29 avril 2009

Après la pluie...

Un petit mot vite fait car aujourd’hui à la question « ca va ? » je peux répondre un oui massif et sincère.

La raison en est très simple : vacances. En plus, vous ajoutez « voiture » et « beau temps prévu malgré la pluie de merde de ces jours-ci » et vous obtenez la recette de la joie.

Demain donc départ en Normandie pour 10 jours de farniente, littéralement ne rein faire si ce n’est se reposer, lambiner, manger des fruits de mers, faire le marché, regarder la saison 4 de lost et la saison 1 de dexter, faire un peu de jardinage, pécher des coques et bronzer si le temps le permet. J’envisage aussi bien sur ma première baignade de la saison, qui est une baignade suicide puisqu’il s’agit de réussir à entrer tout entière dans une eau gelée. Mais j’aime ca. C’est un petit plaisir que de braver le froid et petit a petit, un pas après l’autre, faire monter le niveau de l’eau des chevilles, vers les mollets, passer le genou et franchir l’étape des cuisses, entrer les fesses, prendre son courage a 2 mains et sentir l’eau glacée sur son ventre, le moment le pire sans doute, dans un élan de courage mouiller rapidement ses bras, sa nuque, avancer encore un peu et enfin, s’immerger. C’est le moment où je fais 10 brasses, je contemple autour de moi la mer déserte et je sens que j’ai rempli ma mission et qu’il est temps de revenir sur le bord, courir jusqu'à ma serviette et m’y refugier un sourire triomphal sur les lèvres. Oui, j’adore le premier bain de l’année.

Aujourd’hui en revanche, c’est un programme chargé qui m’attend. Partir avec un bébé ca n’est pas aussi simple que partir seul ou à 2. Il faut penser a tout un tas de choses et je me prépare à courir toute la journée, mais comme c’est pour la bonne cause, j’aborde donc cette journée marathon avec le sourire.

Oui, aujourd’hui ca va. Et ca va aller pour les 10 jours à venir.

08 avril 2009

Desperate Housewife


Je passe en coup de vent vous dire que je n’écris plus, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué. Non pas que je n’ai rien à dire, loin de la, il s’en passe des choses ici, mais chaque fois que je m’attelle à un petit texte pour vous dire que je suis allée passer un week-end surprise à St Malo et au Mont St Michel et que j’ai mangé et dormi au château de Richeux chez Roellinger, le type qui a 3 etoiles au Michelin, sauf qu’il a rendues parce que ca le gavait ces conneries, ou pour vous dire que mon petit homme a eu un an et à quel point je suis heureuse de l’avoir et je l’aime et la boucle est bouclée (le système a la tête sous l’eau ah non c’est pas) ou pour vous faire part de ses progres, comment il se met de bout partout , explore, rigole, grimpe, dis maman, fais coucou, ou encore pour annoncer que je suis officiellement trentenaire et à quel point ca m’a foutu les boules parce que j’avais 20 ans hier et quoique je fasse tout cela est derrière moi et bien derrière et qu’il va bien falloir que je me fasse au statut d’adulte responsable qui met de l’anti rides, et bah tout cela semble creux. D’abord c’est pas drôle, a la limite de la déprime, parfois ca dégouline le bonheur niais que ya que moi qui comprend ,et tous ces textes inachevés sont archivés, voués à n’être jamais publiés, jamais lus et finalement c’est tant mieux.

Je sais pas trop si je vais sortir de cette page blanche un jour. Peut-être que je pourrais vous mettre une recette. Déjà. Au moins. Mais finalement j’oublie rapidement que je n’écris plus. Les beaux jours reviennent et je pars en vadrouille avec mon loup aussi souvent que possible, je dépense les sous du ménage en femme d’intérieur que je suis, j’achète des crèmes, des sous-vêtements et des chemises et j’offre à malo un petit pantalon ou une chemise que je trouve adorable et dont lui se fout complètement. Et puis je rattrape mon retard en Desperate Housewives. En 5 jours je me suis enfilée les 7 derniers épisodes de la saison 4 et la saison 5. Soyons honnêtes, je n’ai fait que ca. Et puis j’ai enchainé sur la saison 2 de Weedz et j’ai déjà commencé la 3. C’est en l’écrivant que je réalise a quel point ma situation est peut-être grave.

Et puis comme mon dernier « texte » (celui qui fait « non pas du tout, », un des ces textes simples et percutants que rêve de pondre toute la jeune génération littéraire) est plutôt inquiétant, enfin, surtout quand il s’éternise et que rien ne vient après, je me suis dit que je passerai en coup de vent vous dire qu’il y a des choses que je voulais vous raconter et que j’ai pas eu le temps ! Et puis qu’il y a celles que je ne veux pas vous raconter mais qui arrivent quand même. Que parfois ca va mieux et parfois pas, mais que les beaux jours arrivent et que ca change tout. Les beaux jours et les vacances. La vie hors de Paris. Le week-end prolongé à Besançon bientôt, les 10 jours dans la vieille maison de famille au bord de la mer en Normandie ..

Alors voila, ceci n’est pas un « retour », je ne sais pas. Ca devient difficile d’écrire des choses ici. Je crois que je deviens pudique. Mon corps change et j’ai peur d’être un monstre.

10 mars 2009

Ca va ?

Non.
Pas du tout.

18 février 2009

04 février 2009

Amor à Venise

Oui il l’a fait. Nous y étions. Lui et moi . Ce week-end. Pour nos 5 ans

Il m’a emmené à Venise et en plus, il m’a fait la surprise. Jusqu’au moment d’enregistrer les bagages, je suis restée dans l’ignorance de notre destination. Classe, non ?


Ca m’a demandé beaucoup de travail. Des années que je le bassine avec des weekends a l’etranger, avec les surprises que j’aimerais qu’il me fasse parce qu’en vrai j’ai 8 ans et j’aime les surprises. Je lui parlais pleine de nostalgie de notre week-end a Naples, de celui à Madrid la première année où nous nous sommes connus. C’est sur, je lui ai mis la pression, je ne suis pas une demi-chieuse, soyons honnetes. Mais il l’a fait et j’ai eu des étoiles dans les yeux, comme je l’imaginais.


J’ai vu Venise. Sous la neige. J’ai vu Venise et la ville était à nous. J’ai vu Venise , je me suis perdue dans son dédale de ruelles défiant tout sens de l’orientation, j’ai pris en photo le moindre bout de canal qui croisait mon chemin, j’ai bu ses expressos extra strong au comptoir de ses cafés désuets. J’ai vu Venise , j’ai parlé italien et j’ai beaucoup souri. A plein de gens sympathiques qui me souriaent aussi, à mon chéri qui m’a fait le plus beau des cadeaux.


J’ai vu Venise et j’ai dormi dans une chambre d’hotel qui donnait sur les canaux, juste en face d’un monument sublime et inaccessible au public, j’ai vu les Japonais dans les gondoles le matin qui mitraillaient chaque pierre. Il y en a même un qui m’a filmé alors que je fumais ma clope sur le petit balcon qui jouxtait notre chambre, et sur lequel nous étions seul au monde, dans notre petit coin de Venise à nous. Les murs de la chambre était tendu de tapisseries orangées, les lustres étaient de pure tradition vénitienne, la définition même de la verroterie, les rideaux étaient lourds et le mobilier ancien. So romantic ..


J’ai vu Venise posée sur les eaux et j’ai mangé ses poissons, grillés, frits, arrosés de bonne huile d’olive, ses fruits de mer marinés, son vin épais qui rechauffe.


Car il faisait froid quand même. Mais la lumière était magnifique et quand Dimanche, nous nous sommes réveillés sous la neige, je dois dire que c’était vraiment magique. Unique. Nous étions hors monde, ou plutôt dans un monde à part, où chaque pierre renvoie à un passé chargé d’histoire qui nous épie et j’imaginais volontiers des meurtres au poignard au cœur de la nuit, une poursuite de gondole, des hommes masqués, un affrontement dans un recoin sombre d’un canal, un cri et le bruit d’un corps qui tombe à l’eau tandis que la gondole coupable file au loin. Oui, l’imagination est fertile tard le soir au retour d’une bonne soirée.
Nous avons mangé Samedi soir, dans un petit restaurant qui habite les rues de Venise depuis 1850 et dont la carte n’a pas changé. Un restaurant aux serveurs habillés de vestes blanches mal coupées, qui courent entre les immenses salles à manger en s’apostrophant. Un restaurant où chaque pan de murs est couvert de tableaux, plus ou moins beaux, plutot moins que plus d'ailleurs, de tout style, de la peinture cheap de venise, trés colorée ou version aquarelle, à l'esquisse au fusain de femme à poil ou de formes indéfinies, en passant par ce qui ressemblerait à un dessin d'enfant ou de retraitée mal voyante au pastel d'une joli bouquet de fleurs.Les bons restaurant à Venise ne donnent pas dans le design, c'est un fait. Et c'est tant mieux finalement.
Et puis, en sortant, nous avons entendu du bruit, nous l'avons suivi, et nous nous sommes retrouvés sur une grand place où 2 minuscules bars composés d’un comptoir et puis c’est tout, fournissaient en alcool et musique les nombreux clients squattant la place. La salle du bar quoi.


