17 juillet 2008

Dernier Appel

Dernière ligne droite avant les vacances.
Comme d’habitude, j’ai une liste de choses à faire, à acheter, à préparer longue comme le bras. Enfin, encore pire que d’habitude car l’élément bébé est un sacré facteur de complication.
Il me reste donc 2 jours avant le départ vers de nouveaux horizons et je sens que ca va être la course.

Mais après ce sera enfin le grand départ. Quitter Paris. 2 semaines. Quitter la ville, les voitures, la pollution, le train-train quotidien et aller vers la mer, les marchés du Dimanche matin, les galettes et le cidre, les pic nique, les après midi à la plage, le farniente dans les herbes folles du jardin, les huitres.. et puis un mariage, et des moments en famille, que je redoute, mais bon..
Nous allons aller d’ouest en est en train avec le bibou, les bagages, ca risque d’être folklo !
Donc ce blog, si actif par ailleurs, risque de se trouver dans un état de langueur estivale 3 petites semaines. En espérant que vous aussi vous partiez en vacances bientôt, ou en week-end, et qu’il fasse beau, à très bientôt .

11 juillet 2008

Ah au fait...!

J'vous ai pas dit ?

Je vais voir Rage Against The Machine le 20 Aout à Rock en Seine [dance de la joie intense]
Après le malheureux episode des places pour le concert du Zenith parties en 20 minutes après leur mise en vente et mon echec à m'en procurer, je croyais ma vie finie, je n'avais pas saisi ma chance, je n'avais plus que mes yeux pour pleurer, souvenez vous, je vous en parlais la.

Et ben en fait, une date à été ajouté au Festival Rock en Seine qui a lieu le 27 et le 28 pour chopper au vol le meilleur groupe du monde la terre avec une dizaine (vingtaine ?) d'autres.
Voila, je voulais juste vous le dire, parce que j'etais entrain de lire mon blog (je suis ma lectrice la plus assidue, ma plus fervente admiratrice ..!), je lisais donc le billet Rage dance with me et j'me suis dit :
"Oh putain MERDE, j'ai oublié de leur dire qu'en fait j'allais les voir, certains doivent etre encore entrain de se flageller pour moi, de pleurer à chaudes larmes ce drame incommensurable, il faut que je les arrête avant qu'il ne soit trop tard."

Voial, c'était tout pour aujourd'hui.

Ah si, l'apéro c'était bien cool, ca fait du bien par où qu'ca passe et je dedicace cette soirée à mon bibou qui m'a laissée dormir jusqu'à 9h41 et qui m'aurait même laissé dormir encore plus si je m'étais recouchée au lieu de me venir me la peter ici [honte sur moi]

10 juillet 2008

Vis ma vie de ma femme d'intérieur

Je viens de me faire gerber dessus.
Si si.
Comme une fois sur deux.
Et pourtant, comme je n’apprends jamais rien de mes erreurs passées, bah je mets jamais de lange sur mon épaule quand je secoue gnomito pour lui faire sortir un rot tonitruant digne des gènes fantastiques récupérés chez les parents (nous).
Je sais pas pourquoi a chaque fois, je me dis, mais non, il ne va pas vomir et tout a coup j’entends ce son de dents du fond qui baignent et je sais que je suis cuite, enfin surtout mon haut. Voire mon bas aussi.

Et en plus je suis tellement une crado que je me change même pas.
C’est la misère j’vous jure.

Un jour je redeviendrai une femme et je me changerai.
Et puis je me maquillerai aussi.
Enfin, d’abord il faut que je puisse de nouveau avoir accès a ma garde robe.
Quand j’aurais perdu les 9 kilos en trop que je n’arrive pas a perdre malgré mes efforts pour manger des salades campagnardes avec des gésiers, des rillettes et du st nectaire à 12 000 calories par fourchette.
Oui, parce que 2 pantalons dont un en moins pour cause de grosse tache de peinture vert anis rapport à un lit que j’aurais peint me dit-on, ca laisse pas beaucoup de latitude pour se changer.
Surtout quand faire la lessive bah ca arrive en 12ème position sur la liste de choses à faire.
Un jour. Peut-être.

Et puis aussi j’irai m’épiler la touffe, je crois que mon homme serait heureux.
Enfin, quand il aura le temps de faire autre chose que travailler, débarrasser la table, dormir et descendre les poubelles.

