Non, je ne suis pas Diam’s, je ne me suis pas convertie et mon flow est bien meilleur mais ca c’est pas difficile.
Mais je suis dans ma bulle.
La bulle maman. Mes journées sont remplies d’enfant et de taches domestiques liées à l’existence même de l’enfant, ou plutôt devrais-je dire des enfants. 2 enfants, ca prend du temps, ca peut prendre le temps en entier très facilement, si tant est qu’on s’en occupe. Mais nous sommes dans notre bulle et cela fait 3 semaines que notre quotidien est totalement dévoué à Malo et Elsa. Je suis hors temps, loin de toute notion de nuit, de jour et de déroulement « normal » d’une journée. Je fais en fonction.
Elle dort, tant mieux, j’en profite pour faire des choses que je dois faire ou pour moi-même chopper un peu de sommeil, car c’est la clé du non-craquage, de l’acceptation de l’oubli de soi et de son propre plaisir pour ne se consacrer qu’a celui de ses petites bestioles que l’on a fabriquées et qui ont tant besoin de nous. Elle ne dort pas, je m’en occupe, je la câline, je la rassure, je la berce, je finis par dormir avec elle la nuit, toute les nuits, son tout petit corps contre moi pour qu’elle entende les bruits familiers de l’intérieur de mon corps, mon cœur, le glouglou de mon ventre, ma respiration. Pour qu’elle soit enfin paisible, pour qu’elle n’ait plus peur, pour qu’elle sache qu’on est la et qu’on la protège.
Malo est la, je me dédouble, avec Stéphane on se relaie, pour que les 2 aient un peu de nous, pour que tous les 2, nous ayons un peu d’eux. Je jongle entre les câlins, les bains, les repas, les couchers, les jeux, les sorties, de l’un de l’autre. Pas de répit. Mais cela me plait. Tout cet amour à distribuer sans cesse. A recevoir aussi parfois entre 2 hurlements. Je ne m’ennuie plus et je sers à quelque chose. Aussi bizarre cela puisse sembler a ceux qui me connaissent ou pensent me connaitre, je me réalise pleinement dans ce rôle de maman. Et j’oublie tout le reste. Pour l’insant.
Je suis dans ma bulle d’amour, de cris et de manque de sommeil, ca tombe bien, c’est l’hiver, le temps de l’hibernation, le moment parfait pour s’installer bien au chaud dans son nid douillet et ne plus bouger en attendant le printemps.
30 novembre 2009
20 novembre 2009
La naissance II (le retour)
Il faut quand même que je vous conte l’arrivée au monde d’Elsa. 14 jours ont passé, je cours, je cours, mais je me pose ce matin pour revenir en arrière et relater ce que j’ai pu vivre ce Vendredi 6 novembre de l’an 2009.
Il est 8h34 et j’entends Malo dans la cuisine, ou dans le couloir, il est l’heure pour les hommes de partir, l’un chez la nounou, l’autre au boulot. Je sens des douleurs au ventre aussi. Je ne veux pas m’avancer parce que je n’y crois plus vraiment, ca fait 17 jours que je me dis que je vais accoucher d’un jour à l’autre et chaque journée se termine et débute sans qu’il ne se soit rien passé, alors du coup j’ai un peu l’impression que ca ne va juste jamais arriver. Mais on dirait bien une contraction. A voir si ca continue ou pas. Je décide de me lever pour aller bizouter mes hommes au moment épique et bordélique du mettage de manteau-bonnet-chaussures/sortage de l’appart par la porte sans rien oublier. Je sens une autre contraction. Je dis à Stéphane : « J’ai des contractions », comme je lui dirais que j’ai envie de pisser. Je n’y crois pas vraiment, mais je lui dis que je le tiens au courant et qu’il explique 2-3 trucs à Malo sur la route, on sait jamais, ca pourrait ne pas être une fausse alerte.
Je me remets au lit et j’attends. La douleur revient ca s’est sur, elle n’est pas très forte, mais elle revient. Je prends mon téléphone et je décide de chronométrer l’écart entre les « contractions ». 6-7 minutes environ. Quand même. Et ca continue. Je prends 2 spasfon et je décide d’attendre une heure. Je m’installe sur le canapé devant la télé et je chronomètre. Ca continue à être bien régulier. Une heure est passé et le spasfon n’a rien fait du tout. Je crois bien qu’aujourd’hui je vais aller à la maternité et qu’il est possible que j’accouche. Si ca n’est pas un faux travail fourbe qui a fait semblant que le spasfon marche pas. Je réfléchis assez vite et je me fais une to-do list des choses à faire si jamais. Arroser les plantes, manger, me laver, finir ma valise. Je m’y attaque, entre 2 contractions, qui sont plus fortes mais gérables. Toutes les 5 minutes, je retourne à mon poste avé le coussin sur le canapé et je respire bien comme j’ai appris. 40 secondes plus tard, je suis sur pied et je continue à arroser mes plantes-me laver-manger-finir ma valise en me demandant si je vais sérieusement accoucher aujourd’hui. J’appelle Stéphane aussi pour lui dire que ca continue qu’il se tienne prêt.
A 12h30, je commence à me rendre à l’évidence, il faut que j’aille à la maternité. J’ai fini mes différentes missions et j’appelle un taxi. Puis j’appelle Stéphane pour lui dire que maintenant il faut venir. Je descends ma valise entre 2 contractions, et je m’assois sur le pas de la porte d’entrée de l’immeuble pour attendre le taxi en contractant tranquillement sous le regard des passants. Le taxi arrive et je lui explique que je vais a la maternité. 2 minutes plus tard, quand il m’entend respirer avec toute l’application dont je suis capable, il me demande si c’est pour accoucher. Je lui réponds qu’il y a des chances en effet, je lui demande si ca circule il me dit oui, et pourtant on se retrouve coincé partout. Et il emprunte tous les axes blindés de la capitale. J’ai le temps de me faire 6–7 contractions dans son taxi avant d’arriver à bon port.
A l’accueil de la maternité on regarde mon visage qui tente de parler intelligiblement en respirant, la main sur le ventre et on comprend tout de suite que c’est pour un accouchement. On m’amène dans une pièce avec un lit, un bureau et on me pose des questions pour savoir comment je m’appelle et où j’en suis. On m’installe sur l’horrible lit sur lequel je glisse et on m’annonce que je suis ouverte à 2+. 2 + quoi ? 2 gros doigts, quoi. Putain il est 13h30, je contracte depuis 5h et j’en suis qu’à 2. Et ca fait de plus en plus mal tout à coup. J’attends l’infirmière pour une prise de sang pour les analyses pour la péridurale, installée dans un lit de merde, à souffrir mille morts. Puis on m’amène en salle de travail. Il est 15h. J’ai mal et je sais que je vais prendre la péridurale parce que je ne suis qu’ouverte à 2+ à peine avec ces contractions qui me déchirent déjà le ventre que même parfois j’ai du mal à respirer tout bien comme il faut et je me mets a haleter en informant les personnes autour de moi d’une voix gémissante et paniquée que j’ai mal, que j’en ai marre et que je gère plus et merde à la fin. L’infirmière est gentille, elle a 2 nattes africaines, elle me prend le visage entre les mains, pose son front sur le mien et elle me souffle : « respirez, ca va aller, détendez vous, oui, comme ca , c’est très bien » avec une voix de velours et je me calme et je me mets à respirer et j’ai moins mal et la contraction passe et j’ai envie de faire un câlin a l’infirmière. Et puis Stéphane arrive, tout beau, en costard + habit de schtroumpf, l’air décoiffé. Je lui dis que je crois que c’est pour aujourd’hui. Il a l’air heureux.
Enfin, on me dit que mes résultats sont bons et que l’anesthésiste va arriver. Sauf que j’enchaine et que même 5 minutes c’est long, très long. Elle arrive enfin, elle me dit qu’elle est interne en anesthésie. Elle est super speed, me pose mille questions, me donne mille informations a la seconde. On va faire ci et ca et vous vous mettrez comme ca et si vous sentez ca alors il faudra composer le 0867..et ca va et vous sentez votre jambe, votre pied, votre tête, votre main, votre narine droite ??! Rhaaa ta gueule connasse. Donne la drogue et casse toi, je comprends rien, j’ai mal, tu parles trop.
Enfin, l’injection se fait. J’espère que ca va marcher.
Peu à peu, la douleur est moins forte, elle quitte mon corps et ma tête se repose, mes muscles se détendent. Maintenant, il n’y a plus qu’à attendre. Ca rappelle un peu la naissance de Malo, moi et mes fils sur le pieu, Stéphane dans le fauteuil, à attendre. En parlant, en écoutant un peu de musique, tout doucement. De temps en temps, la sage femme entre, vérifie le cœur du bébé, mon col. Je passe à 5. Une interne en gynécologie demande si elle peut être la. Elle a l’air cool, je dis oui. Puis je passe à 7. Tout se déroule bien. Et puis je commence à sentir quelque chose qui pousse vers le bas. Je me souviens que quand j’avais senti ca pour Malo, 30 minutes plus tard j’avais mon bébé dans les bras. J’ai un peu peur, mais j’ai hâte. Tout se précipite donc, bientôt nous serons 4. Stéphane semble peiner à le croire. Mais ce n’est pas encore pour tout de suite. Et puis une heure plus tard, on m’installe les étriers, tout à coup la pièce est pleine. J’écarquille les yeux en voyant un homme entrer dans cette pièce remplie de femmes (hors Stéphane bien sûr) et l’infirmière me dit « comme c’est une surprise, tout le monde veut savoir si ca va être une fille ou un garçon », ca me fait sourire, je me détends, je suis prête à la poussée et hop je pousse. On s’extasie sur ma façon de pousser qui semble absolument exceptionnelle et fantastique. Je n’ai pas mal. Je sens mon corps, je me sens pousser, mais je n’ai pas mal. J’ai du appuyer une fois de trop sur le bouton, c’est pas grave, je continue. Stéphane me tient la main, pose sa main fermement derrière ma tête quand je pousse et la foule en délire m’encourage et me complimente. Et puis on me dit que le bébé est coincé et qu’on va utiliser une ventouse. J’aime pas ca. Et puis j’oublie vite car 2 minutes plus tard, je sors ce petit corps du mien et je le pose sur mon ventre. Il est tout gris et j’ai l’impression qu’il est tout petit et je prends peur et je demande s’il va bien. On me rassure mais j’ai peur quand même. Je me souvenais pas que c’était si petit. Et ce bébé ressemble à Malo. On dirait Malo. Je vis mes 2 accouchements en même temps. Et puis enfin je me demande si c’est une fille ou un garçon. Comme la dernière fois, on me dit de regarder moi-même. Je soulève ce tout petit bébé et la, je vois ce que je n’avais pas pu voir la dernière fois et pour cause : c’est une fille. Je le crie, tout le monde semble ravi. Stéphane le premier, je le vois regarder sa fille avec un amour débordant et me regarder en me disant merci avec les yeux brillants. Le temps est suspendu. On me la mets sur la peau, on la coiffe d’un bonnet ridicule et moche et on nous laisse. Tous les 3 savourer ce moment. Elsa. Elle a retrouvé un teint normal et tête. Elle tète bien. Elle a déjà les yeux grands ouverts et on se regarde.
Il ne manque que Malo. Petit Malo qui à présent a une petite sœur. Mais nous avons tout le temps. Cette vie à 4 ne fait que commencer en ce Vendredi 6 novembre 2009, 19h15.