Oui, j’ai vu Venise et c’était bien. Tellement intense qu’il me semble y avoir passé bien plus de 2 jours. Tellement magique que je me sens complètement régénérée.

Et amoureuse. Très amoureuse.

21 janvier 2009

L'apocalypse selon Saint Malo

Franchement, quand je me suis levée hier vers 10h, je ne me doutais pas. Enfin, pas comme ça. De toute facon, quelque part, on ne se doute jamais.

Hier matin donc, quand je me lève à 10h11, en sursaut, et que je me rends compte encore une fois que malo ne me réclame pas à manger, je me précipite dans sa chambre avec un biberon et constate qu’il ne dort pas et suce son pouce tranquille avec ses peluches dans son petit lit. Je vous epargne le passage ou Malo ne veut pas boire son biberon pour une raison que j’ignore, et ou je me bats une petite demi-heure avant de rendre les armes. Je n’aime pas ce manque d’appétit, ca ne présage rien de bon généralement. Toute rationnelle que je suis, je me dis qu’il a l’air plutôt bien, donc je décide de ne pas m’affoler. Juste m’angoisser à mort. Juste.

Cela etant, rien de spectaculaire, et je me prepare a aller dejeuner avec une amie. Je prends le dejeuner de malo dans mon sac, la poussette, le gnome et nous partons en catastrophe à notre rendez-vous. Le restaurant est blindé, bien sur, et tout de suite avec la poussette, ca devient compliqué. Sans compter qu’on attend une bonne demi-heure qu’une table poussette-friendly se libère. Malo est assis sur le bar, emboitant déjà notre pas, si jeune, et fait du charme aux serveuses. Le déjeuner se passe sans inciodent particulier. Jusqu’ici donc, tout va presque bien.

C’est après que ca se corse.

La mission post-déjeunatoire, c’est aller dans une creche faire genre j’ai vu de la lumière je suis rentrée, je veux faire garder mon fils chez vous sivouplé sivouplé, au plus vite bien sûr, et je suis très gentille donc vous allez m’aider.
Effectivement, elles ont eu l’air de me trouver tres gentille, et mon fils tres charmant et nous avons parlé des minutes durant de notre possible avenir commun, mais elles m’ont aussi bien fait comprendre qu’elles n’avaient aucun pouvoir de décision , et que tout se jouait au niveau des méchants de la mairie. Le problème c’est que les méchants de la mairie considèrent que mon statut de chomeuse – par ailleurs concomitent ET corrélé à mon statut de mère-qui-n’a-pas-eu-sa-place-en-crèche – m’ote toute priorité. Parce que les méchants de la mairie ont du mal a comprendre qu’en temps que chomeuse, oui, je souhaite re-travailler et non, sans personne pour garder mon fils, je vois difficilement comment je le ferai.

Enfin, nous sommes tous habitués à ce genre de paradoxe administratif pénible.

Je quitte de toute facon la crèche avec un large sourire qui envoie des ondes télépathiques aux deux charmantes dames du style « Je vous aime, vous allez m’aider quand même, sivouplé ». Je suis tellement partie dans ma lancée que je décide de faire une halte à la halte garderie où la dame me fait bien comprendre qu’elle pense que je peux crever la bouche ouverte.


Youpi. Que des bonnes nouvelles.
Ca m’a pris une heure, on rentre à la maison. Je couche Malo et je m’attaque à la suite de ma liste-de-choses-à-faire-…-un-jour. Il y a noté « appeler ANPE ». Ma vie est passionnante. Je cherche le numéro de l’ANPE cadres où je me suis rendue une fois en Novembre pour une super-présentation des merveilleux services offerts aux demandeurs d’emploi par notre cher gouvernement. Je dois leur faire part de mon problème qui est de ne pas avoir été convoquée chez le prestataire qui doit suivre ma recherche d’emploi. Tout un proramme. Bien sur, j’y passe 15 minutes, info introuvable, j’appelle même un fax (classique) et quand je compose enfin le bon numéro, c’est pour m’entendre dire qu’il faut que j’appelle le 39 49, le numéro des assedic donc. J’appelle ce numéro que je connais par cœur, à tel point que je sais quand appuyer sur la touche etoile, s’il faut que je tape 1 ou 2, avant même que la dame du repondeur ait prononcé les mots. Passionnante, j’vous dis.

Bien sur, le monsieur m’explique que non il ne voit rien, qu’il ne sait pas, qu’il faudrait que je me rende directement à l’A NPE en question pour voir avec eux, que non, on ne peut plus les joindre par téléphone, que j’aurais peut-etre a me deplacer plusieurs fois en fonction du niveau de compétence et de l’humeur de l’agent ANPE sur lequel je tomberai. La, j’en ai plein le cul. Je le dis au monsieur. Au final, il a pitié de moi et me donne un numéro de ligne directe de quelqu’un à l’agence ANPE. On dirait qu’il commet une haute trahison et je le remercie chaleureusement. La petite dame de la ligne directe n’était pas tres contente quand je l’ai appelé. Elle me l’a fait comprendre et moi je lui ai fait comprendre que ma situation était compliquée et de leur faute et que j’etais fatiguée et merde. Sivouplé. Le ton est devenu plus sympathique, à tel point qu’elle a même fini par s’excuser de l’incompétence de leurs services. Et puis elle s’est rendue compte qu’il me restait 1h20 pour me rendre à l’agence ANPE si je voulais essayer d’arranger la situation, car demain, on sera le 21 et demain ce sera trop tard. Choc. Oui, 1h20, pas le choix. Les bras m’en tombent, je remercie la dame et je panique. Surtout je suis enervée. Et malo dort. Je décide quand même d’y aller. Je me sens d’humeur à partir en mission aujourd’hui. Et puis il faut que je le fasse si je ne veux pas m’en vouloir.

Re-gouter dans le sac, poussette, gnome sous le bars, bus.
J’arrive à temps et on me recoit. De nouveau, je tombe sur quelqu’un de sympathique. Ca fait 4 fois aujourd’hui, j’ai vraiment de la chance. Une suite de chances/hasards qui m’a mené à être la dans cette agence ANPE in extremis avant d’avoir d’autres problèmes.
Tout se passe au mieux, on arrive à rattraper la situation, je suis au téléphone avec une dame de l’agence prestataire avec qui je prends rendez vous quand je sens une forte odeur assez bizarre. Je me souviens que je me dis que Malo a du me remplir sa couche, mais bien, au milieu de l’agence ANPE et que vraiment je n’avais pas besoin de ca. L’odeur est vraiment très forte et je finis par me retourner alors que j’entends dans le combiné la voix de l’assistante qui m’explique le contenu de la réunion et la, je subis un gros choc visuel devant le spectacle d’un Malo couvert de vomi. Le pull couvert de vomi. Je n’entends plus le téléphone, j’hallucine complètement. Je ne sais pas quoi faire, j’ai les yeux qui s’equarquillent et j’ouvre la bouche pour pousser je ne sais quel son qui ne sort pas. La dame de l’ANPe me regarde et me dit de ne pas m’inquiéter. Je finis le coup de fil, je raccroche et je m’attaque à cet enorme vomi. Il y en a partout, le pull est mort, je lui enlève, il en a dans le cou, sur les mains, la salopette, c’est un vrai carnage. Et bien sur, je n’ai plus de lingettes, puisque je les ai fini au déjeuner pour essuyer les jouets que Malo jetait sans cesse par terre. Le bavoir y passe. Je suis terriblement génée mais ca n’a l’air de perturber personne. Je demande à aller aux toilettes, j’en ai partout. Je prends congé de la dame qui a trois enfants, trois garcons et qui me regarde avec un l’air maternel, narquois et complice de celle qui est passé par la et qui sait ce que c’est, à celle dont c’est le premier bébé et qui découvre. Ca me fait sourire.
Ma situation de demandeuse d’emploi est en tous cas arrangée, Dieu merci, et je reprends la route, une chose de moins sur ma liste de l’enfer. Je monte dans le bus où je donne son gouter à malo au milieu des gens qui me regardent et je prie pour qu’il ne vomisse pas la au milieu.