En attendant, y’a déjà un truc que j’ai eu le temps de faire : repicoler.
Et ouais, l’allaitement est terminé, je suis une femme libre.
Avec modération et après 21h. Tout est question de priorité dans la vie.
Ah si, miracle d’entre les miracles j’ai agrandi le jardin. La preuve en image :


Bon je sais, ca pete pas des masses, mais c’était en solde. Et les soldes comme je peux pas les faire en ce qui concerne les vêtements et ben je me rabats sur n’importe quoi : un mini rosier à moitié mort, un pétunia rabougri et des campanules qui, je le sais déjà, vont me faire chier parce que des campanules ca se reproduit vitesse grand V et que mon jardin n’acceptera pas ce genre de comportement.

Bon sinon, ce soir, c’est fête, c’est paillettes, je vais boire l’apéro chez une copine sans gnomito. Donc vu qu’il est 17h30, faut que je me speede pour jouer avec bibou, donner le bain, le biberon, me laver, trouver des sapes, voire même me maquiller.

Vis ma vie de tout prend 3 plombes pour faire quelque chose.

08 juillet 2008

Travaux manuels

Bon alors j’ai plein de temps et je n’écris même pas !
Enfin, plein de temps tout est relatif. J’ai du temps qui s’est libéré, car Malo est devenu très sage. Il fait ses nuits et ne pleure presque plus en journée. Il peut rester longtemps pépère dans son transat à tchatcher les copains de l’arche, a sucer son pouce en faisant des câlins à son lapinou.
Seulement, ca n’empêche pas d’avoir des journées chargées.

La semaine dernière j’ai reçu le lit à barreaux pou remplacer le berceau qui devient trop juste. Il était en bois naturel vernis.
Et je l’ai peint.
D’abord en blanc, puis j’ai peint des petites étoiles. Il a fallu également poncer (vive le vernis) et revernir. Ca m’a pris 5 jours avec un jour de pause, et j’ai calculé que j’y avais passé approximativement 14h.
Ca fait certes beaucoup mais je suis très contente du résultat que voila :

Donc AVANT





Et APRES


19 juin 2008

On disait que c’était l’anniv de mon blog

Et ca c’est mon bibou qui lèche sa main sans vergogne

Au départ, quand j’ai ouvert un blog, c’était déjà pour raconter ma vie.

C’était sur Friendster, c’était il y a pas mal de temps et à l’époque ma vie c’était plutôt alcool soirée et rencontre, que bébé-chéri-maison. Raconter mes soirées improbables, ca me donnait l’occasion d’écrire des textes plutôt drôles et donc plutôt agréables pour tout le monde. Faut dire aussi qu'on faisait pas de la merde avec les copains, on allait dans des bonnes soirées, de bons petits concerts et l’alcool aidant il y avait toujours quelque anecdote improbable ou stupide à raconter !

Et puis il y a eu le chéri, l'emploi sérieux, le début de la vrai vie active, avec les truc relous du boulot avec quelques pépites de blagues une fois de temps en temps, un concert parfois, les récits de voyages, des textes existentiels à plus ou moins balle-deux sur comment la vie elle est pas comme on espérait qu’elle serait, sur comment la société elle fout la gerbe parfois.

Puis peu à peu, je m’enfonce de plus en plus profondément dans cette vie adulte et je me mets à mettre des recettes de bouffe dans mon blog. On en est au stade où l'on pourrait m’imaginer dans ma cuisine avec un tablier, armée d’une cuillère en bois et d’une casserole, souriant à mon four comme on sourit à la vie. La fin est proche, c’est sur.

Et puis la je tombe enceinte. Ce blog ne sera plus jamais ce qu’il a été. J’ai dépassé le point de non retour. Mon blog devient soporifique pour qui n’est pas moi. Ou alors à la limite des amis très proches qui en auraient quelque chose à foutre de mes blablas sur ma vie de madame tout le monde « j’approche la trentaine, j’ai un chéri, un enfant, un appartement et je sais faire de la blanquette de veau ». J’en suis désolé les amis.

C’est vrai que ca m’attriste de voir de moins en moins de commentaires, et puis aussi d’écrire de plus en plus rarement. Mais bon, je l’aime toujours mon blog car si j’ai le temps, l’envie, voire même l’inspiration (chose de plus en plus rare ces derniers temps, disons le franchement), alors je peux y écrire un petit texte. Ca n’a plus la vocation d’être un écrit publique, ca n’est qu’une trace de cet instant de ma vie à ce moment la, une photographie, un souvenir que je pourrai garder...pendant que quelques dizaines d’autres se perdront dans des recoins inexplorés de mon cerveau. Quelque chose d'important pour moi, mais pas pour les autres.