Il est 8h34 et j’entends Malo dans la cuisine, ou dans le couloir, il est l’heure pour les hommes de partir, l’un chez la nounou, l’autre au boulot. Je sens des douleurs au ventre aussi. Je ne veux pas m’avancer parce que je n’y crois plus vraiment, ca fait 17 jours que je me dis que je vais accoucher d’un jour à l’autre et chaque journée se termine et débute sans qu’il ne se soit rien passé, alors du coup j’ai un peu l’impression que ca ne va juste jamais arriver. Mais on dirait bien une contraction. A voir si ca continue ou pas. Je décide de me lever pour aller bizouter mes hommes au moment épique et bordélique du mettage de manteau-bonnet-chaussures/sortage de l’appart par la porte sans rien oublier. Je sens une autre contraction. Je dis à Stéphane : « J’ai des contractions », comme je lui dirais que j’ai envie de pisser. Je n’y crois pas vraiment, mais je lui dis que je le tiens au courant et qu’il explique 2-3 trucs à Malo sur la route, on sait jamais, ca pourrait ne pas être une fausse alerte.
Je me remets au lit et j’attends. La douleur revient ca s’est sur, elle n’est pas très forte, mais elle revient. Je prends mon téléphone et je décide de chronométrer l’écart entre les « contractions ». 6-7 minutes environ. Quand même. Et ca continue. Je prends 2 spasfon et je décide d’attendre une heure. Je m’installe sur le canapé devant la télé et je chronomètre. Ca continue à être bien régulier. Une heure est passé et le spasfon n’a rien fait du tout. Je crois bien qu’aujourd’hui je vais aller à la maternité et qu’il est possible que j’accouche. Si ca n’est pas un faux travail fourbe qui a fait semblant que le spasfon marche pas. Je réfléchis assez vite et je me fais une to-do list des choses à faire si jamais. Arroser les plantes, manger, me laver, finir ma valise. Je m’y attaque, entre 2 contractions, qui sont plus fortes mais gérables. Toutes les 5 minutes, je retourne à mon poste avé le coussin sur le canapé et je respire bien comme j’ai appris. 40 secondes plus tard, je suis sur pied et je continue à arroser mes plantes-me laver-manger-finir ma valise en me demandant si je vais sérieusement accoucher aujourd’hui. J’appelle Stéphane aussi pour lui dire que ca continue qu’il se tienne prêt.
A 12h30, je commence à me rendre à l’évidence, il faut que j’aille à la maternité. J’ai fini mes différentes missions et j’appelle un taxi. Puis j’appelle Stéphane pour lui dire que maintenant il faut venir. Je descends ma valise entre 2 contractions, et je m’assois sur le pas de la porte d’entrée de l’immeuble pour attendre le taxi en contractant tranquillement sous le regard des passants. Le taxi arrive et je lui explique que je vais a la maternité. 2 minutes plus tard, quand il m’entend respirer avec toute l’application dont je suis capable, il me demande si c’est pour accoucher. Je lui réponds qu’il y a des chances en effet, je lui demande si ca circule il me dit oui, et pourtant on se retrouve coincé partout. Et il emprunte tous les axes blindés de la capitale. J’ai le temps de me faire 6–7 contractions dans son taxi avant d’arriver à bon port.
A l’accueil de la maternité on regarde mon visage qui tente de parler intelligiblement en respirant, la main sur le ventre et on comprend tout de suite que c’est pour un accouchement. On m’amène dans une pièce avec un lit, un bureau et on me pose des questions pour savoir comment je m’appelle et où j’en suis. On m’installe sur l’horrible lit sur lequel je glisse et on m’annonce que je suis ouverte à 2+. 2 + quoi ? 2 gros doigts, quoi. Putain il est 13h30, je contracte depuis 5h et j’en suis qu’à 2. Et ca fait de plus en plus mal tout à coup. J’attends l’infirmière pour une prise de sang pour les analyses pour la péridurale, installée dans un lit de merde, à souffrir mille morts. Puis on m’amène en salle de travail. Il est 15h. J’ai mal et je sais que je vais prendre la péridurale parce que je ne suis qu’ouverte à 2+ à peine avec ces contractions qui me déchirent déjà le ventre que même parfois j’ai du mal à respirer tout bien comme il faut et je me mets a haleter en informant les personnes autour de moi d’une voix gémissante et paniquée que j’ai mal, que j’en ai marre et que je gère plus et merde à la fin. L’infirmière est gentille, elle a 2 nattes africaines, elle me prend le visage entre les mains, pose son front sur le mien et elle me souffle : « respirez, ca va aller, détendez vous, oui, comme ca , c’est très bien » avec une voix de velours et je me calme et je me mets à respirer et j’ai moins mal et la contraction passe et j’ai envie de faire un câlin a l’infirmière. Et puis Stéphane arrive, tout beau, en costard + habit de schtroumpf, l’air décoiffé. Je lui dis que je crois que c’est pour aujourd’hui. Il a l’air heureux.
Enfin, on me dit que mes résultats sont bons et que l’anesthésiste va arriver. Sauf que j’enchaine et que même 5 minutes c’est long, très long. Elle arrive enfin, elle me dit qu’elle est interne en anesthésie. Elle est super speed, me pose mille questions, me donne mille informations a la seconde. On va faire ci et ca et vous vous mettrez comme ca et si vous sentez ca alors il faudra composer le 0867..et ca va et vous sentez votre jambe, votre pied, votre tête, votre main, votre narine droite ??! Rhaaa ta gueule connasse. Donne la drogue et casse toi, je comprends rien, j’ai mal, tu parles trop.
Enfin, l’injection se fait. J’espère que ca va marcher.
Peu à peu, la douleur est moins forte, elle quitte mon corps et ma tête se repose, mes muscles se détendent. Maintenant, il n’y a plus qu’à attendre. Ca rappelle un peu la naissance de Malo, moi et mes fils sur le pieu, Stéphane dans le fauteuil, à attendre. En parlant, en écoutant un peu de musique, tout doucement. De temps en temps, la sage femme entre, vérifie le cœur du bébé, mon col. Je passe à 5. Une interne en gynécologie demande si elle peut être la. Elle a l’air cool, je dis oui. Puis je passe à 7. Tout se déroule bien. Et puis je commence à sentir quelque chose qui pousse vers le bas. Je me souviens que quand j’avais senti ca pour Malo, 30 minutes plus tard j’avais mon bébé dans les bras. J’ai un peu peur, mais j’ai hâte. Tout se précipite donc, bientôt nous serons 4. Stéphane semble peiner à le croire. Mais ce n’est pas encore pour tout de suite. Et puis une heure plus tard, on m’installe les étriers, tout à coup la pièce est pleine. J’écarquille les yeux en voyant un homme entrer dans cette pièce remplie de femmes (hors Stéphane bien sûr) et l’infirmière me dit « comme c’est une surprise, tout le monde veut savoir si ca va être une fille ou un garçon », ca me fait sourire, je me détends, je suis prête à la poussée et hop je pousse. On s’extasie sur ma façon de pousser qui semble absolument exceptionnelle et fantastique. Je n’ai pas mal. Je sens mon corps, je me sens pousser, mais je n’ai pas mal. J’ai du appuyer une fois de trop sur le bouton, c’est pas grave, je continue. Stéphane me tient la main, pose sa main fermement derrière ma tête quand je pousse et la foule en délire m’encourage et me complimente. Et puis on me dit que le bébé est coincé et qu’on va utiliser une ventouse. J’aime pas ca. Et puis j’oublie vite car 2 minutes plus tard, je sors ce petit corps du mien et je le pose sur mon ventre. Il est tout gris et j’ai l’impression qu’il est tout petit et je prends peur et je demande s’il va bien. On me rassure mais j’ai peur quand même. Je me souvenais pas que c’était si petit. Et ce bébé ressemble à Malo. On dirait Malo. Je vis mes 2 accouchements en même temps. Et puis enfin je me demande si c’est une fille ou un garçon. Comme la dernière fois, on me dit de regarder moi-même. Je soulève ce tout petit bébé et la, je vois ce que je n’avais pas pu voir la dernière fois et pour cause : c’est une fille. Je le crie, tout le monde semble ravi. Stéphane le premier, je le vois regarder sa fille avec un amour débordant et me regarder en me disant merci avec les yeux brillants. Le temps est suspendu. On me la mets sur la peau, on la coiffe d’un bonnet ridicule et moche et on nous laisse. Tous les 3 savourer ce moment. Elsa. Elle a retrouvé un teint normal et tête. Elle tète bien. Elle a déjà les yeux grands ouverts et on se regarde.
Il ne manque que Malo. Petit Malo qui à présent a une petite sœur. Mais nous avons tout le temps. Cette vie à 4 ne fait que commencer en ce Vendredi 6 novembre 2009, 19h15.
Libellés :
Le temps de l'amour,
Le temps du bébé
13 novembre 2009
03 novembre 2009
J-14
Comme par exemple qu’aujourd’hui je suis à J-14 de la date d’accouchement présumé. Au même terme, Malo était déjà né depuis 11 jours. Ca fait donc déjà 11 jours que je me dis que je peux accoucher la maintenant, d’autant que c’est ce que m’avait « prédit » mon sage homme. Et puis visiblement non. Minibibou est accroché et bien accroché. Parce qu’avec la dose de stress que je me suis tapée la semaine dernière avec Malo malade, à plus de 39 de température, sans que l’on puisse mettre un nom sur ce qu’il avait, et la séance de pogo Samedi soir, sur un combo Killing in the name- Jump Around- Johnny Riot-temps de pause-Nirvana, ca aurait du un peu précipiter les choses. Mais non. Bibou est au chaud et y reste. Sauf que la ca m’ennuie. Non pas que je sois pressée. Non pas du tout. Au contraire même et c’est la le problème. Car je suis passée à l’étape « j’ai peur de tous ces changements plus qu’imminents, je ne veux pas accoucher ». Etape que je n’avais pas connu pour Malo puisqu’il était arrivé pouf comme ca sans crier garre très en avance et qui avait par conséquent été remplacée par « on m’a volé ma fin de grossesse bouhouhou ».
Oui, donc j’ai peur. Parce que la si ca se trouve, dans 3 heures, ou demain ou dans 2 jours, j’aurais un deuxième bibou dans les bras, pendu au sein, dans notre chambre, des nuits inexistantes.. Et puis mon petit Malo me manque déjà, j’ai peur de ne plus avoir de temps pour lui, de ne plus le voir assez, de passer a côté. Déjà qu’en le faisant garder chez la nounou, j’ai déjà cette impression, alors la ca va être encore pire. Alors je ne veux pas accoucher.
Et ca m’ennuie de le prendre comme ca. Parce que c’est merveilleux. Je vais rencontrer le bébé qui me pousse dans le ventre depuis tant de temps, je devrais être ravie, je l’étais et la, plus le temps passe, moins je suis impatiente. Sans compter que tout le monde me dit que je dois être bien pressée que ca arrive, que je dois trouver le temps long. Non pas du tout. Je suis très bien la, a glander en finalisant les derniers préparatifs, en dessinant le meuble-télé que je voudrais pour notre nouvel écran plat. Mais je sais, je sens que ca arrive, en même temps, c’est pas un scoop.
Voila donc l’état d’esprit dans lequel je me trouve à maximum 2 semaines de l’accouchement. C’est bizarre et j’aime pas ca.
Libellés :
Le temps de l'amour,
Le temps du bébé
01 novembre 2009
Mais ..
.. comme ca y ressemble quand même beaucoup, il faut trouver des moyens de ne pas céder à la dépression saisonnière (le concept à la mode du moment) et vite.
A défaut de prendre un avion et de partir loin, je propose la consolation par la bouffe et vous suggère le Dimanche après-midi pluvieux en compagnie de gauffres.
Une belle occasion donc de vous faire partager une recette toute simple et surtout qui ne nécessite aucun temps de pause de la pate, ce qui permet aussitot la mixture prête , d'enchainer sur la cuisson des gauffres et surtout leur dégustation .
-250g de farine + 1/2 sachet de levure chimique
-75g de beurre fondu
-3 oeufs (on separe les jaunes des blancs que l'on va monter en neige)
-25g de sucre (ou plus si on aime la pâte bien sucrée)
-40cl de litre de lait
-parfum au choix (vanille, goutte, fleur d'ornager)
-1 pincée de sel
Melangez les jaunes d'oeufs et le sucre, puis le beurre, puis la farine, puis le lait et enfin le parfum.