De retour à la maison, je le change intégralement bien sur, et je lui donne de l’eau pour le réhydrater. Alors qu’il boit j’entends un enorme bruit et j’ai à peine le temps de le soulever pour voir les taches humides maronnasses se former sur le pyj au niveau de la couche. Je le rechange donc. Il me tarde qu’il soit au lit, propre et qu’il dorme et que je puisse aller me fumer un paquet de clopes dans la cuisine. Ce que je fais. Il est 18h, je suis vannée. J’appelle Stéphane pour lui raconter toute l’histoire. Je suis contente que cela soit fini.

A 19h30, il ne s’est toujours pas réveillé et ca m’inquiète, je rentre dans la chambre, j’allume la lumière et je subis mon je-ne-sais-pas-combientième choc visuel de la journée. Malo a vomi partout et dort dedans. Il y a en a plein dans le lit, il en a dans les oreilles, partout sur le visage, sur les cils, les doudous sont couverts de vomi. La journée n’est donc pas finie et je procède à la énième mesure d’urgence. Bébé direct sous la douche. Karcher, quatrième tenue de la journée. Lessive de drap, d’alèse, nettoyage, aérage.

40 minutes plus tard, Malo est propre comme un sou neuf, et joue dans sa chaise haute. Sa chambre est propre et s’aère. Je vais préparer une solution de réhydrataion et son diner et je lui donne. Tout va pour le mieux quand soudain, Malo vomit tout. Encore, en tres grosses quantités. Malheur.

J’ai encore du tout nettoyer. Je vais abréger ici, car c’est le moment où je comprends que Malo a vraiment une gastro-entérite, vous savez la maladie qui sert d’excuse pour le taff en cas de grosse gueule de bois. Que l’on confond souvent avec une gueule de bois d’ailleurs. A un moment, il a arrété de vomir et on a réussi à le coucher et la il dort encore. Je me suis levée 3 fois dans la nuit pour aller vérifier qu’il n’avait pas gerbé partout. Jusqu’ici tout va bien. J’appréhende la journée à venir.

Mais quelque part, tout ca j’en rirai dans quelques années. Et puis il faut se dire qu’au moins malo me fait vivre des situations improbables. Je me plaignais de m’ennuyer me voila servie !

15 janvier 2009

Paranoïa

J’entre dans la salle d’attente, en portant malo comme un enorme sac en papier endoudouné, je dis bonjour, je m’assois et je commence à le deshabiller. C’est pas facile car je suis moi-même très emmitouflée et le fauteuil dans lequel je me suis assise, tout petit. Alors j’ai un peu de mal. C’est sur tout le monde me regarde en se disant que je ne sais pas m’occuper de mon fils. Qui regarde tout le monde en souriant. Les gens doivent penser que ce pauvre enfant ne voit jamais personne et que la vue de quelqu’un autre que sa mère le plonge en transe.

La porte de la pédiatre s’ouvre, c’est à mon tour. Je pose mes 30000 sapes sur le fauteuil, je m’assois maladroitement et je fais tomber les bonnets au passage. Elle doit se dire que je suis bourrée. J’explique que malo se gratte l’oreille et hurle quand il mange et qu’il ne fait plus de sieste et qu’il est quand même bien casse couilles. Elle regarde malo qui esquisse de larges sourires, puis me regarde. C’est sur elle pense que j’affabule. Ou pire qu’il est adorable mais que comme je suis une mauvaise mère, il est insupportable avec moi.

Elle me demande, rapport aux hurlements quand il mange, si on a pu le bruler avec de la nourriture. Je reflechis, je dis que je pense que non. Je reponds en hesitant car je pense qu’on ne peut jamais etre sure. Elle me regarde d’un air de dire que je n’ai pas l’air tres au courant de ce qui se passe dans la vie de mon fils et que si je suis incapable de repondre a sa question, c’est bien que je me fous de savoir si sa nourriture est à temperature correcte. Au moment où je lui dis que je ne peux pas etre certaine de ne pas être en cause, car je ne suis pas la seule à lui donner à manger puisque que son père le fait aussi , je comprends que je viens de commettre une autre erreur. Je sens qu'elle se dit qu'en plus, j'essaie de me dédouaner et rejeter la faute sur ce pauvre père qui n'a rien demandé. Une mauvaise mère qui en plus n'assume pas, quoi.


Elle l’osculte et lui trouve donc une pharyngite due, soit a un virus, soit à une brulure que nous lui aurions infligée. Nous parents indignes. Elle souligne qu’il va tres tres bien et qu’il est adorable. Elle sous-entend donc que je mens. Que je suis hypocondriaque, voire que je m’ennuie et que je meuble mes journées à aller chez les medecins ou autre, et ce egalement dans le but de leur faire perdre leur précieux temps. Ou bien -de nouveau- la 2ème théorie de la mauvaise mere qui s’occupe mal de son fils qui est par conséquent malheureux comme les pierres, et passe sa journée à hurler son désespoir.

Je la regarde interloquée. Mon fils n’a rien, c’est bizarre que se passe-t-il. Je reste suspendue dans le temps à reflechir. Elle me regarde et me dit que je devrais le rhabiller d’un air concerné. Blam, encore un attaque pro-mauvaise mère. A l'évidence, je me fous de savoir que mon fils est à poil sur la table a langer et heureusement qu’elle me rappelle à l’ordre, sinon, c’est certain, comme je suis bourrée, menteuse et piètre maman, je l’aurais ramené nu comme un ver à la maison. Voire je l’aurais oublié sur la table à langer du pédiatre.

Je passe à cette histoire de rythme. Mais pourquoi ne fait-il plus de sieste. Interrogatoire. Comment il se lève à 10h ! Ah mais il suit votre rythme. Sous-entendu j’ai 18 ans et je dors jusque 12h forcant mon fils a resté prostré dans son lit, le ventre vide. Heu non, madame, je suis levée avant lui. Coup d’œil. Qui me dit « ouais, c’est ca , t’as vu, t’as un piercing dans le nez, t’es sapée comme une hippie, coiffée comme une hippie, tu fais et tu dis n’imp depuis le debut de la consultation, et tu crois que je vais te croire. Droguée, va.»

Ignorant les attaques de mon adversaire, j’enchaine sur cette histoire comme quoi c’est pas le bon âge pour Malo pour commencer à se faire garder, parait-il, rapport à l’angoisse de la separation, qui se produit à peu pres à cette epoque la. Regard navré. Ah oui, ma bonne dame, c’est bien vrai. Je lis dans ses yeux qu’elle me demande à quoi je m’attendais. Comme si j’allais pouvoir me debarrasser de mon fils aussi facilement.

La consultation est terminée –dieu merci- et elle me raccompagne à la porte et devant mon air perdu, elle me dit « ca va ? vous n’allez pas craquer ? » Je la regarde et je comprends qu’elle pense que je suis au point de rupture. Alcoolique, droguée, mère incapable, inattentive, voire même nocive, sous la pression des pleurs, je vais sans doute craquer et elle lira un terrible fait divers dans la presse, bientôt, dans quelques jours. C’est sur.

Quand je suis partie, je l’ai entendu au téléphone. Je suis sure qu’elle appelait la DASS.

12 janvier 2009

La résurrection

La petite soirée de samedi soir, excellente au demeurant, a eu de facheuses conséquences sur mon etat du lendemain. Je me souviens m’être couchée vers 3h30, après une longue soirée « diner entre amis », arrosée de chmapgne, de BouteilleS de vins, de Dallwinny, de Glendullan, de Lagavullin, de Bunnahabain, de rhum arrangé banane-vanille ayant macéré 2 ans au moins, de bières et .. je crois que c’est tout.
Je me souviens qu’on a gagné au trivial Pursuit et qu’on a bien mangé et que les copains ont eu l’air d’apprécier en tout cas le curry malgache et la petite terrine du terroir armagnac-noisettes . Que mon gateau au chocolat au beurre salé était trop cuit, mais qu’on lui a quand même fait un sort, avec de la chantilly et de la glace à la vanille.
Je me souviens avoir beaucoup parlé avec une amie à qui je n’avais pas parlé depuis longtemps, je me souviens que ca a fait du bien . Au cœur. A pleins de choses.
Bref, une soirée rondement menée et très sympathique, qui a duré 1h30 encore apres que nos invités soient partis. Toujours terminer une bonne soirée par une séance de refaisage de monde. Toujours.