Chers amis, je vous le dis, il va falloir attendre que Malo se mette à parler pour avoir de nouveau du rire sur ce blog ! Ca laisse du temps…
En attendant chers lecteurs (car il en reste !) sachez que je n’ai pas (plus) prétention à écrire quelque chose d’intéressant pour les autres, l’ordinaire de la vie n’est pas ecrigénique, vous le savez comme moi. Mais restez si vous le souhaitez, ca me fait plaisir !

Sur ce il se fait l’heure d’Amour, Gloire et Beauté, je dois vous laisser !

02 juin 2008

Une autre étape

Je sais bien qu’il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la langue sur ce blog en ce moment. Il faut dire que je vis une époque incroyable. Tout change complètement et chaque jour compte maintenant, car ce n’est plus que moi, ou moi et chéri, c’est la plus belle plante du monde qui grandit sous nos yeux, apprend, change, se développe. Une plante qui a poussé dans mon ventre.

Ca n’est pas facile, il y a eu des moments affreux, mais comme tout, ils ne durent pas et il y a plein d’autres choses réjouissantes à vivre. Mon petit bout grandit, gazouille, regarde partout avec attention et intérêt, sourit à s’en rompre la mâchoire, et se montre de plus en plus réceptif à ses jouets, les animaux sur l’arche du transat, le mobile au dessus de la table à langer ou son mobile musical à miroir et sa berceuse de Brahms qui décidément aura endormi bien des bébés.. !
Il met son poing dans sa bouche, il ne comprend pas encore qu’il faut déplier le pouce mais ca viendra. Il dort aussi bien mieux la nuit, pour ma plus grande joie. Apres le bain vers 20h et le biberon vers 21h, on l’endort facilement et il ne se réveille ensuite que vers 4h. Ce matin après s’être rendormi tout seul à 5h, il n’a pleuré qu’à 9h. Comme il dort seul dans sa chambre depuis une semaine environ, Stéphane et moi retrouvons un semblant de tranquillité à 2 le soir et la nuit, plutôt que de marcher sur la pointe des pieds sur le paquet qui grince, soulever les draps comme s’ils allaient exploser, s’empêcher de tousser, éternuer, de peur de réveiller la bête qui sommeillait juste à côté de notre lit.
L’autre nouveauté c’est le sevrage du bibou. Il prend plusieurs biberons par jour, ce qui me permet de déléguer certains repas au papa. C’est reposant de plus être indispensable toutes les 3h pour sa survie.
Vendredi, j’ai même fait ma première sortie, avec des copines, du champagne, du punch, des pétards, et un dancefloor. Un taxi pour rentrer. A 4h du matin. Et le sommeil suffisamment lourd pour ne pas être réveillée par les pleurs de Malo vers 7h et ainsi dormir… longtemps.

Voila.. ma vie reprend forme sous une autre forme. Et je commence à m’y habituer. De jeune adulte blasée et frustrée je renais en jeune maman débordée mais comblée.

24 avril 2008

Apprentie maman

Je trouve enfin un moment pour ecrire un petit mot sur mon blog ! Je m’avance peut-etre d’ailleurs, le monstre peut se réveiller d’un instant à l’autre et comprometter ce projet. Voyons jusqu’où je pourrai aller …

Malo a donc un peu plus d’un mois, 5 semaines et 3 jours pour être exact. C’est un charmant petit garçon dépendant de la signification que je donne au mot charmant. Disons alors qu’on peut être charmant même quand on pleure, même quand on empêche ses parents de dormir, de manger, de regarder des chouettes films à la télé, quand on mange toutes les 3h parfois pendant 1h, voire plus. Quand on monopolise un corps humain entier pour le confort de sa sieste. Quand on aime bien donner du fil à retordre à ses parents pour comprendre ce qu’on a : faim ? froid ? chaud ? mal au ventre ? coliques ? reflux ? angoisse du soir ? defoulement ? La liste est longue, le cri difficile à identifier. Parait-il qu’on devrait réussir à les distinguer . Soit je suis mauvaise élève soit ce livre est un menteur.