S'il y a des grumeaux, que la pate n'est pas homogene , pas de panique, le truc c'est de le passer au mixeur qu'on utilise pour la soupe, le plongeur je ne sais quoi. C'est magique.
Puis montez les blancs en neige, les incoprorez au melange.
et voila, hop dans le gauffrier, hop dans l'gosier !
A défaut de prendre un avion et de partir loin, je propose la consolation par la bouffe et vous suggère le Dimanche après-midi pluvieux en compagnie de gauffres.
Une belle occasion donc de vous faire partager une recette toute simple et surtout qui ne nécessite aucun temps de pause de la pate, ce qui permet aussitot la mixture prête , d'enchainer sur la cuisson des gauffres et surtout leur dégustation .
-250g de farine + 1/2 sachet de levure chimique
-75g de beurre fondu
-3 oeufs (on separe les jaunes des blancs que l'on va monter en neige)
-25g de sucre (ou plus si on aime la pâte bien sucrée)
-40cl de litre de lait
-parfum au choix (vanille, goutte, fleur d'ornager)
-1 pincée de sel
Melangez les jaunes d'oeufs et le sucre, puis le beurre, puis la farine, puis le lait et enfin le parfum.
S'il y a des grumeaux, que la pate n'est pas homogene , pas de panique, le truc c'est de le passer au mixeur qu'on utilise pour la soupe, le plongeur je ne sais quoi. C'est magique.
Puis montez les blancs en neige, les incoprorez au melange.
et voila, hop dans le gauffrier, hop dans l'gosier !
22 octobre 2009
14 octobre 2009
Le Winch ou le bonheur est dans l'assiette mais pas sur la note
Une fois n’est pas coutume, je vais faire ici l’éloge d’un fabuleux restaurant à Paris. J'ai nommé le Winch.Dimanche, mon chéri a eu 33 ans. Traditionnellement, on se fait un restau, un bon, parce que c’est fête c’est paillette et surtout nous sommes tous les 2 fous de bouffe. Gourmands, gourmets, peu importe, manger et surtout manger bien, on aime ca.
Donc je me triture les méninges pour trouver un restaurant. Au départ, je cherche près de Belleville, parce que j’ai l’intention d’aperoter en haut du parc de Belleville où on a une vue imprenable sur paris et peu de monde. Je trouve 3 restaus qui ont de bonnes critiques mais ils sont tous fermés le Dimanche. Détail que je ne découvre bien sur qu’a 17h Dimanche. Je suis en panique totale, je ne sais plus quoi faire, je pianote sur mon ordinateur comme une folle, je ne trouve rien. Après 2h de suées enfermée dans la chambre, je finis par confier mon désarroi à mon chéri, et ainsi de m’avouer vaincue. Le chéri en question pianote 5 minutes sur l’ordi et trouve un restaurant de poisson près de Lamark, donc pas loin de la maison. Je suis dégoutée pour mon histoire d’apéro à Belleville, mais de toute façon, il se met à pleuvoir.
Nous réservons donc une table au Winch, rue Damrémont.
On trouve même un charmant escalier Montmartrois pour apéroter (oui, je me suis permise une demi coupe de Mum, comme dit, c’est fête c’est paillette).
Arrivé au Winch, déco impeccable, tres agréable, reposante, chic mais pas choc, ni toc. Chaleureuse et juste classe comme il faut. Grand tableaux tout simples de bateaux, meubles en bois foncé, lumière tamisée, mais pas trop, petite touche de verdure.
On nous installe, le serveur nous commente le menu avec un tel art que je me demande si le chéri ne s’est pas trouvé un resto a 3000 dollars, alors que c'est moi qui paie. Que nenni ! Le menu entrée-plat-dessert est à 30 euros, bien que la carte nous donne l’impression de nous trouver dans un authentique resto gastronomique. Cela étant, on a l’habitude des cartes qui donnent faim, tres faim, et des plats qui ne sont pas à la hauteur des espérances.
De la différence entre la théorie et la pratique.
En entrée nous choisissons donc pour moi, du haddock sur lit de légumes croquants et sorbet a la pomme, pour lui, encornets à l’huile de noisette et coulis de poivrons rouge. Les plats arrivent, c’est beau. Tres beau. Et surtout c’est bon, tres bon. Tres fin. Des alliances de saveurs étonnantes mais incontestables. C’est juste parfait. Pour l'instant en tout cas, car encore une fois, à ce stade-là, rien n’est gagné. Nombre de fois, les entrées sont trés réussies et les plats beaucoup moins.
En plats, nous choisissons un bar de 600g et son beurre d’algue (moyennant supplément de 5 euros oula !) et une assiette de sushi-breizh, comme ils l’appellent, qui revisitent sushis et makis de façon inventive. Le bar est à tomber. Cuit à la perfection. Le beurre d’algue se marie divinement bien avec le poisson. D’ailleurs, par réflexe, je demande du citron, que l’on m’amène promptement et je finis par ne même pas l’utiliser. Superflu, inutile. Je me régale et je déplore presque le fait qu’il ne fasse pas 1,5 kgs, ce bar ! Le plateau de sushis/makis est également très bon. Les produits sont tres frais. Mention spécial au maki sardines/oignons rouge. Je crois bien qu’on est entrain de se péter le bide.
Les desserts arrivent : un paris-brest pour monsieur et un mille-feuille aux framboises et coulis de fruits rouges pour madame. Nos ventres sont déjà sur le point d’exploser mais cela ne nous arrête pas. Il faut manger ces délicieuses petites choses sucrées. Je ne vais pas entrer dans le détail, mais j’ai rarement mangé pâtisserie aussi réussie. La ganache du Paris-Brest est incroyable : ferme, beurrée mais fine à la fois, un gout de praliné pas écoeurant et pourtant je n’aime pas le praliné, la crème pâtissière du mille feuille est gourmande et légère à la fois.
La seule chose que j'ai envie de dire à propos de ce diner, c’est que je n’ai jamais aussi bien mangé dans un restaurant (hormis chez Roellinger, mais il n'est pas question ici de rivaliser avec un chef étoilé) et encore plus à ce prix, qui pourrait facilement être doublé sans que ca ne choque personne.
Je ne parle même pas du service parfait. Le serveur tres agréable, tres à l’ecoute, attentif mais discret, un petit ton de confidence dans la forme un tantinet guindée de ses manières. La corbeille de pain sitôt vide sitôt re-remplie. Mention spéciale d’ailleurs au pain tres frais, tres moelleux à la croute craquante, avec plusieurs choix, blanc, campagne, céréales…
En ce qui concerne les vins, on ne sait pas trop puisque l’on a regardé que la carte des fillettes, donc un choix réduit, mais nous avons opté pour un Macon Villages blanc à à peine 15 euros qui était tres bon, juste à bonne température.
Le chéri a fini sur une poire, qui était correcte sans plus, mais le serveur nous avait prévenus.
Ajoutez a cela une bouteille de San Pellegrino, total de la note : 92 euros. Du jamais vu pour une telle qualité !
Maintenant, on n’a qu’une envie, c’est d’y retourner pour tester tout le menu. Je pense notamment à des gambas grillées à l’huile de menthe et à une cotriade qui laissent présager de bons moments gustatifs. Sans compter le plateau de fruits de mer que je me suis forcée à ne pas prendre, puisque je n’ai pas le droit étant enceinte. Mais comment imaginer 2 secondes pouvoir s’empois[s]onner dans ce restaurant où l’ultra fraicheur et la qualité des produits ne font aucun doute ?!
En partant, il nous semble juste impensable de ne pas demander au serveur de remercier le chef pour ce merveilleux moment de gastronomie, ce moment de bonheur gustatif. Etant les derniers à quitter le Winch ce soir la, nous le croisons même et j’espère qu’il a su lire dans nos yeux la reconnaissance du ventre qui nous habitait.
Libellés :
Le temps des papilles,
le temps du plaisir
23 septembre 2009
Back in 1995 (environ)
Ca a commencé avec ce morceau postée par une amie facebook le fameux. Un morceau oublié, enfoui dans les méandres de mes souvenirs, un morceau qui sitôt écouté a fait tout remonter. J’ai réécouté Lemonheads : « My Drug Buddy », puis « Bit Part », puis « Rudderless », puis re- « My drug buddy », parce que quand même, c’est ma préférée et c’est d’ailleurs celle qui est en écoute sur le blog la, tout de suite, mettez le son pour voir.Si vous avez vécu votre adolescence comme moi dans la musique grunge, que vous avez adulé Nirvana, Pearl Jam, Soundgarden pour ne citer que les plus connus, alors comme moi, ce morceau vous replongera quelques années en arrière. Suffisamment d’années pour que cela semble être un autre monde, il y a une éternité et qu’en même temps, vous puissiez ressentir de nouveau en vous la façon dont vous étiez, dont vous pensiez à l’époque. Comment la vie venait juste d’éclore finalement. Le lycée, les coups avec les potes, les cuites, les chemises à carreaux, les jeans troués (par nos soins),les puma, les cheveux longs, cette liberté naissante, si excitante, si frustrante, si neuve, si pleine de promesses.
Pour moi, dans mes souvenirs, et je suis consciente de les sublimer, c’était une epoque merveilleuse, magique, l’epoque ou l’on se forge sa personnalité, où l’on affirme des idées, des opinions, ou l’on s’affirme. C’est un moment incroyable.
J’ai des souvenirs d’Allemagne, de beaux Allemands aux cheveux longs, de grandes bières, de musique, de séduction, de désinhibition. Je fais enfin ce que je veux et j’y vais. A fond. J’ai confiance, je suis immortelle, the future is mine.
J’ai des souvenirs de voyage de classe à paris en première à écouter le unplugged de Nirvana à s’en faire péter la tête. De discussions nocturnes dans le bus, être avec les potes, juste les potes et adorer ca.
Des souvenirs de voyage de classe à Barcelone à chanter les Cranberries « Ode to my family » et « Zombie » dans le car, de lunettes de soleil rondes ou ovales avec des verres colorés.
Des souvenirs de fumage de pétard dans la cour entre 2 cours, de babyfoot, du pub de l’étoile ou j’eatis allée en semaine en faisant le mur par flemme de demander une permission que je n’étais pas sure d’obtenir, de comment j’ai fait du rentre dedans toute la soirée à cet allemand en échange, cet allemand que je voulais à tous prix, que j’ai fini par réussir a me faire après suffisamment de verres et de baratins en franco-anglo-allemand/ sourires ravageurs, dont je suis tombée aussitôt amoureuse, comme on est capable de le faire a cet âge la, cet allemand à qui j’ai écrit de longues lettres, qui ne m’a jamais répondu, qui m’a brisé le cœur alors, qui m’a écrit des années plus tard après avoir retrouvé mes lettres, cet Allemand qui est aujourd’hui dans mes amis Facebook, 15 ans plus tard. Je me souviens de ce morceau qui me faisait pleurer toutes les larmes de mon corps en pensant à mon amour perdu, à ce garcon qui me manquait tant, ce morceau des Smashing Pumpkins « Blew away ».
Je me souviens d’un tas de morceaux qui me faisaient pleurer. Je me souviens de la détresse que l’on peut ressentir a cet âge la, quand on est déçu, et on l’est souvent finalement, car on attend tellement de choses, on croit en tellement de choses, un manque de réalisme, un manque d’expérience, voila ce qui nous rendait si fragiles, mais je donnerais n’importe quoi pour retrouver cet innocence, cette forme de naïveté totale, quitter mon habit de pessimisme, de cynisme, ces traits de caractère que l’on a développés au fil des ans pour se protéger de la désillusion.
Bon ok j’exagère un poil, pour changer, mais j’ai encore une part d’âme d’ado et c’est pour ca que j’en parle autant. Certains ont oublié, certains, surtout, ont une expérience différente de la mienne, mais moi, en 3 notes je redeviens celle que j’étais alors. Les souvenirs : un réservoir à émotion, une malle de déguisement, une machine à voyager dans le temps, n’ importe où, n’importe quand.