Et donc, quand je me suis reveillé le lendemain à 11h car stéphane avait eu la bonté de se lever pour donner à manger à la bête et aller faire quelques courses chez le primeur pour ma seance de confections de purées et compotes de la semaine, j’avais un peu mal à la tête et j’etais fatiguée, voire totalement embrumée. Je me suis levée et mon mal de crâne s’est amplifié presque immédiatement. Je suis allée dans la cuisine, j’ai commencé à sentir une debut d’envie de vomir m’envahir. Doliprane, absorption d’une banane (remède miracle personnel anti-gerbe).
Gerbe. Je suis la (ou presque) devant mes carottes. J’ai mis de l’eau dans l’autocuiseur et j’essaie de ne pas me couper un doigt, ma spécialité du moment. Mon état est bof. Très bof. Mais je n’ai pas le choix, il faut que je lutte et que je survive et que je fasse cuire ces putains de carottes.
Re-gerbe. Absorption d’une seconde banane. Douche. Je passe une bonne vingtaine de minutes sous la douche chaude et je sens que je me régénère. Quand je sors de la douche, je suis littéralement ressucitée. Il est 12h20 et je suis sortie en moins d’1h20 d’un etat qui pomettait de pouvoir dégénerer serieuseument au cours de la journée, voire même me terrasser. Et puis non. Je n’avais pas le choix. Il y avait Malo et les purées. Stéphane qui, s’etant levé tot , avait aussi besoin de dormir. Il fallait que je ressucite. Et je l’ai fait. De l’utilité de l’experience pour le resolution d’etat critiques consécutifs à une soirée de beuverie en un temps eclair et du miracle de la resurection quand-on-a-pas-le-choix-parce-qu’on-a-un-bébé.

09 janvier 2009

2008 est morte ! Vive 2009 !


Bon, je crois qu’il est d’usage, lors du passage d’une année à l’autre, de s’arrêter en vol et de regarder l’année qui s’est écoulée pour en faire un bilan .

2008.

Qu’ai-je fait en 2008 ? Est-ce une année qui ne sert à rien, comme certaines années, ou alors une année pleine d’événements, de tournants. Deuxième réponse en ce qui me concerne bien sûr. J’avais d’ailleurs lu que 2008 est une année-tournant dans l’astrologie chinoise. Le passage d’un cycle de 12 années à un autre.

Je dois dire que je commence à me dire qu’il y a peut-être des choses intéressantes à creuser dans l’astrologie chinoise. Outre le fait que je suis chèvre en Chine, je n’y connais strictement rien et c’est peut-être une erreur.

Bref, assez de considérations introductives, et commencons le bilan/résumé de cette longue année

Janvier : on cherche un appartement activement. Très activement. Trop activement. Je suis enceinte de presque 6 mois et je cours Paris de visites d’appartement petits et chers en visites d’appartement moins chers et pourris dans Paris. Jusqu’Issy Les Moulineaux. Il y en a quand même 1 ou 2 qui nous plaisent mais la liste des prétendants est longue et nous passons à côté.
Le 17 Janvier, je visite un appartement qui est pas mal et sur lequel je saute parce que si l’on a pas trouvé d’ici la fin du mois, nous sommes condamnés à rester dans notre 2 pièces sur un boulevard et ca c’est totalement hors de question.
Le 25 janvier on emménage. Déménagement infernal. Long. Et puis quand j’appelle GDF pour mettre le gaz pour le chauffage et l’eau chaude, j’apprends qu’il faut que j’attende une semaine. Finalement, c’est 10 jours que je passerai dans le froid de Janvier à faire chauffer de l’eau dans une grosse casserole pour pouvoir me laver à l’éponge et à la bassine, frissonnant dans mon bac de douche. Enceinte de 6 mois donc.
Et surtout je déballe. Les cartons. J’aménage cet appartement qui va etre le notre mais que je ne me suis pas encore approprié et qui commence plutôt mal avec cette histoire de chauffage.

Février : ca s’installe progressivement et je déballe. Encore. Toujours. Stéphane a commencé son nouveau taff et il travaille comme un fou et loin. Je ne le vois quasiment pas. On cherche un locataire pour notre ancien appartement dont on n’a donné le préavis que le jour de la signature du bail pour le nouveau, et dont on paye le loyer en plus en attendant de trouver un repreneur. C’est l’enfer. Je fais la navette entre ici et la bas quasiment tous les jours. Je suis enceinte de 7 mois, épuisée et angoissée au possible de ne pas réussir à régler cette affaire d’appartement de merde. On finit par trouver in extremis à la fin du mois et c’est un immense soulagement.

Mars : j’essaie de terminer en hâte mes cours de sophrologie pour la préparation à l’accouchement. Je vais bientôt entrer dans le dernier mois et je peux accoucher d’un moment à l’autre. En théorie car rien ne semble l’annoncer. Physiquement parlant. A part ces contractions bizarres, absolument indolores qui reviennent souvent. J’occupe mes journées à compléter mes achats pour la naissance du petit bébé dans mon ventre, qui n’a encore aucun prenom puisque je ne sais même pas si c’est une fille ou un garcon.
Et puis le 16 mars je me précipite à l’hôpital. Je ne sens plus le bébé bouger et j’ai peur. On m’osculte, me garde pour la nuit, malgré mes protestations et la, chose étrange, mes contractions commencent à devenir douloureuses vers 1h du matin. Une nuit de souffrance vient à bout de mon refus de la péridurale. J’ai mal, je suis fatiguée et pas sortie de l’auberge, car la progression est plutôt lente. Quand Stéphane arrive vers 11h, la douleur m’a quitté et nous commençons une phase d’attente qui prendra fin à 20h35, soit 20h de travail ( !) avec la naissance du petit bébé, qui s’avère être un petit mec et que l’on appelle Malo.
Il pèse seulement 2,6 kg et mesure 46 cms. Il est né à 37 SA + 3 dans le jargon, soit 3 semaines et demi en avance dans le langage normal. Et il va trés bien.
Ainsi commence la rencontre avec Malo. Les nuits inexistantes, la vie en continu, la fatigue, la peur de mal faire et l’amour incoyable qui nous submerge. J’apprends à m’occuper de ce tout petit d’homme qui a l’air si petit, si fragile, si dépendant de moi.
Au passage, je fête mes 29 ans le lendemain de la naissance. Ca passe inaperçu. Normal.

Avril – Mai : les jours, les semaines passent, je deviens maman, mais Malo n’est pas facile, j’en bave. En plus, je l’allaite, ce qui est épuisant, même si c’est une expérience formidable. On découvre qu’il a une hernie et on doit le faire opérer début Juin. Malgré le fait que l’opération soit bénigne et courante, je ne peux m’empêcher d’avoir peur que quelque chose tourne mal. Je découvre à quel point ce bébé est la chose la plus importante dans ma vie. Pour toujours. Toujours je voudrai le mieux pour lui, toujours je m’inquièterai. Et je ne pourrai pas lutter. Parce que c’est comme ca. Ca ne s’explique pas. C’est.

Juin : Malo se fait opérer et tout se passe au mieux. Il commence à faire ses nuits et devient calme. Débute alors une période de 3 mois de sérénité. Malo ne pleure plus, s’éveille, grandit, mange bien, fait ses nuits, suce son pouce, découvre son environnement. Je le sèvre pour ses 3 mois et il passe au lait artificiel et Stéphane devient tout à coup apte à le nourrir. Ca fait du bien. En plus, on le déménage dans sa chambre et l’on redécouvre un bout de vie à 2 une fois Malo couché. Ca fait du bien.

Juillet : départ en vacances autour du 20. En train. Galère mais bon. Une semaine les 3 à Hauteville en Normandie ou Malo entretient de longues discussions avec les feuilles des arbres et découvre la mer. Froide. Puis passage éclair à Poitiers chez la mère de Stéphane puis chez la mienne à Besançon.

Aout : retour à Paris. On achève l’été dans les parcs parisiens. Je connais le quartier par cœur. Je sors Malo en poussette tous les jours et on marche.

Septembre : Malo a 6 mois, ce n’est déjà plus un petit bébé. Il babille, saisit des objets, se retourne, rit aux éclats et mange des légumes et des compotes que je confectionne amoureusement. On commence les bébés nageurs et Malo semble adorer.
J’arrive enfin à me faire licencier de mon ancien taff. Je deviens officiellement chômeuse et je vais toucher des assedics. Avant que cela disparaisse.