Donc pendant ces 1 mois et des brouettes de jours, notre activité principale a été la recherche de « trucs » : d’abord pour identifier le besoin, ensuite pour y répondre .
Autant dire qu’il ne faut pas hésiter à être imaginatif, et persévérant. Limite avoir des notes pour y décrire les expériences et les résultats parce que parfois on finit même par s’y perdre. A force d’être désespérés et de tout essayer a chaque fois pour que vite vite les pleurs cessent et la paix revienne, et bien ensuite, on ne sait pas quel « truc » a fonctionné. Mais on est contents [la bête se réveille] [ rhaa pff mais qu’est-ce qu’il a ENCORE ?] [je reviens]

…3 minutes plus tard..:
Laissez moi profiter de cette interruption inopinée pour vous illustrer mon propos.

Situation : petits bruits se transformant en bruits moins petits, pleurs. Le bébé semble se tortiller un peu. A priori il a mangé donc n’a pas faim, la tétine git à côté du bébé.
Diagnostic : le bébé souffre de coliques
Résolution du problème : replacage de tétine, positionnement du bébé sur le côté, caresse sur la tête [visiblement la bête n’est pas satisfaite de ma résolution de problème] [ je reviens]

…30 minutes plus tard…
Vérification du diagnostic précédent : je prend le bébé dans mes bras, je regarde s’il donne des coups de têtes sur mon buste, s’il essaie de bouffer mon bras ou de chopper mon sein au mépris de ma chemise. Négatif : le bébé n’a pas faim. Je mets le bébé contre moi et m’assoit, j’attends de voir s’il continue à pleurer ou s’il s’endort. Bien sur, il ne s’endort pas, pleurnichouille.
Soudain un rot ! Serait-ce LA cause ? Va-t-il maintenant sombrer dans les bras de Morphée ? Négatif, le bébé pleure toujours. Je m’installe sur le lit, cale le bébé sur moi, prend la tétine au cas où et attends. Le bébé s’endort et se réveille soudainement alternativement. Mon diagnostic était exact, le bébé a des coliques. Et ca c’est la merde car il n’y a rien à aire a part essayer d’endormir le bébé contre soi, lui replacer la tétine. Je me cale sur MTV, ok je suis bloquée avec un bébé sur le ventre, mais je me culture quand même ! Un « les rois de la drague » et un début de made plus tard, le bébé dort. Il n’a pas bougé depuis 4 minutes. Je suis pleine d’espoir. Je commence à le bouger.
objectif : le mettre sur le lit, encore endormi et vaquer à mes occupations. Chaque mini mouvement de sa part lors de la manipulation me met en alerte. J’arrête de respirer, j’attend de voir. Malo est presque sur le lit, très bientôt, je pourrais me relever sans risquer de le réveiller. Je fais du 3 cms à l’heure, je ne respire plus, je fixe le bébé intensément comme pour lui dire : « tu dors profondément, tu ne vas pas te réveiller.. »
Victoire ! je suis assise devant l’ordinateur. Et malo dort.
Encore une mission réussie !!

Voila mon quotidien, je suis devenue chercheuse de trucs, à l’exception de pendre bébé par la fenêtre, l’enfermer dans les toilettes, l’installer douillettement dans la poubelle. [la bête bouge] [je le fixe intensement] [il continue de bouger ] [c’est cuit, c’est sur] [je confirme]

…1 minute plus tard…
Yes ! il a suffit de remettre le tétine, je suis de retour.
Et puis je n’ai plus qu’une demi-heure avant l’heure de la tétée. La au moins s’il pleure, je saurai pourquoi et comment résoudre le problème.
Espérons qu’il dorme ce soir au moins ! Ma vie est palpitante.

04 avril 2008

La gallerie photo du gnome

Oui, parce que c'est ca etre un bébé moderne, c'est avoir une gallerie photo sur le net seulement 10 jours après sa naissance

Donc en super exclusivité : la gallerie de Petit malo

je fais des mises a jour régulières car je sais que sinon, c'est un coup a me retrouver avec 239866 photos a trier et ca c'est pas possible