Et ce matin 23 Septembre 2009, j’ai voyagé en 1995.
Libellés :
Le temps de l'existentialisme,
Le temps de la musique
18 septembre 2009
La rentrée c'est nul (et ca fait deja un paquet d'années que je le dis, c'est donc immuable)
Bon, c’est un peu le chaos en ce moment..
Dans l’ordre ou le désordre, peu importe :
- ce n’est plus les vacances
- je le vois bien parce que je suis à Paris, dans mon trou de 50m² à pester tous les matins contre les connasses qui descendent les escaliers anciens en bois avec leurs talons avec lesquels elles ne savent pas descendre les escaliers en bois anciens. Dans ces moments, je me précipite en bouillant de rage à la fenêtre pour voir qui est la coupable (bien que je le sache), et je me prends à rêver que j’ouvre la fenêtre et que je gueule a la concernée « Tu pourrais pas apprendre à marcher avec tes talons de merde connasse ! ». Sauf que je le gueule dans ma tête.
- je le vois bien aussi parce que le temps
- et puis Malo a commencé chez la nounou, ce qui me laisse du temps libre, mais la séparation est vraiment dure après 17 mois de H24, 7J/7, d’autant qu’apres ce sera la maternelle, l’école. Je pleurs mon bébé qui était si petit et qui devient si grand. Bref, la fin d’une ère.
- qui s’apprête a recommencer mais avec un autre bibou. Qui va naitre dans 2 mois, voire moins. Putain ca va arriver vite. J’ai hâte mais j’ai peur et puis d’abord, ca va être quoi ? une fille ou un garçon ? Et pourquoi me roue-t-il de coup a ce point ? Joie ? Appel au secours genre « laissez moi sortir, c’est affreux la dedans ! » Et comment Malo va-t-il le prendre lui qui n’a pas l’air de calculer ce que je lui dis quand je lui explique que maman a un bébé dans le ventre et pas de l’aérophagie et que bientôt, le bébé va sortir du ventre de maman et sera avec nous ? Et quand vais-je aller acheter des caisses en plastique pour trier les vetements ? ET trier les vêtements.
- et puis cette grippe A, bien que je choisisse d’essayer de ne pas céder a la panique, en ne regardant plus les infos depuis un bail, finalement, pour moi, ca reste dangereux, moi, femme enceinte, et pour mon tout petit bibou a venir, c’est dangereux aussi. Et pour mon autre bibou moins petit mais quand même, c’est pas terrible non plus.
- j’ai eu un fol espoir de toute nouvelle vie toute belle, même que j’essayais de ne pas m’emballer mais je m’étais quand même déjà méchamment emballée, et cet espoir a été déçu.
- on a choppé une gastro familiale. C’était cool.
- la nounou est bien, mais je suis jalouse et puis en plus, je la trouve pas si bien que ca finalement. Pas si fine psychologue. Je voudrais lui dire que c’est moi la maman de Malo aussi mignon soit-il et que le petit la, l’autre, c’est pas a elle de gaffer en disant devant moi que sa mère est enceinte mais de moins de 3 mois, alors qu’elle ne sait pas s’il est au courant.
- je dors mal, très mal, je fais des rêves de folie aussi, en plus de me réveiller sans réussir à me rendormir. Hier j’ai rêvé que j’avais accouché d’une petite fille de 2 ans avec une tignasse brune de ouf et de beaux yeux bleus, et que mon appart était une porcherie et qu’on retrouvait plus le « bébé » nulle part et qu’en plus, je me rendais compte que j’oubliais d’aller chercher Malo chez la nounou alors que je découvrais que mon appart était composé d’une pièce dont je n’ignorais pas l’existence mais que je n’utilisais pas. Cette nuit, j’ai rêvé que je tuais Stéphane de 3 balles dont une qui ratait la tête et que pendant que lui vacillait, je le prenais dans mes bras en lui disant que je l’aimais et on dansait jusqu'à ce qu’il meure. Je l’ai tué mais en état de légitime défense en plus. J’ai une copine qui dit que la grossesse ca rend fou. Je veux bien la croire.
- je n’arrive pas du tout à digérer l’épisode avec ma mère. C’est même pire.
- s’ensuit une réflexion sur la famille. D’autant plus difficile que je suis au moment de ma vie ou j’ai commencé a construire une famille et tout a coup, l’on pense à plein de choses qui ne nous avaient même pas encore traversées le cerveau. Pas comme ca.
- comme c’est plus les vacances, j’ai envie de me faire belle et d’aller chez le coiffeur. Mais pas de payer 200 euros et y passer 5h.
- ma vie professionnelle à venir est le plus gros point d’interrogation que j’ai jamais vu de ma vie. Impressionnant.
Dans l’ordre ou le désordre, peu importe :
- ce n’est plus les vacances
- je le vois bien parce que je suis à Paris, dans mon trou de 50m² à pester tous les matins contre les connasses qui descendent les escaliers anciens en bois avec leurs talons avec lesquels elles ne savent pas descendre les escaliers en bois anciens. Dans ces moments, je me précipite en bouillant de rage à la fenêtre pour voir qui est la coupable (bien que je le sache), et je me prends à rêver que j’ouvre la fenêtre et que je gueule a la concernée « Tu pourrais pas apprendre à marcher avec tes talons de merde connasse ! ». Sauf que je le gueule dans ma tête.
- je le vois bien aussi parce que le temps
- et puis Malo a commencé chez la nounou, ce qui me laisse du temps libre, mais la séparation est vraiment dure après 17 mois de H24, 7J/7, d’autant qu’apres ce sera la maternelle, l’école. Je pleurs mon bébé qui était si petit et qui devient si grand. Bref, la fin d’une ère.
- qui s’apprête a recommencer mais avec un autre bibou. Qui va naitre dans 2 mois, voire moins. Putain ca va arriver vite. J’ai hâte mais j’ai peur et puis d’abord, ca va être quoi ? une fille ou un garçon ? Et pourquoi me roue-t-il de coup a ce point ? Joie ? Appel au secours genre « laissez moi sortir, c’est affreux la dedans ! » Et comment Malo va-t-il le prendre lui qui n’a pas l’air de calculer ce que je lui dis quand je lui explique que maman a un bébé dans le ventre et pas de l’aérophagie et que bientôt, le bébé va sortir du ventre de maman et sera avec nous ? Et quand vais-je aller acheter des caisses en plastique pour trier les vetements ? ET trier les vêtements.
- et puis cette grippe A, bien que je choisisse d’essayer de ne pas céder a la panique, en ne regardant plus les infos depuis un bail, finalement, pour moi, ca reste dangereux, moi, femme enceinte, et pour mon tout petit bibou a venir, c’est dangereux aussi. Et pour mon autre bibou moins petit mais quand même, c’est pas terrible non plus.
- j’ai eu un fol espoir de toute nouvelle vie toute belle, même que j’essayais de ne pas m’emballer mais je m’étais quand même déjà méchamment emballée, et cet espoir a été déçu.
- on a choppé une gastro familiale. C’était cool.
- la nounou est bien, mais je suis jalouse et puis en plus, je la trouve pas si bien que ca finalement. Pas si fine psychologue. Je voudrais lui dire que c’est moi la maman de Malo aussi mignon soit-il et que le petit la, l’autre, c’est pas a elle de gaffer en disant devant moi que sa mère est enceinte mais de moins de 3 mois, alors qu’elle ne sait pas s’il est au courant.
- je dors mal, très mal, je fais des rêves de folie aussi, en plus de me réveiller sans réussir à me rendormir. Hier j’ai rêvé que j’avais accouché d’une petite fille de 2 ans avec une tignasse brune de ouf et de beaux yeux bleus, et que mon appart était une porcherie et qu’on retrouvait plus le « bébé » nulle part et qu’en plus, je me rendais compte que j’oubliais d’aller chercher Malo chez la nounou alors que je découvrais que mon appart était composé d’une pièce dont je n’ignorais pas l’existence mais que je n’utilisais pas. Cette nuit, j’ai rêvé que je tuais Stéphane de 3 balles dont une qui ratait la tête et que pendant que lui vacillait, je le prenais dans mes bras en lui disant que je l’aimais et on dansait jusqu'à ce qu’il meure. Je l’ai tué mais en état de légitime défense en plus. J’ai une copine qui dit que la grossesse ca rend fou. Je veux bien la croire.
- je n’arrive pas du tout à digérer l’épisode avec ma mère. C’est même pire.
- s’ensuit une réflexion sur la famille. D’autant plus difficile que je suis au moment de ma vie ou j’ai commencé a construire une famille et tout a coup, l’on pense à plein de choses qui ne nous avaient même pas encore traversées le cerveau. Pas comme ca.
- comme c’est plus les vacances, j’ai envie de me faire belle et d’aller chez le coiffeur. Mais pas de payer 200 euros et y passer 5h.
- ma vie professionnelle à venir est le plus gros point d’interrogation que j’ai jamais vu de ma vie. Impressionnant.
26 août 2009
Baby-pède
| De Vacances 2009 |
Je suis rentrée de vacances. Un bel été bien rempli malgré quelques évenements facheux, notamment avec ma mère, mais pourquoi est-ce que ca me surprend encore ? Quoique finalement mes sentiments s’apparentent plus à de la tristesse, de la deception et de la colère dans ce cas precis. Mais sinon globalement, je suis vraiment contente de mes vacances.
Malgré mon retour je n’ai pas eu envie d’ecrire. Pas grand-chose à dire. Ou plutôt pas grand-chose à écrire.
Comme je n’ai pas envie d’abandonner trop longtemps ce blog, alors je me force à écrire quelques nouvelles. Rien de bien folichon pour vous lecteurs, juste quelques nouvelles de la grosse dame et la sua famiglia.
Pleins de progrès au programme pour Malo qui a maintenant 17 mois. Il mange seul ET très proprement. Il ramasse a la cuillère ce qui tombe hors de son assiette, y compris ce qui tombe sur son bavoir.
Il marche aussi. Premiers pas le 4 Aout au parc avec Lulu, puis véritables enchainements de pas le 14 Aout et c’est officiel, mon bébé est a présent un bipède et utilise la position debout pour se déplacer. J’attendais ca avec pas mal d’impatience et je suis vraiment fière de lui et heureuse de le voir si content de ses prouesses. Cela étant, il a maintenant le front bleu… et rouge … et jaune après. Pas mal de vautres au programme et de nouveaux aménagements à faire pour nous, type acheter des coins pour certains meubles sous peine de trou dans la tête.
De mon côté je suis enceinte de 6 mois et une semaine, je suis donc grosse, mais pas trop. On a choisi de garder la surprise encore une fois et j’en suis bien contente. Je commence aussi à fatiguer un peu, d’autant que j’ai du mal a dormir. Petit bébé 2 bouge beaucoup et réclame beaucoup de sucre. J’ai donc déjà pris 9 kgs au compteur. Tant pis. La grossesse exige suffisamment de privations pour que je ne me mette pas à surveiller mon poids.
Autre nouvelle, je vais a Rock en Seine samedi voir Faith No More, The Offspring et Birdy Nam Nam. J’espère que je vais tenir le coup, mais en fait, j’en suis sure. Trop contente de vivre un festival, après le raté des Eurocks début Juillet .
Sinon, mon chéri a quelques pistes qui se dessinent pour du boulot hors de Paris et je suis pleine d’espoir. J’essaie de ne pas trop y croire, pour minimiser la déception si ca ne marche pas, mais je sais bien que j’y crois déjà. Croisons les doigts.
Libellés :
Le temps des voyages,
Le temps du bébé
30 juin 2009
l'énigme résolue !
Rha je suis décue !!! Je préparais ce message depuis si longtemps, cette formidable révélation, je l'illustre, j'hésite et puis finalement je le fais, je le publie et la, rien, réaction zéro !