Octobre- Novembre : mois de démarches administratives rapport, entre autres, à mon licenciement. Malo perce les 2 dents du bas le jour des 32 ans de son papa. Il commence à réclamer beaucoup plus d’attention. Et puis on ne peut plus le laisser seul sur son tapis car il arrive à se balader dans le salon grâce à des rotations diverses.
De mon côté je commence à péter un câble à cause de mon inactivité et de la routine qui s’installe. J’ai pleins de missions à accomplir mais je suis comme paralysée par l’ampleur de la tache. En plus, l’hiver est rude. Moche. Et ca n’aide vraiment pas à broyer du rose.

Décembre : Malo choppe une laryngite suivie d’une bronchite asthmatique puis se traine un rhume tout le mois. Il en profite pour faire pleins de progrès : il rampe façon commando, se tient assis, répète des babababa et se met à manger solide . Fini les biberons, monsieur pense qu’il est suffisamment grand pour en terminer avec ces trucs de bébé. A mon grand désespoir. Les premières vacances de noël approche et Stéphane, Malo et moi on fait notre première sortie en famille chez Toy’s’r’us et on achète les premiers cadeaux de noël du petit. Noel se passe très bien. Dans ma famille. Malo est très excité par ses nouveaux jouets et semble ravi. Il perce 2 dents, les incisives du haut mais externes, façon vampire, le 24 décembre.

On passe un 31 plutôt excellent avec Stéphane qui a pris quelques vacances qui font du bien à tout le monde. Diner en amoureux. Champagne. St Estèphe.

Une nouvelle année commence . 2009 de son p’tit nom. 2009 qui promet aussi d’être mouvementée. Je dis : 2009 année du neuf ! car il a y plein de choses qui doivent changer cette année. Je ne vous dis pas lesquelles, car après cela pourrait ressembler à une liste de résolutions et parait-il que les résolutions sont faites pour ne pas être tenues.

Or pour le coup, il est hors de question que ce soit le cas.

07 janvier 2009

Mon pays

De retour du Grand est, la ou il fait vraiment froid, du type en dessous de zero et où il neige (sauf bien sur juste au moment de Noël), je me sens inspirée pour vous parler de mon pays.

Toujours partir d’un endroit pour l’apprécier vraiment.

Quand je retourne au pays, j’enlève mon habit de parisienne, vite, vite parce qu’il semble soudainement ridicule. Surfait. Egocentrique. J’arrête de demander aux gens en guise d’amorce de discussion ce qu’ils font dans la vie. On s’en fout. On parle c’est tout. De différents sujets. On se moque d’où se situe la personne sur une échelle sociale, on ne cherche pas à la définir par son métier. C’est tellement secondaire.

Mon pays, c’est un pays de hippie. Il s’en dégage une atmosphère de simplicité. La ville est peuplée d’étudiants, on respire la jeunesse à chaque coin de rue. Il existe une légèreté dans mon pays qui fait cruellement défaut ici, à Paris, ou même ailleurs. Chez moi, c’est roots et ca se sent tout de suite.


Mon pays est aussi un pays de terroir, donc un pays riche en délices gastronomiques. Version camapgne.

La saucisse morteau, la saucisse de Montbéliard à manger avec des pommes de terre recouvertes de cancoillote chaude ou une tartiflette. Ou une boite chaude.
Le Comté au gout subtil de noisette, le Morbier, et surtout le Mont d’Or, qui coule, qui se mange à la cuillère ou bien qui se fait chauffer au four piqué d’ail et agrémenté d’un bon vin du Jura.

Parlons-en du vin du Jura ! Méconnu on ne sait pas trop pourquoi ! Le Savagnin, le vin jaune, le vin de paille, ou un simple Arbois chardonnay. Son odeur étrange, sucrée, bien qu’il ne le soit pas, son gout de noix… Cela fait des années que je demande à mon père de m’en offrir une caisse, un bon rollet tradition, mélange de chardonnay et de savagnin, beaucoup de savagnin, le vin ultime pour le foie gras, ou, de façon plus surprenante, avec les huitres, tout simplement.


Mon pays, c’est un endroit que l’on peut appeler mon pays. C’est un pays de terre, de nature, de forêts, de collines et de rivières, de villages pittoresques, c’est un pays de froid ou l’on aime à se tenir chaud. Ce n’est pas un pays d’argent, d’apparence et de représentation. Chez moi, on plonge ses mains dans la terre, on met des bottes, des grosses écharpes, des bonnets improbables, des gants tres epais, on ramasse des champignons en forêt, on fait du ski de fond, on se baigne en rivières dans des coins auxquels on accède en prenant de petites routes, en passant sous des barbelés et en traversant des champs, souvent occupés.


Oui, mon pays je l’aime. J’aime y retourner, rencontrer de nouvelles personnes, tellement différentes de celles que j’ai l’habitude de rencontrer ici, manger et revenir à Paris avec un trésor, pour une soirée franc-comtoise à venir.

Je ne pourrais pas y vivre. Je finirai par le trouver petit, étriqué, ennuyeux, et trop froid surtout, pluvieux. Je le chéris de loin, et je m’y replonge parfois, pour mon plus grand bonheur. Je me fais des piqures de comté de morbier et de mont d’or, de vin d’arbois et de poulet aux morilles et au vin jaune. Je bois de la kro avec un bouchon qui se referme et de la Jenlain, je me met un foulard dans les cheveux et je me fous de savoir quel accessoire va sublimer ma tenue, de savoir si ma chemise est repassée et si mes cheveux sont souples et brillants.

Mon pays a laissé en moi la marque de la simplicité et de la spontanéité. Bien sur, j’ai été pervertie depuis, je ne suis plus simple du tout et ma spontanéité s’est bridée. Mais c’est la et ca ressort parfois, pour mon plus grand bonheur.

17 décembre 2008

Back en vie(rtuel)

Et bien voila il est temps, je refais surface.
Je tiens à dédicacer cette réapparition à feu mon ordi, aux Assedic, à mon indécision, à ces batards d’UPS et ces enfoirés de Dell. Bon ok, mon ordinateur il en jette. Il est beau, vert écolo et argent mat, il est grand et celui la il est léger, c’est un vrai ordinateur « portable » au sens « portable » du terme, bien évidemment.
Oui, mais UPS, ils ont un chauffeur menteur et Dell, des salopes de télévendeuses qui sont capables de te raccrocher au nez en te disant de te calmer avant de rappeler. Genre je suis son mec aussi, non ?

Cela dit, tout vient à point à qui sait attendre et je ne sais pas attendre.
Donc j’ai vécu en ermite pendant 4 semaines. Ma vie sociale divisée par 2, un paris utile au lieu de Mappy, un annuaire en guise de pages jaunes, et des dépliants publicitaires à la place des spams.
Aucune commande redoute, vertbaudet, pixmania.
Le néant.

Alors j’ai lu. Les 2 premiers tomes de Millenium et un autre bouquin fabuleux que je recommande « L’ami Butler » de Jérôme Lafargue. Je ferai peut-être un petit topic « littéraire » ou je vous en parlerai plus en détail.

Et sinon, j’ai un loulou malade. Loulou qui au passage fête ses 9 mois aujourd’hui, soit autant de temps dedans que dehors. Enfin, en théorie. Donc je suis cloitrée depuis une semaine.
Loulou, qui malgré sa laryngite bronchite asthmatique au bord de la bronchiolite que même que je lui donne de la ventoline dans un inhalateur grand comme mon bras, fait plein de progrès. Et il serait temps car il est un peu en retard par rapport aux moyennes, moyenne dont on se bat la race évidemment, mais pas tout a fait quand même, tempérament anxieux oblige. Donc, il rampe en poussant sur ses gras, façon militaire. Et très rapide. Trop rapide. Il y eut nécessité de revoir entièrement la disposition des choses dans l’appartement et de ne rien mettre à moins d’1 m du sol. Enfin, en théorie, car Malo adore plonger les doigts dans la terre de mes plantes, et moi je ne sais pas quoi en faire. Il tourneboule, adore jouer a se donner des vertiges en secouant la tête de droite à gauche et en me regardant en attendant que je le fasse à mon tour. Il ne veut plus aucun biberon, je suis obligée de lui donner du solide et j’ai donc investi dans une chaise haute dans laquelle il adore squatter et qu’il l’a aidé pour enfin réussir à se tenir assis une minute d’affilée.

