis partie. Misère. A l’ancienne, jusqu’au bout. Mais -attention progrès !- je ne laisse pas démonter et je continue à profiter du concert énorme que je suis entrain de vivre.
Ils ont la patate les vieux. Ca n’est pas décevant comme un concert de reformation, au contraire, ça pète, même si Zach de la Rocha faite 1 cm à tout casser… Je peux quand même voir qu’il a un t-shirt rouge et que Tom Morello est torse poil. Décidément, je regrette de plus en plus de pas être dans les premiers rangs, d’avoir abandonné à mi-chemin, , lassée de me glisser dans des trous de souris en marmonnant des "pardon, excusez, ouh je vous ai écrasé le pied, je suis désolée". Mais bon, c’est comme ça. J’ai appris par la suite qu’un collègue d’un pote s’était fait piétiner dans le pogo du concert. Quelle fiotte ! Bref, je digresse.
Tout le monde braille, surtout au moment de « Motherfuckeeeeeeer !», LA parole de chanson de Rage Against the Machine que tout le monde connait, ca au moins, c’est sur et certain, et puis aussi sur le passage « Anger is a gift ».. Le concert se termine au bout d’1h30, c’est trop court. C’est toujours trop court. On se choppe un kebab parce que quand même, il fait faim, et on retourne au métro, bondé.


De retour à la maison, je roule enfin le spliff post-rage de la musique plein la tête et je m’évanouis.

Voila, le concert de rage, c’est fait, c’est passé, c’était bien, ca fait de beaux souvenirs et aussi, bien sur, çà donne l’envie d’y retourner, si un jour l’occasion se représente.



[suite de la semaine « Revival » bientôt disponible sur ce blog]

12 août 2008

Ces petits riens qui...

J’ai envie d’écrire mais je ne sais pas trop quoi !
Je cherche un sujet, une accroche, un mini-événement pouvant donner à quelques tergiversations.
Mais tout me semble inintéressant à lire pour autrui.

Moi, ca m’intéresse, c’est sur, je suis heureuse dans ma vie, même si pour changer, je m’angoisse à propos du futur, mais ca c’est récurrent et inévitable je le crains.

Mon petit homme grandit, je le vois évoluer, samedi, il se retournait pour la première fois, la semaine dernière il se mettait à attraper ses pieds, tout à l’heure il commencait à ramper en poussant sur ses jambes.

J’essaie de faire tourner la maison, même si ca n’a rien d’excitant, il existe une sorte de satisfaction des choses bien faites, d’une mission rondement menée.

Je m’occupe de mes photos, je trie et met en ligne aussi souvent que possible, j’envisage de faire un livre bientôt. Les 6 premiers mois de Malo. Un autre livre avec les photos du Mexique aussi, ce sublime voyage fait il y a presqu’un an, le premier voyage de Malo au final

Coté vie sociale, c’est un peu la ronde des diners. A défaut de pouvoir sortir ensemble de la maison, on fait venir des amis. Malo ne se réveille jamais et on arrive à passer de bons moments avec les copains, autour d’un apéro, d’une bouteille de bon vin ou de bon whisky donné par ma grand-mère à son retour d’Ecosse, ou d’une guitare en plastoque (guitar hero II et III power !)

Je me sens un peu fatiguée, mais je sais que c’est à cause des sorties répétées avec mon frangin de 19 ans la semaine dernière. A moi les bars métal, les squatts chez les potes, les passages à l’épicerie de nuit, les marches dans les rues désertes la nuit. Un vrai revival qui fait du bien ! Me suis sentie un peu vieille mais pas trop quand même au final. La vie passe tellement vite. Et je me sens pourtant encore si jeune.

Voyez, il n’y a pas grand-chose à raconter, je me satisfais de petits riens : de prendre par hasard deux petits sucres en forme de cœur pour mon café du matin, d’aller regarder chaque jour si la petite rose rouge a éclos ou pas, de guetter par la fenêtre le rayon de soleil qui arrive à midi , de choisir une petite tenue jolie pour mon bibou qui me fait craquer et que j’ai envie de manger de bisous tout le temps, de jouer à we love katamari au point d’en avoir la gerbe à force de faire rouler ce truc, de regarder un bon film, une bonne série, de rire d’avoir bu trop de rhum, , d’envoyer des petits messages à mes amis éparpillés partout . Guetter les reponses, me rendre compte qu'on est tous entrain de changer de vie en ce moment.., regarder les Jeux Olympiques, me prendre au jeu devant l'escrime et repeter les gestes et les attitudes de mon père ce maitre d'arme devant ces assauts metaliques.

Ici donc, tutto va bene. Rien de sensationnel vraiment, je laisse ce rôle à Sienna Miller qui passe ses vacances à se faire photographier à poil dans sa chambre d'hotel entrain de baiser avec un milliardaire marié et papa, qui trouve tres approprié d'apprendre ainsi à sa femme et ses gosses qu'il la trompe. Scandale ! Je sais je l'ai lu dans Voici ! 3 semaines de suite !
Oui, j'achète voici quand je prend le train. Bien mieux que Public quand même. On sent qu'ils ont plus de sous pour chopper les bonnes photos !

Bien, j’entends mon bibou se réveiller à côté. Il fait des vocalises, je vous laisse pour aller m’en occuper et m’émerveiller.

08 août 2008

3 MCs and one DJ

Et en plus, en première partie de Rage, y'a Mix master Mike ! Mais que demande le peuple ?
Mix Master , huh, huh, Rock Master !!

[danse de la joie super intense]

17 juillet 2008

Dernier Appel

Dernière ligne droite avant les vacances.
Comme d’habitude, j’ai une liste de choses à faire, à acheter, à préparer longue comme le bras. Enfin, encore pire que d’habitude car l’élément bébé est un sacré facteur de complication.
Il me reste donc 2 jours avant le départ vers de nouveaux horizons et je sens que ca va être la course.

Mais après ce sera enfin le grand départ. Quitter Paris. 2 semaines. Quitter la ville, les voitures, la pollution, le train-train quotidien et aller vers la mer, les marchés du Dimanche matin, les galettes et le cidre, les pic nique, les après midi à la plage, le farniente dans les herbes folles du jardin, les huitres.. et puis un mariage, et des moments en famille, que je redoute, mais bon..
Nous allons aller d’ouest en est en train avec le bibou, les bagages, ca risque d’être folklo !
Donc ce blog, si actif par ailleurs, risque de se trouver dans un état de langueur estivale 3 petites semaines. En espérant que vous aussi vous partiez en vacances bientôt, ou en week-end, et qu’il fasse beau, à très bientôt .