Non mais comment avez-vous pu laisser passer le fait qu'on voit Nick en arrière plan. Nick, merde ! Nick d'Amour, Gloire et Beauté. Nick qui est pas dans la merde en ce moment puisqu'accusé, à tort du meurtre de Shane, le sdf bizarroide qui est tombé amoureux de Phoebe quand elle est tombé en panne sur le bord de la route et que sa mère Taylor elle est venue a son secours alors que quand même tout le monde sait qu'elle a un problème d'alcool et que du coup, son problème plus le noir de la nuit noire, elle a écrasé Darla, la femme de Thorne, qui est morte. Et Shane il a tout vu, il s'est incrusté ni vu ni connu chez Taylor et Phoebe en faisant genre coucou je suis jardinier sauf qu'il voulait leur soutirer de l'argent sauf qu'il a pas réussi et qu'en plus il s'est fait rembarrée par Phoebe de qui il etait donc tombé amoureux. Resultat il s'est mis à la harceller. Et même que Ridge il est pas content et d'ailleurs c'est Ridge qui devrait être accusé même si en réalité il n'est pas responsable de sa mort, puisque la mort de Shane est un suicide sauf que Stephanie elle a peur que les juges ne croient pas Ridge a cause que il s'est denoncé dans le passé pour Rick, le fils de Brooke et que du coup, il a un passé avec les armes a feux, tu vois. Au regard de la justice, tu vois. Même si c'est pas vrai, hein, vous avez compris bien sur.
Même que c'est la merdasse parce que Nick, il est avec Taylor, qui ne peut plus fabriquer des enfants dans son ventre mais avec un FIV c'est possible et la FIV elle a pris tout de suite et maintenant elle est enceinte mais Nick lui et ben il est en prison et c'est pas juste. Pauvre enfant. pauvre Taylor, Pauvre Nick. Stephanie elle est méchante et Ridge il est lache et c'est scandaleux tout ca, quel suspense !
Et TOUT CA vous vous en foutez.
La prochaine fois, je viendrai vous dire que je suis enceinte, ca suscitera peut-etre plus de réactions !
Non mais comment avez-vous pu laisser passer le fait qu'on voit Nick en arrière plan. Nick, merde ! Nick d'Amour, Gloire et Beauté. Nick qui est pas dans la merde en ce moment puisqu'accusé, à tort du meurtre de Shane, le sdf bizarroide qui est tombé amoureux de Phoebe quand elle est tombé en panne sur le bord de la route et que sa mère Taylor elle est venue a son secours alors que quand même tout le monde sait qu'elle a un problème d'alcool et que du coup, son problème plus le noir de la nuit noire, elle a écrasé Darla, la femme de Thorne, qui est morte. Et Shane il a tout vu, il s'est incrusté ni vu ni connu chez Taylor et Phoebe en faisant genre coucou je suis jardinier sauf qu'il voulait leur soutirer de l'argent sauf qu'il a pas réussi et qu'en plus il s'est fait rembarrée par Phoebe de qui il etait donc tombé amoureux. Resultat il s'est mis à la harceller. Et même que Ridge il est pas content et d'ailleurs c'est Ridge qui devrait être accusé même si en réalité il n'est pas responsable de sa mort, puisque la mort de Shane est un suicide sauf que Stephanie elle a peur que les juges ne croient pas Ridge a cause que il s'est denoncé dans le passé pour Rick, le fils de Brooke et que du coup, il a un passé avec les armes a feux, tu vois. Au regard de la justice, tu vois. Même si c'est pas vrai, hein, vous avez compris bien sur.
Même que c'est la merdasse parce que Nick, il est avec Taylor, qui ne peut plus fabriquer des enfants dans son ventre mais avec un FIV c'est possible et la FIV elle a pris tout de suite et maintenant elle est enceinte mais Nick lui et ben il est en prison et c'est pas juste. Pauvre enfant. pauvre Taylor, Pauvre Nick. Stephanie elle est méchante et Ridge il est lache et c'est scandaleux tout ca, quel suspense !
Et TOUT CA vous vous en foutez.
La prochaine fois, je viendrai vous dire que je suis enceinte, ca suscitera peut-etre plus de réactions !
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Le temps de l'amour,
Le temps du bébé
29 juin 2009
12 juin 2009
Moi et le corps médical
Je sais pas mais que je crois qu’il y a un truc bizarre entre moi et les médecins, une sorte de connexion qui ne se fait pas ou bizarrement.
Moi et la pédiatre de Malo
Moi et mon sage homme à la maternité pour Malo
Et la hier, j’ai eu droit à moi et mon dermato.
Au départ, c’était pour lui montrer un grain de beauté qui a une sale gueule. Les grais de beauté qui ont une sale gueule, on les montre et éventuellement s’ils sont vraiment très laids, paf on les enlève. Aucune laideur n’est tolérée chez les grains de beauté. Il faut le savoir.
Donc, je me rends chez un dermato qui m’a été recommandé par mon médecin traitant, dont je vous parlerai surement un jour dans le cadre d’un billet comique, un type un peu complètement à l’ouest, j’ai eu peur au début , et en fait, c’est un bon médecin et sa ouestitude me divertit pendant mes rendez-vous.
Je rentre donc dans le cabinet et je suis reçue de suite. Incroyable. Même pas le temps de passer par la salle d’attente pour rattraper mon retard en culture pipole.
Je lui montre mon dessous de bras, c'est-à-dire la ou se trouve mon grain de mocheté, il regarde la chose, me questionne sur sa date de naissance, les différentes étapes de sa transformation etc. Je m’attends à ce qu’il m’annonce délicatement qu’il faut l’enlever pour diverses raisons qu’il m’exposerait, mais non, il me dit juste « bon bah on va l’enlever » « quoi maintenant ? », « bah oui, j’ai un client qui s’est décommandé profitons-en »
Ah oui, chouette trop cool, profitons de la vie et faisons nous enlever des grains de beauté ! Trop fun !
Je précise que pour enlever un grain de beauté, on prend un scalpel, on découpe autour, on creuse et on extrait le grain de beauté. C’est quand même une petite opération. Avec anesthésie locale et tout. C’est drôle, j’avais pensé à autre chose à faire cet après midi que me faire charcuter.
Peu importe j’obtempère. Il me demande d’enlever mon t-shirt pour enlever un grain de beauté qui est sous le bras. Soit je m’exécute. Il me fait soulever le bras et la je me rends compte que j’ai rendez-vous chez l’esthéticienne dans une semaine. Ce qui signifie que mes poils poussent depuis 3 semaines. Bref j’ai des poils sous les bras, quoi. Rien de grave mais quand même, c’est pas une de mes situations préférées, exhiber mes poils. Puis il me pique pour m’anesthésier et la, je reçois une bonne giclée d’anesthésiant entre les seins. Je m’imagine entrain de me frotter le décolleté en gémissant « oh je suis toute mouillée », mais j’écarte vite fait cette pensée, la situation ne s’y prête pas, mais c’est bizarre quand même, de se prendre une giclée d’anesthésiant la comme ca. Décidément cette situation est inconfortable et gênante et je veux partir. Je sens – ou plutôt je ne sens pas, mais je sais- qu’il me découpe et puis je le vois qui s’éloigne et pose un truc. Sanguinolent. Feu mon grain de beauté . Sur la face interne de l’emballage de la compresse. Ca me semble bizarre ca de laisser mon grain de beauté à l’air et en plus sous mes yeux. Puis je l’entends dire « 7 points de suture ». Putain 7. Mais c’est énorme, je suis sure que je me suis fait entailler le bras sur toute sa longueur c’est pas possible. Ca me semble monstrueux, j’imagine déjà la belle cicatrice que je vais avoir sous les bras. En plus des poils.
Et puis la, comme si tout cela n’était pas assez pénible, il me demande d’enlever mon pantalon pour observer mes grains de beauté sur les jambes. Je suis donc la, en sous-vêtements dépareillés, des poils sous mes bras entaillés, le décolleté plein d’anesthésiant, sur le point de me pincer pour voir si je ne rêve pas et malheureusement non. Au final, je repars avec mon grain de beauté dans un bocal de formol pour de plus amples analyses. Savoir si oui ou non c’est un grain de beauté ou un mélanome. Si oui, ou non, il va falloir m’entailler encore plus.
Si oui ou non, je vais devoir prendre mes rdv chez l’esthéticienne en fonction de mes rdv chez le boucher. Heu, le dermato.
Moi et la pédiatre de Malo
Moi et mon sage homme à la maternité pour Malo
Et la hier, j’ai eu droit à moi et mon dermato.
Au départ, c’était pour lui montrer un grain de beauté qui a une sale gueule. Les grais de beauté qui ont une sale gueule, on les montre et éventuellement s’ils sont vraiment très laids, paf on les enlève. Aucune laideur n’est tolérée chez les grains de beauté. Il faut le savoir.
Donc, je me rends chez un dermato qui m’a été recommandé par mon médecin traitant, dont je vous parlerai surement un jour dans le cadre d’un billet comique, un type un peu complètement à l’ouest, j’ai eu peur au début , et en fait, c’est un bon médecin et sa ouestitude me divertit pendant mes rendez-vous.
Je rentre donc dans le cabinet et je suis reçue de suite. Incroyable. Même pas le temps de passer par la salle d’attente pour rattraper mon retard en culture pipole.
Je lui montre mon dessous de bras, c'est-à-dire la ou se trouve mon grain de mocheté, il regarde la chose, me questionne sur sa date de naissance, les différentes étapes de sa transformation etc. Je m’attends à ce qu’il m’annonce délicatement qu’il faut l’enlever pour diverses raisons qu’il m’exposerait, mais non, il me dit juste « bon bah on va l’enlever » « quoi maintenant ? », « bah oui, j’ai un client qui s’est décommandé profitons-en »
Ah oui, chouette trop cool, profitons de la vie et faisons nous enlever des grains de beauté ! Trop fun !
Je précise que pour enlever un grain de beauté, on prend un scalpel, on découpe autour, on creuse et on extrait le grain de beauté. C’est quand même une petite opération. Avec anesthésie locale et tout. C’est drôle, j’avais pensé à autre chose à faire cet après midi que me faire charcuter.
Peu importe j’obtempère. Il me demande d’enlever mon t-shirt pour enlever un grain de beauté qui est sous le bras. Soit je m’exécute. Il me fait soulever le bras et la je me rends compte que j’ai rendez-vous chez l’esthéticienne dans une semaine. Ce qui signifie que mes poils poussent depuis 3 semaines. Bref j’ai des poils sous les bras, quoi. Rien de grave mais quand même, c’est pas une de mes situations préférées, exhiber mes poils. Puis il me pique pour m’anesthésier et la, je reçois une bonne giclée d’anesthésiant entre les seins. Je m’imagine entrain de me frotter le décolleté en gémissant « oh je suis toute mouillée », mais j’écarte vite fait cette pensée, la situation ne s’y prête pas, mais c’est bizarre quand même, de se prendre une giclée d’anesthésiant la comme ca. Décidément cette situation est inconfortable et gênante et je veux partir. Je sens – ou plutôt je ne sens pas, mais je sais- qu’il me découpe et puis je le vois qui s’éloigne et pose un truc. Sanguinolent. Feu mon grain de beauté . Sur la face interne de l’emballage de la compresse. Ca me semble bizarre ca de laisser mon grain de beauté à l’air et en plus sous mes yeux. Puis je l’entends dire « 7 points de suture ». Putain 7. Mais c’est énorme, je suis sure que je me suis fait entailler le bras sur toute sa longueur c’est pas possible. Ca me semble monstrueux, j’imagine déjà la belle cicatrice que je vais avoir sous les bras. En plus des poils.
Et puis la, comme si tout cela n’était pas assez pénible, il me demande d’enlever mon pantalon pour observer mes grains de beauté sur les jambes. Je suis donc la, en sous-vêtements dépareillés, des poils sous mes bras entaillés, le décolleté plein d’anesthésiant, sur le point de me pincer pour voir si je ne rêve pas et malheureusement non. Au final, je repars avec mon grain de beauté dans un bocal de formol pour de plus amples analyses. Savoir si oui ou non c’est un grain de beauté ou un mélanome. Si oui, ou non, il va falloir m’entailler encore plus.