Le départ pour Noel se fera dans 2 jours, ce qui me laissera peu de temps pour mes retrouvailles avec la vraie vie d’Internet. Mais j’avais quand même envie d’écrire quelques mots.

05 novembre 2008

Time for Hope

Je n’aime pas trop m’épancher sur la politique ici, c’est plutôt un débat que j’évite, car je sombre vite dans l’énervement voire l’agressivité, surtout en ce qui concerne certains hommes politiques de certains pays d’un certain bord – hum hum- qui seraient entrain de foutre la merde totale en termes de géopolitique mondiale.

Pourtant aujourd’hui, il s’est passé quelque chose que je ne peux pas passer sous silence. Peut-être qu’on vient enfin de prendre le tournant. Non, on l’a pris c’est sûr, mais le résultat va-t-il suivre ? Seul l’avenir nous le dira, mais je pense que pour une fois, le meilleur choix a été fait et je suis ravie que le nouveau président du monde soit Barak Obama. Vraiment. Heureuse de savoir que Bush va sombrer dans l’Histoire. Surtout quand l’on sait la place qu’il va y prendre : un président de merde qui quitte ses fonctions en laissant derrière lui des guerres, une crise économique sans précédent et qui ne peux plus mettre les pieds nulle part sans se faire huer par le peuple qui l’a élu. Pas de cervelle, pas de cœur, pas de courage. C’est même McCain qui l’avait dit à l’époque en 2000.

Pauvre McCain. En fait, il me fait de la peine en fait.
C’est l’histoire d’un type qui a tenté de rester intègre, honnête, qui a même failli quitter les Républicains un temps, qui détestait Bush mais qui, pour devenir Président, a cru qu’il fallait être Bush. Il s’est trompé, mais faire machine arrière est impossible. Il a perdu. Voila.
Et tant mieux. Le temps est venu pour que le changement s’opère. Et j’espère que nous ne serons pas déçus.


La seule chose que je ne m’explique pas, c’est comment se fait-il que 80% des Français soutiennent Obama alors qu’ils ont élu un Bush ?

03 novembre 2008

Bas

Je ne me sens pas tres bien en ce moment. Je ressasse, je m'adonne à la mélancolie, la douce mélancolie, celle qui tourmente le coeur de vaguelettes , qui l'emporte parfois au fond de la gorge, derrière les yeux, cette petite musique triste du hasard de la vie.
Les problèmes s'accumulent, les sentiments négatifs aussi.
Le retour de l'existentialisme. Encore.
Je devrais m'en douter. Il ne m'a jamais quitté. Il ne part jamais loin.
Et puis l'ennui, mon plus grand ennemi, celui qui me dit que ma vie est inutile, que je ne la controle pas, que je suis trop faible, trop lache pour avoir le courage de la vivre vraiment cette putain de vie. Oui, l'ennui est la, il prend racine et me paralyse.

Mais ca va passer. Ca passe toujours. Non ?
Il suffit d'attendre et à cette mauvaise passe succedera d'autres phases plus rejouissantes.
C'est toujours comme ça.
Ca finit toujours par passer.

Il faut que ca passe.
Il faut que je patiente la tête haute, les idées claires et prête à saisir les opportunités qui relanceront la girouette dans une autre direction. .
Ca va passer.

En attendant, une séance de larme sur Counting Crows, c'est bon.

21 octobre 2008

Anecdote

En ce moment, je repense souvent à plein de petites ou grandes choses qui me sont arrivées dans le passé. Mine de rien il s’est passé un paquet de chose, depuis que j’ai 16 ans, c'est-à-dire du coup, maintenant depuis 13 ans. Oui, il a le temps de s’en passer des choses surtout quand on a la bougeotte, l’envie et la motivation, qu’on aime s’amuser, courir le monde, rencontrer des gens etc. Quand on est ouvert, quand on savoure la liberté.

Bref, ceci me donne l’occasion de déclarer ouvert la série « anecdotes du passé ». Nom pourri certes, mais pas envie de réfléchir, appelons un chat un chat.

On est en Juillet ou en Aout 1997. J’ai 18 ans et je vis une folle histoire d’amour. Avec la Bavière, les Allemands aux cheveux longs, la bière et le rock. J’y vais de temps en temps. Je prends un train qui prend des plombes, qui s’arrête par Bale, Bale ou je suis obligée de traverser toute la ville pour aller à une autre gare où je dois désespérément tenter de m’exprimer en allemand, puis qui s’arrête à toutes les petites gares de la Bavière. Et quand j’arrive enfin, je sais que ca y est : c’est party time.

Cette année la, entre autres, on est allé à un festival sur une journée. En Allemagne, à l’époque, il y a déjà plein de festivals. Plus d’un par semaine. A l’affiche de ce festival : Marylin Manson, Fantastischen Vier , Metallica et d’autres noms qui se sont perdus dans les méandres de ma mémoire.
En arrivant, il est évident que le public est venu voir Metallica. Ce qui n’a rien de surprenant. Sauf qu’en Allemagne, le public de Métallica, c'est-à-dire le public métal est haut en couleur. Très folklorique. Respect de la tradition du gilet en jean sans manches couverts de patch, de clous et surtout JAMAIS passé à la machine bien que portés TOUS les jours. D’où cette charmante couleur caractéristique de beige-caca d’oie-un peu bleuâtre. Respect également de la coupe de cheveux longs derrière-courts devant. De la tradition des poils sur le visage et du jean moulant. Voire du cuir moulant. Voire du cuir moulant avec des lacets sur le côté. Respect de la tradition alcoolique.
Bref, ca fait un spectacle plutôt sympa au final quand on a le sens de l’humour et le respect du passé.
Cela dit Metallica passe en dernier. Avant ca il y a toute une journée de concert. Dont Marylin Manson. A l’époque où des folles rumeurs couraient à propos de décapitations de chiots, enlèvement de côte pour auto suçage et diverses autres perversions un peu flippantes. A l’époque on ne savait pas si ces rumeurs étaient fausses ou pas, ce qui conférait au monsieur une aura que je qualifierais d’effrayante. Je me souviens qu’il portait un corset et des bas resilles, qu’il était tout blanc et qu’en fait, il me foutait un peu les boules. Ambiance super glauque. Mais je suis contente de l’avoir vécu. Surtout maintenant qu’on sait que Marylin Manson est un pur produit marketing.
On passe donc la journée à picoler, à fumer des spliffs, à écouter du son. Normal. Classique, pour un festival.
Les metalleux, eux se mettent la tête au Jim Beam, il y a un stand juste la. Ca pue la mort. Ils sont de plus en plus faits, c’est sur. A les voir affalés au sol à rigoler grassement.
Et puis, quand Metallica arrive enfin sur scène, il est 22h.
Et la, c’est le drame. A peu près la moitié des métalleux reste au sol, dormant du sommeil de l’homme qui a trop bu. L’autre moitié tient péniblement debout et secoue la tête. Juste la tête. Ah si, il bouge également leur bras pour amener leur verre à leur bouche. Mais voila c’est tout. Nous on est en forme, et tout cas plus qu’eux et on profite du concert et du spectacle carrément comique de ces fans qui garderont toujours en tête le non-souvenir d’un concert de Metallica.

17 octobre 2008

Rock is never dead

Aujourd’hui j’ai envie de parler musique. De vous livrer mon traditionnel monologue sur mon parcours musical, monologue dont j’ai su vous préserver jusqu'à maintenant. Mais en ce moment, je vis de nouveau un truc fort avec la musique. Le rock’n roll en particulier, je retrouve les sensations de la béatitude musicale et je danse dans mon salon sur des riffs de guitare en faisant du playback.

Il n’y a pas longtemps, avec un pote, on a dit « Rock is never dead ». C’est vrai. On a cru pourtant que le rock était entrain de mourir, qu’il allait mourir. Je me souviens il y a 4 ans on disait encore ca. Et puis c’est revenu. Et en fait, ca fait du bien. Car moi aussi, j’avais abandonné le rock, qui fut pourtant mes premières amoures il y a de ca 13 ans, alors que je découvrais en même temps les Beastie Boys, Smashing Pumpkins et Cypress Hill. Pas très rock tout ca me direz-vous. Oui, mais c’est ce qui a lancé ma période grunge. From Seattle. Nirvana, Pearl Jam, Soundgarden, Alice in Chains, Lemonheads, Bush. J’adorais les Smashing, Green Day, Dog eat Dog j’écoutais Offspring (que j’ai renié dès que c’est devenu connu, on est ado ou on l’est pas). Je me défoulais sur Rage. J’ai découvert la fusion, les trucs un peu plus métal, Sepultura, Biohazard et puis aussi un peu d’indus, (Tool, NIN). Parallèlement j’écoutais un peu de hip hop, Cypress Hill en particulier, De la Soul, Busta Rhymes, sans oublier le hip hop français, au top de sa forme a l’époque (NTM, IAM, 2 Bal 2 Neg, la FF et j’en passe). Et puis du big beat aussi, c’est la période de Fatboy slim, Propellerheads. Tout ca. Un bon truc de vacances.

