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Je me regarde aujourd’hui et j’ai des talons et un rouge à lèvre cerise, je suis bien coiffée, j’ai un ruban dans les cheveux.
Je crois que le transformation s’opère. J’ai 28 ans et je deviens une femme, je commence à avoir des envies de femmes, je mets de moins en moins de baggys, j’ai des fringales de jupes et de talons, de maquillage et de coiffure, de mariage et de bébé.
L’heure est grave.
Ou pas ?
Je ne sais pas vraiment .
Disons que tout cela va complètement à l’encontre de ce que je pensais être. Généralement je n’aime pas me tromper, mais en fait, la, ça me fait plutôt du bien.
Surtout quand un collègue estimé vous dit « Quand même Julie, tu as la classe ». Même avec un dos nu vert fluo a pois noirs et un pull-sweat blanc. Je crois que c’est le compliment qui me fait le plus plaisir. La classe j’adore ça. Surtout quand elle se révèle sans robe de soirée ou tailleur. De toutes façons dans la famille, on a la classe. Noblesse napolitaine oblige.
Oui, je me jette des fleurs. Une fois n’est pas coutume. Je hais la vanité, je n’ai pas souvent bonne opinion de moi. Et parfois, ça arrive . Et j’ai envie de le dire. J’ai passé trop de temps à me mépriser et je tiens à profiter de ce petit moment de grâce où je m’aime un peu quand même.