Si oui ou non, je vais devoir prendre mes rdv chez l’esthéticienne en fonction de mes rdv chez le boucher. Heu, le dermato.
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Le temps de la gueulante
11 juin 2009
Le message positif - la suite
J’ai donc au ma place en crèche pour Malo. Oui, vous m’avez bien entendue/lue, j’ai eu ma place en crèche pour Malo. A Paris. Malgré le fait que je sois au chomage.
Autant vous dire que je suis heureuse et plutôt fière, mais je ne peux m’octroyer totalement le crédit de cet achèvement et je dédis cette victoire à Géraldine, ma copine qui m’a bien aidée et ca fait plaisir d’avoir un coup de main et c’est surement ce qui fait qu’aujourd’hui, à la question, jusqu'à présent penible à mes oreilles, « mais tu as eu ta place en crèche ? », je peux répondre « oui », avec cette lueur dans les yeux qui dit « Je l’ai fait ».
L’autre bonne nouvelle, c’est qu’on a finalisé le programme vacances et qu’il est pas si nul que ca , puisque je suis tombée par hasard sur une offre que j’ai trouvé plutôt alléchante d’un appart de 60 m² à la Plagne avec un accès gratuit au spa, donc bain bouillonnants, sauna, piscine truc muche, hammam. Bon si je veux me faire tripoter je paie, mais déjà un accès jacuzzi, c’est plutôt sympa. Au programme donc, relaxation et ballade en montagne dans un chouette endroit pour une bouchée de pain. Puis une petite semaine en Bretagne, la vraie Bretagne, le Finistère. La ou j’ai passé une bonne partie de mes vacances gamine et que j’adore. Puis Normandie, comme d’hab, mais cette fois au soleil. Car je ne vous ai pas dit mais notre séjour tant attendu des ponts de mai a été écourté pour cause de pluie, de vent glaciale et de 10 degré sans chauffage dans la maison. Ce qui a largement participé à la déprime qui s’est emparé de moi ces derniers temps.
Donc voila, 3 semaines de vacances, pas aussi excitant que le voyage a Madagascar ou celui au Mexique mais pas mal quand même je trouve. J’évite la case belle mère et ca c’est chouette. La case mère aura lieu en Aout et voila. Ca c’est fait.
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Le temps de l'existentialisme
09 juin 2009
Un diner presque nul à chier
Bon allez je me lance après la publication du post inachevé hier, puisqu’enfin il m’est arrivé quelque chose de vraiment drôle (rétrospectivement) avec des vrais morceaux de rires dedans, je ne peux pas ne pas vous le raconter, sinon, vous êtres voués à vous endormir à jamais ou à lire un blog de dépressive.
Avez-vous déjà fait un diner pour une végétarienne ?
Moi oui. Une fois. L’expérience a eu lieu il y a une semaine. Autant vous dire que je ne debordais pas d’enthousiasme à cette idée, mais bon, faut ce qu’il faut pour voir les amis, en l’occurrence le copain de la-dite végétarienne.
Après avoir repoussé plusieurs fois l’échéance, je finis par réussir à me motiver et je me creuse les meninges pour trouver un menu (sans viande) qui soit correct.
Et voila ce que j’ai mis au point :
Entrée : soupe de concombre à la menthe et poivrons marinés
Plat : gratin de courgettes pommes de terre basilic, mozzarella gratinée et aubergines grillées, sauce tomate
Le dessert c’est eux qui l’amène, c’est tant mieux, parce qu’en plus d’être végétarienne, elle ne mange pas de farine. Moi non plus vous me direz, la farine c’est dégueulasse, un peu etouffe-chrétien, qui aurait l’idée d’en manger ?
Donc je m’organise, je dépose Malo à la halte, je finalise mes courses, je me mets aux fourneaux. Finalement, je suis plutôt contente de mon menu, je me dis que ca va être chouette comme expérience et qu’on va quand même bien manger, ce qui n’était pas gagné au départ.
J’épluche, je découpe, je préchauffe, je mixe etc, je suis presque en transe parce que mon temps est limité. D’ailleurs un peu trop limité et j’envoie un texto pour décaler l’heure d’arrivée d’une petite demi-heure. Je rajoute une petite phrase vraie et drôle qui n’a pas vocation à recevoir une réponse qui dit « j’espère que vous aimez l’ail ! ». 5 minutes plus tard : texto : "Ah non, bidulette aime pas trop l’ail, mais elle en mange un peu". Paf dans ma face , j’ai mis de l’ail partout, d’ailleurs qui cuisine des légumes du soleil sans ail, merde. Je repense au moment où je l’ai croisé dans la rue et que dans les yeux, je lui ai demandé ce qu’elle n’aimait pas à part la viande et la farine et où elle me répond « rien ».
L’enthousiasme redescend donc complètement, mais bon.
19h30. Les convives arrivent. Ca me fait rire parce que Malo est justement en pleine crise de chiantite et hurle. Au lieu de faire des grands sourires. Dans mon for intérieur, tout au fond de mon moi inconscient mais un peu conscient quand même, je souris, je me dis que ce petit a tout compris et qu’il me venge. J’aime mon fils. On finit par le coucher et on se retrouve entre personne de plus de 14 mois et demi.
Apero. J’apprend que Madame ne boit pas. Chouette. Heureusement, j’ai des bières sans alcool, mais j’apprécie moyennement qu’on me les siffle. Mais c’est pas bien grave, au moins je les ai ces bières. C’est la classe quand même. Qui peut se targuer d’avoir des bières sans alcool dans son frigo ?
On passe à table, je sers l’entrée. Ca commence plutôt bien puisqu’elle mange ma soupe de concombre malgré la présence d’ail (faible). Je suis contente, je lui propose mon superbe poivron mariné et elle refuse. Elle me dit qu’elle ne peut pas manger pas de poivron, qu’elle digère mal tout ca. Que globalement, elle ne mange pas de trucs forts parce qu’elle digère mal dans la vie. Je suis ravie de l’apprendre, la maintenant, alors que j’ai passé ma journée à cuisiner. Mais je gère l’affront, les poivrons étant divins, ca en fait juste plus pour nous (bel exemple de positivisme n’est ce pas ?). Cela étant, elle me questionne beaucoup sur ma soupe pour finalement me faire avouer que j’y ai mis du citron (scandale) et du poivre (rescandale).
C’est le moment d’apporter le plat, je ramène le gratin que je trouve magnifique, juste gratiné comme il faut et qui crépite encore, je demande à chéri de servir pendant que je finalise mes aubergines en 2 minutes dans la cuisine et quand je reviens au salon c’est pour entendre madame dire qu’elle veut une part où ya pas trop de formage, elle aime pas ca. D’abord, c’est de la mozza, y’en a pas beaucoup et elle est gratinée juste comme il faut (quoi je l’ai déjà dit !), et ca plus le coup du poivron et de l’alcool, cette madame m’emmerde, je vais lui mettre un pain. En cuisine je dis a Stéphane en essayant de chuchoter malgré l’énervement : "en fait, c’est pas qu’elle est végétarienne c’est qu’elle aime rien". Je sais pas vous, mais dans ces conditions-la, je trouve qu’on ne se fait pas inviter a diner. Elle se fait donc servir une micro lichette de gratin et en plus, je la vois qui trie des trucs, je suis à 2 doigts de lui enfoncer ma fourchette entre les 2 yeux. Non contente de trier, elle jette des bouts dans l’assiette de son mec des que j’ai la tête tournée.
C’est l’enfer, elle n’est pas au courant mais je lui suis carrément hostile a présent.
La seule chose qu’elle semble vraiment aimer sont les aubergines. C’est bien fait, y’en a pas beaucoup. Je me fends même à la fin du repas d’une phrase qui dit en gros, que tout le monde a bien mangé et que personne n’aura faim pour le dessert. Même toi la, avec tes 20 cl de soupe de concombre et tes 3 lamelles d’aubergine dans le ventre.
Hors ces considérations culinaires, le côté désagréable de la soirée s’etend egalement à d’autres sphères. Je note qu’elle se met à bailler aux corneilles sans discrétion aucune à partir de 22h30. Je la comprends, moi aussi elle m’emmerde et son manque de conversation aussi et bien sur, c’est moi qui suis censé la divertir pendant que les hommes discutent photo. Femme de maison, c’est vraiment un role de merde, que je decide de ne pas tenir et je ne cherche pas la faire parler, je m’en fous, elle a déjà de la chance d’etre encore en vie.
Mais ce n’est pas tout, car vient le grand moment où elle demande à ce qu’on baisse la musique, parce que ca lui fait mal àla tête étant donné qu’elle doit faire un effort pour comprendre ce qu’on dit (elle est hispanophone mais habite en France depuis 1 an et demi). Elle veut qu’on baisse le fond sonore qui en plus se trouve être Iggy Pop. Baisser Iggy elle a dit. Je crois que Stéphane est à 2 doigts de la foutre dehors. Et il aurait du le faire, car malgré la nullité profonde de cette soirée, ils ont quand même réussi à rester jusque minuit et demi. Je ne sais pas pourquoi car s’il s’agit de politesse, c’est bien la seule fois que j’en ai vu la trace de toute la soirée. Ou alors ils ne se font jamais inviter à diner et eux ils ont passé un super moment.
Donc pour la notation, moi je dis 10 pour la cuisine, 10 pour la déco de table et 0 pour l’ambiance, fallait pas l’inviter !
Avez-vous déjà fait un diner pour une végétarienne ?
Moi oui. Une fois. L’expérience a eu lieu il y a une semaine. Autant vous dire que je ne debordais pas d’enthousiasme à cette idée, mais bon, faut ce qu’il faut pour voir les amis, en l’occurrence le copain de la-dite végétarienne.
Après avoir repoussé plusieurs fois l’échéance, je finis par réussir à me motiver et je me creuse les meninges pour trouver un menu (sans viande) qui soit correct.
Et voila ce que j’ai mis au point :
Entrée : soupe de concombre à la menthe et poivrons marinés
Plat : gratin de courgettes pommes de terre basilic, mozzarella gratinée et aubergines grillées, sauce tomate
Le dessert c’est eux qui l’amène, c’est tant mieux, parce qu’en plus d’être végétarienne, elle ne mange pas de farine. Moi non plus vous me direz, la farine c’est dégueulasse, un peu etouffe-chrétien, qui aurait l’idée d’en manger ?
Donc je m’organise, je dépose Malo à la halte, je finalise mes courses, je me mets aux fourneaux. Finalement, je suis plutôt contente de mon menu, je me dis que ca va être chouette comme expérience et qu’on va quand même bien manger, ce qui n’était pas gagné au départ.
J’épluche, je découpe, je préchauffe, je mixe etc, je suis presque en transe parce que mon temps est limité. D’ailleurs un peu trop limité et j’envoie un texto pour décaler l’heure d’arrivée d’une petite demi-heure. Je rajoute une petite phrase vraie et drôle qui n’a pas vocation à recevoir une réponse qui dit « j’espère que vous aimez l’ail ! ». 5 minutes plus tard : texto : "Ah non, bidulette aime pas trop l’ail, mais elle en mange un peu". Paf dans ma face , j’ai mis de l’ail partout, d’ailleurs qui cuisine des légumes du soleil sans ail, merde. Je repense au moment où je l’ai croisé dans la rue et que dans les yeux, je lui ai demandé ce qu’elle n’aimait pas à part la viande et la farine et où elle me répond « rien ».
L’enthousiasme redescend donc complètement, mais bon.
19h30. Les convives arrivent. Ca me fait rire parce que Malo est justement en pleine crise de chiantite et hurle. Au lieu de faire des grands sourires. Dans mon for intérieur, tout au fond de mon moi inconscient mais un peu conscient quand même, je souris, je me dis que ce petit a tout compris et qu’il me venge. J’aime mon fils. On finit par le coucher et on se retrouve entre personne de plus de 14 mois et demi.