A 18 ans, je me mets à écouter du neo-métal. Le premier Korn, le premier Deftones, le premier Limp Bizkit, Incubus. Je kiffe ma race dans mon 9 m² à faire de l’air guitar et a sauter dans tous les sens. C’était bien. Mais sans le savoir, je me dirige déjà vers un autre style musical : l’électro. On me met entre les mains du krush, du shadow. On m’emmène voir Herbaliser à la Laiterie en 1997, je découvre le label Ninja Tune. L’abstract hip hop, le trip hop, l’electro jazz, l’electro hip hop. Le label Warp, les beats epurés bien tranchants, les trucs super dark à pas ecouter quand on est déprimé. J’adore. Je deviens une vraie folle de musique, je passe la majeure partie de mon temps à investiguer , découvrir, écouter de nouvelles choses, en reperant les noms des labels, les noms des producteurs. Je commence à vivre musique. Je m’y connais vachement, la preuve quand je parle musique, personne ne comprend rien. Quelque part, je m’en délecte. Je me sens érudite. Mais je suis frustrée car je voudrais tout connaitre et je me rends compte que c’est impossible.

La je fais des stages en maison de disque, je fais connaissance avec une autre scène hip hop. Le hip hop new yorkais, underground, les labels anticon, mush, def jux. C’est un vrai moment de découverte car je n’avais pas idée que ce type de hip hop la existait. Les instrus hyper electro, les beats lancinants, les voix dissonantes (ou pas d’ailleurs). Cela dit, je commence à m’essouffler, à être moins avide , j’ai un mur de cédés a la maison, mais je ne les connais pas tous, et il y a en a pleins que je connais très peu. Encore aujourd’hui j’ai pas mal de cédés qui sont encore sous blister. Ma passion pour la musique s’estompe, petit à petit. C’est perturbant car c’est comme perde une grosse partie de moi. Ce qui me définissait. Ce qui me motivait. Ma vie se trouve privée de mon activité principale. Déstabilisant.

Par à-coup, je me remets à écouter mes « vieux trucs de grunge » comme je les appelle. Surtout quand on a picolé. Classique. Et en fait, je n’écoute presque plus que ca. Mes vieux trucs. Mais aussi de nouvelles choses. Mon frère m’a fait découvrir ce qu’on appelle le stoner, donc. Qui pour moi et d’après ce que j’en ai entendu est un mélange de grunge type Alice in Chains avec un son plus lourd, plus gras, plus puissant, plus métal, quoi. En particulier, j’ai découvert Down, qui est le nouveau Pantera, la suite du groupe après l’assassinat du guitariste sur scène (rock’n roll !). J’ai adoré. Et puis on m’a rendu mon disque d’At the drive in. Et puis je réécoute Rage. Et puis aussi Type O Négative, car grâce à mon frère (décidément, merci Guillaume !) j’ai retrouvé le titre de l’album que j’écoutais et du morceau que j’adorais. Bref, pleins de choses oubliées qui remontent et qui font du bien, qui réinsufflent une énergie que j’avais perdue et qui me manquait !

13 octobre 2008

Intentions

En ce moment, presque chaque jour, je pense à quelque chose, un sujet, n’importe quoi, inspiré de mon quotidien ou non et je me dis, « tiens je vais en faire un post sur mon blog ». Et pourtant, vous remarquerez surement qu’il n’y a pas eu de mise à jour depuis un moment.
Mais que s’est-il donc passé ?
Et bien, tout simplement, ces beaux sujets n’ont jamais vu le jour, ils sont restés dans mon cerveau, bien au chaud et puis leur souvenir s’est effacé progressivement et mon blog n’a pas bougé.

Entre autres je voulais vous parler :

Du film Sagan que j’ai vu à la Télé, vous dire combien j’avais aimé la façon dont le personnage avait été traité, combien j’avais adoré Sylvie Testud dans son rôle et à quel point elle jouait bien et que je voulais me marier avec elle. Je voulais partager mon sentiment après avoir découvert qui était Sagan et m’être attachée à ce personnage atypique, fou et pourtant sensé d’un certaine façon. Bien que sa vision des choses soit tout de même très pessimiste ou très résignée, ou très cynique. Bref, ca je sais que je voulais en parler et éventuellement recueillir des opinions.

Des bouquins que j’ai lu il y a un moment maintenant . Le Vargas «Debout les morts», bien mais pas transcendant, avec des chouettes personnages dedans, une certaine forme de suspense mais un fin trop plate, de « la cinquième montagne » de Paulo Coehlo sur le prophète Elie, un conte historique et religieux à la sauce poétique de l’auteur et surtout de « Chasseur de Tête » de Timothy Findley, qui m’a marqué. A tel point qu’après je n’ai pas pu me mettre à lire un autre livre tellement j’étais tatouée par le bouquin et incapable de me concentrer sur autre chose. C’est surtout ca qui est hallucinant, la post-lecture du bouquin. Si, j’ai lu «Gatsby le Magnifique", mais justement je n’ai pas vraiment pu entrer dans le livre et j’ai arrêté. Enfin, j'ai fini le livre quand même, mais je n'ai plus réussi à me lancer dans un autre. Ce qui fait que j’ai maintenant une liste de bouquins à lire longue comme le bras, car –encore un sujet dont je voulais vous parler- nous sommes allés dans un vide grenier dans le quartier et avons ramené un trésor conséquent a la maison, composé essentiellement de bouquins, mais aussi d’une lampe nuage rose bonbon –hum- pour Malo, une marionnette, un porte manteau, de la sape vintage pour moi, des boites en bois, un aspirateur à main, des joints de cafetière italienne. En bouquin on a trouvé des perles. Entre autres, un bouquin de magie contre une clope, un bouquin d’interprétation des rêves à 20 cts, un bouquin de 1981 sur comment se faire des amis –et les garder- et se trouver une femme -et la garder- avec des perles dedans, comme quoi, la société a bien changé, ainsi que –et surtout- la condition des femmes et Dieu merci.

Je voulais aussi écrire a propos d’une nouvelle petite phase de revival vécue le week-end dernier, à squatter comme au bon vieux temps, à écouter du son, boire de la bière et rencontrer des gens cools. A propos du fait que ma mère est un bonne babysitter et que retourner à Besançon me permet donc aussi de souffler un peu et de sortir de mon rôle de maman et ca fait grave du bien .

Plus sombre, mais potentiellement intéressant quoique possiblement soporifique, la fameuse fin du capitalisme dont on nous bassine les oreilles depuis quelque temps, que j’annonçais depuis longtemps et dont je parlais d’ailleurs pas plus tard que samedi dernier, expliquant que comme toute civilisation, système sociétal, nous étions en pleine phase de décadence après la montée et l’apogée. C’est comme ça, c’est la vie, c’est l’histoire, c’est l’Homme. Sauf que le problème c’est que notre pouvoir de destruction de notre environnement et par extension de nous même est de plus en plus important. C’est sur que l’homme de cro magnon avec sa hache avait peu de chances de faire des trous dans la couche d’ozone ou de polluer sa rivière avec des produits chimiques. Quoique peut être que le mammouth rejetait un paquet de méthane, bien plus que le bœuf, mais bref, je digresse. Je ne sais pas trop ce qu’il va se passer. Je ne sais pas si l’intervention de l’état va tout résoudre. Rassurer les marchées, encore c’est possible, mais avec un tel endettement, une faillite de l’état n’est-elle pas plus à craindre qu’une faillite des banques. Oui et non, tout est entremêlé de toute façon. C’est la merde en tous cas, ca c’est certain. Comment un système qui manipule 50 fois plus d’argent qu’il n’en existe réellement peut-il survivre ? Sans compter qu’avec la mondialisation de l’économie, bah c’est les dominos. Tout part complètement en couille à tous les niveaux. Ca fait peur
Mais moi, à mon petit niveau, il va m’arriver quoi ?

Comme je ne sais pas, et bien j’essaie de ne pas y penser et de passer de bons moments. Ainsi ce week-end, c’était l’anniversaire de Stéphane. On a refilé Malo a des amis qui sont venus jouer à guitar hero et singstar a la maison, pendant que nous nous faisions une petite soirée seuls tous les 2. Le truc qui n’était pas arrivé depuis des millénaires. Presque.
On est allé diner à l’hôtel amour, sur la terrasse. Le cadre est très joli, la carte étrange, mais on peut y trouver son bonheur et surtout c’est délicieux. Seul hic, on nous a fait déplacer et on s’est retrouvé un peu coincés contre le mur, mais on nous a offert des couplettes de champagne en dédommagement, donc bon, l’un dans l’autre… on s’en tire pas si mal. Ah, le st estephe n’était pas terrible du tout. A éviter donc. Dommage.
Puis on a décidé de s’acheter des bières chez un épicier et d’aller fumer un spliff devant le sacré cœur. C’était sans compter que c’était le jour des vendanges de Montmartre et que les escaliers devant le sacré cœur était blindé, les pelouses aussi. Au final, c’était cool, car on a pu se poser pepère et faire ce qu’on avait à faire sans se faire emmerder par les flics, chose éminemment rare de nos jours, il faut bien le dire. Puis nous sommes redescendus chez Camille, un petit rade sympathique, bien qu’ils ne servent plus de chouffe depuis « 2ans/2 ans et demi » dixit le serveur. Oui je sais, ca fait longtemps que j’ai pas venu. On s’est enfile des mojitos, posés sur la terrasse et on s’est dit qu’il fallait absolument qu’on compare ces mojitos a ceux de la Fourmi, notre QG fut un temps quand j’habitais dans mon 18 m² dans le 9ème et qu’on venait de se rencontrer. C’était blindé et en plus, il n’avait plus de mojito. Je me suis rabattue sur un picon. Je sais pas ce que j’ai en ce moment, j’ai envie de picon. Pïcon que je me suis fait renverser par un pauvre type bourré. On a fini par renter a pieds une bière a la main, il était 2h30 et Fab nous attendait sagement à la maison en jouant seul et ivre à guitar hero. Et nous avons continué la soirée avec lui à jouer du lamb of god, du weezer, du rage et j’en passe.
Et bien, je ne sais pas si ca se perçoit comme ça, a la lecture, mais c’était une chouette soirée. Toute simple et toute bonne. Comme nous a dit un type chez Camille « alors vous êtes posés tranquille et vous kiffez, c’est ça ? » Oui, c’est ca.

Donc voila.
Un paquet de sujet dont je ne vous ai pas parlé, faute de temps, et surtout à cause du baobab que j’ai dans la main en ce moment. La langueur de l’automne, je m’enfonce peu à peu en phase d’hibernation.
Oui, ca doit être ca.

30 septembre 2008

Petite pensée comme ça

Tu comprendras quand tu seras grand.
Je ne te dis pas ca de manière condescendante ou comme pour te dire de te dépêcher d’être grand pour pouvoir comprendre plein de choses. Non, surtout pas, ne sois pas pressé. Car je comprends peut-être des choses que tu ne comprends pas, mais toi, mon chéri, tu comprends des choses que moi je ne comprends plus.
Et je le regrette.

26 septembre 2008

La découverte de la frustration

Malo a donc 6 mois et Malo est de plus en plus conscient.
De lui, de moi, de son environnement, de ses propres limites.

Malo a l’évidence voudrait s’asseoir, se mettre debout, courir, marcher, faire des galipettes, lire du Proust et jouer à Guitar Hero.

Mais Malo pour l’instant ce qu’il sait faire c’est :
- Se retourner du ventre sur le dos ET du dos sur le ventre (la combinaison des deux pouvant donner un roulé boulé)
- Se tenir à peu près assis quand on le tient
- Rire
- Sourire
- Faire des sons. Beaucoup de sons. Mais rien de foncièrement intelligible
- Tenir ses pieds quand il est sur le dos
- Manger des purées de fruits et de légumes
- Faire des abdos sur un plan incliné
- Regarder intensément des jouets, les attraper et les manger

Donc même si c’est déjà pas mal, on est loin du compte.


Et petit Malo est frustré ! Oui ! Déjà ! Le pauvre il est pas rendu, mais ca je préfère pas lui expliquer encore. Alors je l’encourage. On s’organise des squats sur le lit de papa et maman avec pliens de jouets et on joue. Sinon, de toute façon il me pète les couilles.
Oui, parce qu’en ce moment, il est également entrain de découvrir que je ne fais pas partie de lui et que dans ces conditions, si je disparais dans la cuisine avec une pile d’assiettes, il y a quand même de fortes probabilités que je ne revienne jamais. Ca c’est ce qu’il croit. Alors il hurle le petit. Donc je passe beaucoup de temps avec lui pour préserver un volume sonore « raisonnable » et j’en suis ravie. Je le stimule et il a l’air aux anges. Il pousse des petits cris de joie qui me font fondre, il rit aux éclats et sourit, comme si le sourire était son mot préféré. J’espère que c’est un indicateur de bonheur car si c’est le cas, Dieu ce qu’il a l’air heureux et rien ne pourrait moi en ce moment me rendre plus heureuse aussi.

Après toutes ces émotions que je viens de vous transmettre de par le plus profond de mon être, et que quelque part ca me gêne toute cette dégoulinance d’amour, je vous propose de créer une diversion et de terminer sur du rire

Mon oncle : « Tu l’appelles « mon p’tit chat » malo ? »


Vous savez, il vaut mieux entendre ca qu’être sourd.

Parait-il.

24 septembre 2008

Demi-anniversaire

Quel meilleur moment pour faire le bilan que les 6 mois de mon petit Malo d’amour ? Je vous le demande.

Une demi-année en tant que maman, une demi-année à m’occuper d’un petit être, croisement de moi-même et de mon chéri bien-aimé, une demi-année à aimer quelqu’un qui l’année dernière encore n’existait pas, pas même dans mon imagination.
Un truc incroyable, c’est moi qui vous le dit.
Une vie complètement changée, des projets en pagaille, le privilège d’avoir toujours quelqu’un a faire passer avant soi.

Quand je repense à la petite bestiole d’à peine 46 cms et 2,6 kgs que je tenais dans mes bras, aujourd’hui, une bonne bête de 65 cms pour 7,8 kg. 3 fois plus lourd dans mes bras, 20 fois plus agitée, expressif. Une interaction qui est apparue progressivement pour devenir aujourd’hui une sorte de dialogue constant entre ce petit être non doué de parole qui cherche à me dire pleins de choses, qui en exprime autant qu’il peut avec son regard, ses bras, ses jambes, ses rires et ses sourires. Ses cris, ses pleurs, ses hurlements (n’ayons pas peur des mots). Il en a déjà tellement appris, il en apprend un peu plus chaque jour. C’est fascinant.

Et puis, il faut quand même parler de cet amour incroyable qui surgit de nulle part. Une émotion inimaginable avant d’être ressentie. Je suis amoureuse de 2 hommes, dont un à vie (n’oublions pas les chiffres alarmants sur la longévité du couple). Je n’ai jamais ressenti amour aussi inconditionnel, aussi évidemment immortel. Cela ne fait que 6 mois, mais je ne me souviens même plus comment ca fait de ne pas le ressentir !

Donc oui, pour répondre à votre question, celle que tout le monde me pose, oui ca change la vie. Mais pas forcément dans le sens ou vous l’entendez car je sors toujours, je vois des amis, mon chéri bien-aimé et moi, on arrive a faire des trucs, avec de l’organisation. Bon ok, j’ai souvent une poussette greffée aux bras, un biberon, une compote et une couche dans mon sac, l’ouïe la plus fine du monde pour repérer les pleurs d’enfant, je maitrise admirablement le secouage de toute sorte de jouets qui bruissent, grelottent et parlent en chantant, ainsi que le coupage d’ongles sur mineur remuant de moins de 1 an, j’ai 7 kgs en trop et je sais faire des purées de fruits et de légumes bio maison. Mais je suis toujours moi, avec quelques supers pouvoirs en plus.

Petite retrospective en image du Loulou


A la naissance


A 1 mois



A 2 mois


A 3 mois


A 4 mois


A 5 mois

A 6 mois [to be released soon once my hardrive is able to host all the pictures I took for one month]

11 septembre 2008

Relooking et coiffeur digital

Alors mon blog aussi il a eu envie de se payer une nouvelle tête et comme le coiffeur pour blog, c'est gratuit, j'ai pas dit non.

Vous en pensez quoi ?

Je suis dubitative..