Apero. J’apprend que Madame ne boit pas. Chouette. Heureusement, j’ai des bières sans alcool, mais j’apprécie moyennement qu’on me les siffle. Mais c’est pas bien grave, au moins je les ai ces bières. C’est la classe quand même. Qui peut se targuer d’avoir des bières sans alcool dans son frigo ?
On passe à table, je sers l’entrée. Ca commence plutôt bien puisqu’elle mange ma soupe de concombre malgré la présence d’ail (faible). Je suis contente, je lui propose mon superbe poivron mariné et elle refuse. Elle me dit qu’elle ne peut pas manger pas de poivron, qu’elle digère mal tout ca. Que globalement, elle ne mange pas de trucs forts parce qu’elle digère mal dans la vie. Je suis ravie de l’apprendre, la maintenant, alors que j’ai passé ma journée à cuisiner. Mais je gère l’affront, les poivrons étant divins, ca en fait juste plus pour nous (bel exemple de positivisme n’est ce pas ?). Cela étant, elle me questionne beaucoup sur ma soupe pour finalement me faire avouer que j’y ai mis du citron (scandale) et du poivre (rescandale).
C’est le moment d’apporter le plat, je ramène le gratin que je trouve magnifique, juste gratiné comme il faut et qui crépite encore, je demande à chéri de servir pendant que je finalise mes aubergines en 2 minutes dans la cuisine et quand je reviens au salon c’est pour entendre madame dire qu’elle veut une part où ya pas trop de formage, elle aime pas ca. D’abord, c’est de la mozza, y’en a pas beaucoup et elle est gratinée juste comme il faut (quoi je l’ai déjà dit !), et ca plus le coup du poivron et de l’alcool, cette madame m’emmerde, je vais lui mettre un pain. En cuisine je dis a Stéphane en essayant de chuchoter malgré l’énervement : "en fait, c’est pas qu’elle est végétarienne c’est qu’elle aime rien". Je sais pas vous, mais dans ces conditions-la, je trouve qu’on ne se fait pas inviter a diner. Elle se fait donc servir une micro lichette de gratin et en plus, je la vois qui trie des trucs, je suis à 2 doigts de lui enfoncer ma fourchette entre les 2 yeux. Non contente de trier, elle jette des bouts dans l’assiette de son mec des que j’ai la tête tournée.
C’est l’enfer, elle n’est pas au courant mais je lui suis carrément hostile a présent.
La seule chose qu’elle semble vraiment aimer sont les aubergines. C’est bien fait, y’en a pas beaucoup. Je me fends même à la fin du repas d’une phrase qui dit en gros, que tout le monde a bien mangé et que personne n’aura faim pour le dessert. Même toi la, avec tes 20 cl de soupe de concombre et tes 3 lamelles d’aubergine dans le ventre.
Hors ces considérations culinaires, le côté désagréable de la soirée s’etend egalement à d’autres sphères. Je note qu’elle se met à bailler aux corneilles sans discrétion aucune à partir de 22h30. Je la comprends, moi aussi elle m’emmerde et son manque de conversation aussi et bien sur, c’est moi qui suis censé la divertir pendant que les hommes discutent photo. Femme de maison, c’est vraiment un role de merde, que je decide de ne pas tenir et je ne cherche pas la faire parler, je m’en fous, elle a déjà de la chance d’etre encore en vie.
Mais ce n’est pas tout, car vient le grand moment où elle demande à ce qu’on baisse la musique, parce que ca lui fait mal àla tête étant donné qu’elle doit faire un effort pour comprendre ce qu’on dit (elle est hispanophone mais habite en France depuis 1 an et demi). Elle veut qu’on baisse le fond sonore qui en plus se trouve être Iggy Pop. Baisser Iggy elle a dit. Je crois que Stéphane est à 2 doigts de la foutre dehors. Et il aurait du le faire, car malgré la nullité profonde de cette soirée, ils ont quand même réussi à rester jusque minuit et demi. Je ne sais pas pourquoi car s’il s’agit de politesse, c’est bien la seule fois que j’en ai vu la trace de toute la soirée. Ou alors ils ne se font jamais inviter à diner et eux ils ont passé un super moment.
Donc pour la notation, moi je dis 10 pour la cuisine, 10 pour la déco de table et 0 pour l’ambiance, fallait pas l’inviter !
Libellés :
Le temps de la gueulante
08 juin 2009
Le message positif inachevé
Je vais vous dire un truc. Je suis sûre que vous croyez que j’ai abandonné ce blog comme on jette un vieux kleenex, sans regarder derrière, que je n’y pense même plus et que je vis ma vie loin des retranscriptions, que je l’ai laissé seul, errant comme une âme en peine, oublié de tous, pour toujours inachevé (si toutefois, une fin il peut y avoir, si c’était le cas, je ne pourrai pas l’inscrire ici). Et bien non, vous vous trompez. En fait, ca me travaille de ne plus écrire ici. Je viens jeter un coup d’œil de temps en temps, je vois que rien n’a bougé, que les derniers textes sont toujours la et qu’ils ne respirent pas la joie et le rire, et qu’il règne ici une atmosphère mélancolique comme si le lieu avait été déserté. Et je n’aime pas ca. Mais je ne sais vraiment pas quoi écrire. Tout ce qui me vient à l’esprit sont des plaintes. J’ai pensé à un texte intitulé « le mois de Mai-rde », je ne vous en dis pas plus, rien que ce titre laisse présager du ton du billet. Je réfléchis et rien ne vient. En fait, cela arrive parfois par flash, mais jamais quand je suis devant mon clavier prête à percuter de la touche.
Je préfère autant ne pas écrire que geindre. Sur le principe d’il vaut mieux être sourd que d’entendre ca. Enfin, l’inverse. En tous cas, je sais pas au niveau du sens, mais ca sonne pareil.
Toutefois chers amis, je me lance et pour faire simple, en guise d’exercice, ou de thérapie, je vais essayer d’ecarter le negatif et parler du positif. Aussi petits et insignifiants soient-ils, il existe des éléments positifs, joyeux, voire drôles (mes préférés) dans ma vie. En fait, il en existe même plein et surtout celui complètement incroyable et pas du tout insignifiant qui est le fait de partager ma vie avec mon petit bout de loupiot adoré, mon petit Malo, le petit homme qui sourit tout le temps sauf quand il hurle, qui a le regard malicieux, un vrai coquin, prêt à toutes les betises et à toutes les entreprises, mon mini-homme et son mini-corps adorable qu’il essaie de dompter pour marcher un jour, pour utiliser seul sa cuillère, pour mettre les formes carrées dans les carrés et les triangles dans les triangles, pour empiler les cubes et enfiler les anneaux sur des tiges. Mon bébé est une fripouille charmeuse qui sait ce qu’elle veut et je m’emerveille chaque jour de l’avoir à mes côtés, c’est sur. Même si parfois je l’oublie quand il choppe une casse couillite aigue version sirène hurlante ou destruction d’appartement. Mais c’est la vie. On oublie souvent les bonheurs simples et évidents pour se concentrer sur les petites merdes qui viennent nous contrarier la, à l’instant t.
Je peux aussi mentionner certaines nouvelles acquisitions, ces choses que j’achète pour combler un manque et pour faire diversion quand j’ai le vague à l’âme. Pour le coup, grâce à ca, j’ai un magnifique lampadaire dans mon salon. J’ai enfin trouvé la lampe qui éclaire bien comme il faut, que je peux mettre à l’endroit ou il a besoin d’être mis, et qui est tres tres choli. Ca a l’air de rien mais ca a changé ma vie d’avoir enfin un éclairage correct, plutôt que de passer mon temps à pester contre ses saloperies de lampes qui n’éclairent rien ou mal. Donc ca c’est formidable. Un nouveau lampadaire. Quand même. C’est pas rien, non . Oui. Ok Passons à autre chose.
Sinon, il y a aussi le fait que l’été arrive, même s’il prend son temps, l’enfoiré, mais passons. Ce fut l’occasion –attention- de m’acheter enfin ..... des sandales (ola de la foule). Je crois que j’essaie de me trouver des pompres d’été dignes de ce nom depuis toujours. Et à chaque fois, je me plante , j’achete de la merde ou du moche ou des trucs qui font mal au pied et je me retrouve invaribalement chaussée de baskets (avec chaussettes pour pas puer des pieds) alors qu’il fait 40° a l’ombre.
Et bien, voila, tout cela est terminé, cela fait partie du passé, j’ai tourné la page, car j’ai enfin trouvé the paire de sandale qui tue. Voila, c’est dit. Roxy, c’est la dernière marque qui reste qui font des trucs mettables. J’aime pas trop leur politique de prix, mais bon, je leur pardonne.
Le beau temps aidant, j’ai également l’immense honneur de vous annoncer l’éclosion de mes roses. Ce qui semble peu de choses, mais qui m’a permis de guetter chaque matin en spéculant sur la date effective d’éclosion qui a fini par arriver il y a une semaine. Donc j’ai des jolies roses, en plus des campanules, du fuchsia et des ancolies sur mes fenêtres, ce qui n’est pas de trop.
Ah heu si, ya quand même un truc vachement plus positif et surtout moins anodin, mais j’ai eu une place pour Malo en halte garderie, je peux donc l’y déposer tous les après midi de 13h30 à 17h30 et ca c’est bonnard. J’ai eu peur au début, peur de ressentir cela comme l’abandon de mon fils et puis en fait, il est ravi, moi ca me laisse du temps pour faire des choses sans enfants, ne serait-ce qu’aller faire les courses ou entrer dans un magasin et y rester le temps que je veux, voire même aller chez le médecin (youpi) (re-ola de la foule), et lui joue avec des petits copains de son âge. La dame me dit que ca se passe très bien qu’il passe de bons moments et joue bien avec les autres. C'est un peu la mascotte et il les fait bein rigoler. Que demande le peuple ? Seul hic, finalement ca ne va durer que le mois de juin, puisque la garderie ferme en juillet aout. Et cela reprendra en Septembre, sauf si j’obtiens ma place en crèche et ca je serai fixée mi-juin. Et je prie pour que oui, parce que j'ai léché des kilomètres de cul et ca mérite récompense.
[message inachevé, je le mets quand même]
Je préfère autant ne pas écrire que geindre. Sur le principe d’il vaut mieux être sourd que d’entendre ca. Enfin, l’inverse. En tous cas, je sais pas au niveau du sens, mais ca sonne pareil.
Toutefois chers amis, je me lance et pour faire simple, en guise d’exercice, ou de thérapie, je vais essayer d’ecarter le negatif et parler du positif. Aussi petits et insignifiants soient-ils, il existe des éléments positifs, joyeux, voire drôles (mes préférés) dans ma vie. En fait, il en existe même plein et surtout celui complètement incroyable et pas du tout insignifiant qui est le fait de partager ma vie avec mon petit bout de loupiot adoré, mon petit Malo, le petit homme qui sourit tout le temps sauf quand il hurle, qui a le regard malicieux, un vrai coquin, prêt à toutes les betises et à toutes les entreprises, mon mini-homme et son mini-corps adorable qu’il essaie de dompter pour marcher un jour, pour utiliser seul sa cuillère, pour mettre les formes carrées dans les carrés et les triangles dans les triangles, pour empiler les cubes et enfiler les anneaux sur des tiges. Mon bébé est une fripouille charmeuse qui sait ce qu’elle veut et je m’emerveille chaque jour de l’avoir à mes côtés, c’est sur. Même si parfois je l’oublie quand il choppe une casse couillite aigue version sirène hurlante ou destruction d’appartement. Mais c’est la vie. On oublie souvent les bonheurs simples et évidents pour se concentrer sur les petites merdes qui viennent nous contrarier la, à l’instant t.
Je peux aussi mentionner certaines nouvelles acquisitions, ces choses que j’achète pour combler un manque et pour faire diversion quand j’ai le vague à l’âme. Pour le coup, grâce à ca, j’ai un magnifique lampadaire dans mon salon. J’ai enfin trouvé la lampe qui éclaire bien comme il faut, que je peux mettre à l’endroit ou il a besoin d’être mis, et qui est tres tres choli. Ca a l’air de rien mais ca a changé ma vie d’avoir enfin un éclairage correct, plutôt que de passer mon temps à pester contre ses saloperies de lampes qui n’éclairent rien ou mal. Donc ca c’est formidable. Un nouveau lampadaire. Quand même. C’est pas rien, non . Oui. Ok Passons à autre chose.
Sinon, il y a aussi le fait que l’été arrive, même s’il prend son temps, l’enfoiré, mais passons. Ce fut l’occasion –attention- de m’acheter enfin ..... des sandales (ola de la foule). Je crois que j’essaie de me trouver des pompres d’été dignes de ce nom depuis toujours. Et à chaque fois, je me plante , j’achete de la merde ou du moche ou des trucs qui font mal au pied et je me retrouve invaribalement chaussée de baskets (avec chaussettes pour pas puer des pieds) alors qu’il fait 40° a l’ombre.
Et bien, voila, tout cela est terminé, cela fait partie du passé, j’ai tourné la page, car j’ai enfin trouvé the paire de sandale qui tue. Voila, c’est dit. Roxy, c’est la dernière marque qui reste qui font des trucs mettables. J’aime pas trop leur politique de prix, mais bon, je leur pardonne.
Le beau temps aidant, j’ai également l’immense honneur de vous annoncer l’éclosion de mes roses. Ce qui semble peu de choses, mais qui m’a permis de guetter chaque matin en spéculant sur la date effective d’éclosion qui a fini par arriver il y a une semaine. Donc j’ai des jolies roses, en plus des campanules, du fuchsia et des ancolies sur mes fenêtres, ce qui n’est pas de trop.
Ah heu si, ya quand même un truc vachement plus positif et surtout moins anodin, mais j’ai eu une place pour Malo en halte garderie, je peux donc l’y déposer tous les après midi de 13h30 à 17h30 et ca c’est bonnard. J’ai eu peur au début, peur de ressentir cela comme l’abandon de mon fils et puis en fait, il est ravi, moi ca me laisse du temps pour faire des choses sans enfants, ne serait-ce qu’aller faire les courses ou entrer dans un magasin et y rester le temps que je veux, voire même aller chez le médecin (youpi) (re-ola de la foule), et lui joue avec des petits copains de son âge. La dame me dit que ca se passe très bien qu’il passe de bons moments et joue bien avec les autres. C'est un peu la mascotte et il les fait bein rigoler. Que demande le peuple ? Seul hic, finalement ca ne va durer que le mois de juin, puisque la garderie ferme en juillet aout. Et cela reprendra en Septembre, sauf si j’obtiens ma place en crèche et ca je serai fixée mi-juin. Et je prie pour que oui, parce que j'ai léché des kilomètres de cul et ca mérite récompense.
[message inachevé, je le mets quand même]
Libellés :
Le temps de l'existentialisme,
Le temps du bébé
29 avril 2009
Après la pluie...
Un petit mot vite fait car aujourd’hui à la question « ca va ? » je peux répondre un oui massif et sincère.
La raison en est très simple : vacances. En plus, vous ajoutez « voiture » et « beau temps prévu malgré la pluie de merde de ces jours-ci » et vous obtenez la recette de la joie.
Demain donc départ en Normandie pour 10 jours de farniente, littéralement ne rein faire si ce n’est se reposer, lambiner, manger des fruits de mers, faire le marché, regarder la saison 4 de lost et la saison 1 de dexter, faire un peu de jardinage, pécher des coques et bronzer si le temps le permet. J’envisage aussi bien sur ma première baignade de la saison, qui est une baignade suicide puisqu’il s’agit de réussir à entrer tout entière dans une eau gelée. Mais j’aime ca. C’est un petit plaisir que de braver le froid et petit a petit, un pas après l’autre, faire monter le niveau de l’eau des chevilles, vers les mollets, passer le genou et franchir l’étape des cuisses, entrer les fesses, prendre son courage a 2 mains et sentir l’eau glacée sur son ventre, le moment le pire sans doute, dans un élan de courage mouiller rapidement ses bras, sa nuque, avancer encore un peu et enfin, s’immerger. C’est le moment où je fais 10 brasses, je contemple autour de moi la mer déserte et je sens que j’ai rempli ma mission et qu’il est temps de revenir sur le bord, courir jusqu'à ma serviette et m’y refugier un sourire triomphal sur les lèvres. Oui, j’adore le premier bain de l’année.
Aujourd’hui en revanche, c’est un programme chargé qui m’attend. Partir avec un bébé ca n’est pas aussi simple que partir seul ou à 2. Il faut penser a tout un tas de choses et je me prépare à courir toute la journée, mais comme c’est pour la bonne cause, j’aborde donc cette journée marathon avec le sourire.
Oui, aujourd’hui ca va. Et ca va aller pour les 10 jours à venir.
La raison en est très simple : vacances. En plus, vous ajoutez « voiture » et « beau temps prévu malgré la pluie de merde de ces jours-ci » et vous obtenez la recette de la joie.
Demain donc départ en Normandie pour 10 jours de farniente, littéralement ne rein faire si ce n’est se reposer, lambiner, manger des fruits de mers, faire le marché, regarder la saison 4 de lost et la saison 1 de dexter, faire un peu de jardinage, pécher des coques et bronzer si le temps le permet. J’envisage aussi bien sur ma première baignade de la saison, qui est une baignade suicide puisqu’il s’agit de réussir à entrer tout entière dans une eau gelée. Mais j’aime ca. C’est un petit plaisir que de braver le froid et petit a petit, un pas après l’autre, faire monter le niveau de l’eau des chevilles, vers les mollets, passer le genou et franchir l’étape des cuisses, entrer les fesses, prendre son courage a 2 mains et sentir l’eau glacée sur son ventre, le moment le pire sans doute, dans un élan de courage mouiller rapidement ses bras, sa nuque, avancer encore un peu et enfin, s’immerger. C’est le moment où je fais 10 brasses, je contemple autour de moi la mer déserte et je sens que j’ai rempli ma mission et qu’il est temps de revenir sur le bord, courir jusqu'à ma serviette et m’y refugier un sourire triomphal sur les lèvres. Oui, j’adore le premier bain de l’année.
Aujourd’hui en revanche, c’est un programme chargé qui m’attend. Partir avec un bébé ca n’est pas aussi simple que partir seul ou à 2. Il faut penser a tout un tas de choses et je me prépare à courir toute la journée, mais comme c’est pour la bonne cause, j’aborde donc cette journée marathon avec le sourire.
Oui, aujourd’hui ca va. Et ca va aller pour les 10 jours à venir.
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Le temps de l'existentialisme
08 avril 2009
Desperate Housewife
Je passe en coup de vent vous dire que je n’écris plus, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué. Non pas que je n’ai rien à dire, loin de la, il s’en passe des choses ici, mais chaque fois que je m’attelle à un petit texte pour vous dire que je suis allée passer un week-end surprise à St Malo et au Mont St Michel et que j’ai mangé et dormi au château de Richeux chez Roellinger, le type qui a 3 etoiles au Michelin, sauf qu’il a rendues parce que ca le gavait ces conneries, ou pour vous dire que mon petit homme a eu un an et à quel point je suis heureuse de l’avoir et je l’aime et la boucle est bouclée (le système a la tête sous l’eau ah non c’est pas) ou pour vous faire part de ses progres, comment il se met de bout partout , explore, rigole, grimpe, dis maman, fais coucou, ou encore pour annoncer que je suis officiellement trentenaire et à quel point ca m’a foutu les boules parce que j’avais 20 ans hier et quoique je fasse tout cela est derrière moi et bien derrière et qu’il va bien falloir que je me fasse au statut d’adulte responsable qui met de l’anti rides, et bah tout cela semble creux. D’abord c’est pas drôle, a la limite de la déprime, parfois ca dégouline le bonheur niais que ya que moi qui comprend ,et tous ces textes inachevés sont archivés, voués à n’être jamais publiés, jamais lus et finalement c’est tant mieux.
Je sais pas trop si je vais sortir de cette page blanche un jour. Peut-être que je pourrais vous mettre une recette. Déjà. Au moins. Mais finalement j’oublie rapidement que je n’écris plus. Les beaux jours reviennent et je pars en vadrouille avec mon loup aussi souvent que possible, je dépense les sous du ménage en femme d’intérieur que je suis, j’achète des crèmes, des sous-vêtements et des chemises et j’offre à malo un petit pantalon ou une chemise que je trouve adorable et dont lui se fout complètement. Et puis je rattrape mon retard en Desperate Housewives. En 5 jours je me suis enfilée les 7 derniers épisodes de la saison 4 et la saison 5. Soyons honnêtes, je n’ai fait que ca. Et puis j’ai enchainé sur la saison 2 de Weedz et j’ai déjà commencé la 3. C’est en l’écrivant que je réalise a quel point ma situation est peut-être grave.
Et puis comme mon dernier « texte » (celui qui fait « non pas du tout, », un des ces textes simples et percutants que rêve de pondre toute la jeune génération littéraire) est plutôt inquiétant, enfin, surtout quand il s’éternise et que rien ne vient après, je me suis dit que je passerai en coup de vent vous dire qu’il y a des choses que je voulais vous raconter et que j’ai pas eu le temps ! Et puis qu’il y a celles que je ne veux pas vous raconter mais qui arrivent quand même. Que parfois ca va mieux et parfois pas, mais que les beaux jours arrivent et que ca change tout. Les beaux jours et les vacances. La vie hors de Paris. Le week-end prolongé à Besançon bientôt, les 10 jours dans la vieille maison de famille au bord de la mer en Normandie ..
Alors voila, ceci n’est pas un « retour », je ne sais pas. Ca devient difficile d’écrire des choses ici. Je crois que je deviens pudique. Mon corps change et j’ai peur d’être un monstre.
Je sais pas trop si je vais sortir de cette page blanche un jour. Peut-être que je pourrais vous mettre une recette. Déjà. Au moins. Mais finalement j’oublie rapidement que je n’écris plus. Les beaux jours reviennent et je pars en vadrouille avec mon loup aussi souvent que possible, je dépense les sous du ménage en femme d’intérieur que je suis, j’achète des crèmes, des sous-vêtements et des chemises et j’offre à malo un petit pantalon ou une chemise que je trouve adorable et dont lui se fout complètement. Et puis je rattrape mon retard en Desperate Housewives. En 5 jours je me suis enfilée les 7 derniers épisodes de la saison 4 et la saison 5. Soyons honnêtes, je n’ai fait que ca. Et puis j’ai enchainé sur la saison 2 de Weedz et j’ai déjà commencé la 3. C’est en l’écrivant que je réalise a quel point ma situation est peut-être grave.
Et puis comme mon dernier « texte » (celui qui fait « non pas du tout, », un des ces textes simples et percutants que rêve de pondre toute la jeune génération littéraire) est plutôt inquiétant, enfin, surtout quand il s’éternise et que rien ne vient après, je me suis dit que je passerai en coup de vent vous dire qu’il y a des choses que je voulais vous raconter et que j’ai pas eu le temps ! Et puis qu’il y a celles que je ne veux pas vous raconter mais qui arrivent quand même. Que parfois ca va mieux et parfois pas, mais que les beaux jours arrivent et que ca change tout. Les beaux jours et les vacances. La vie hors de Paris. Le week-end prolongé à Besançon bientôt, les 10 jours dans la vieille maison de famille au bord de la mer en Normandie ..
Alors voila, ceci n’est pas un « retour », je ne sais pas. Ca devient difficile d’écrire des choses ici. Je crois que je deviens pudique. Mon corps change et j’ai peur d’être un monstre.
Libellés :
Le temps de l'existentialisme
10 mars 2009
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