27 mars 2008

Chronique d'une naissance non-annoncée

On est dimanche et je suis inquiète. Je n’ai pas senti bébé de la journée. J’essaie de me rassurer mais rien n’y fait. Encouragée par psychozen et mon chéri j’appelle les urgences de la maternité. Ils me disent de venir faire un monito pour me rassurer. Il est 19h30 quand on saute dans le métro direction St Antoine. Sur place, on me colle un appareil sur le ventre pour le monito. Le petit cœur bat tout va bien. En revanche, on peut bien voir la sur la courbe que j’ai des contractions régulières. Je sens effectivement mon ventre se durcir à intervalles réguliers mais ca n’est pas douloureux. Puis on me fait une écho et on m’annonce qu’on me garde en observation. Que les examens de contrôle sont rassurants mais qu’il veulent en refaire plus tard. Je chouine parce que ca me saoule, que je veux rentrer, que la nuit à l’hosto ca me branche pas des masses. Mais je reste. On me refait un monito plus tard pendant que chouchou est parti chercher des affaires pour la nuit.
Vers minuit je commence à sentir les contractions. Ca n’est pas vraiment de la douleur. Je le signale à la sage femme qui me dit de regarder comment ca évolue et de la prévenir si ca continue. 1h30 plus tard, il est clair que ca continue et que ca s’amplifie. Genre j’ai quand même un peu mal la. J’essaie de penser à mes cours de sophro et de mettre le bordel en pratique. On m’osculte, le col n’a pas bougé. J’ai de plus en plus mal, j’ère dans les couloirs de l’hôpital entre ma chambre et la salle prepartum où les lits sont affreusement inconfortables. Je lutte pour ne pas prendre les antidouleurs qu’on me propose. Mon col ne bouge pas mais moi je douille. Les sages femmes ne savent pas encore si c’est parti ou pas, si c’est un faux travail. Le spasfon ne marche pas. Les autres cachetons que je finis par accepter après avoir constaté les limites de ma préparation de sophrologie à l’accouchement express et inachevée non plus. Je trouve un peu de répit avec une perfusion de je ne sais pas quoi. Et puis à 9h30, je perds les eaux subitement. J’appelle les sages femmes, qui me confirment que la, pour le coup, c’est parti. Mon col n’est ouvert qu’à 2 encore. J’appelle le chéri qui vient juste d’arriver sur son lieu de travail pour qu’il fasse demi-tour. Et qu’il passe prendre ma valise.
On me met en salle d’accouchement. On me dit que l’anesthésiste va arriver pour la péridurale. Je proteste, mais pas longtemps, ca fait déjà 10h que j’ai mal et mon col n’est qu’a 2, je suis épuisée. Je prends la péri la mort dans l’âme. De toutes façons, je peux la doser comme je veux avec le petit bouton juste la. A 11h la douleur des contractions me quitte, chouchou arrive avec la valise que je venais de terminer la veille, probablement poussé par un instinct que je ne soupçonnais pas.
La commence une longue après midi. Je dors, je me réveille, chouchou et moi sommes seuls dans la dalle d’accouchement. Une étudiante sage femme et une sage femme viennent de temps en temps regarder le monito, regarder mon col. Je dors, je me réveille, il ne se passe rien. J’ai peur de passer à côté de mon accouchement.
Et puis finalement, mon col est à 5. Youpi, ca bouge. On m’injecte du sintocinon, mais le bébé ne semble pas trop apprécier. Je commence à avoir peur car je sais que si les choses n’avancent pas, alors peut-être qu’ils me feront une césarienne. Et puis le col est à 7. Et je commence à sentir la sensation étrange que ca pousse vers le bas. Mon col est à 9. Tout s’accélère. Les sages femmes préparent l’expulsion , mettent en place les étriers. D’ici 30 minutes, une heure, petit bébé sera né. C’est fou, je crois qu’on ne réalise pas.
Et la commence la poussée. Je mets en pratique la poussée des abdos obliques appris à mon cours, apparemment ca marche bien, tout le monde est très fier de moi, ca me fait marrer, je sais bien qu’ils disent tout ça pour m’encourager. Et ils font bien parce que saloperie, ca fait mal quand même. De plus en plus mal. J’arrive quand même a les observer du coin de l’œil. Je ne veux pas d’épisio. Je vois un tube de Bétadine. Je dis, entre 2 poussées « Pourquoi vous me mettez de la Bétadine ?! », affolée. « C’est rien, c’est du savon pour que votre bébé sorte mieux ». Ok, c’est bon, ca ira pour cette fois. La douleur est intense, c’est horrible. Je lâche les dernières barrières de ma dignité et je crie. Je crie que j’ai mal et que je n’y arriverai pas. Cheri à côté me dit que si, que je m’en sors très bien. Je me demande bien ce qu’il peut en savoir! En revanche, le SF arrivé a la dernière minute lui me rassure bien. Alors je pousse, pousse pousse, j’ai l’impression que ca ne va jamais sortir et pourtant. « c’est votre bébé ! » « Il est la ?! » « oui, il est la, attrapez le » . Et me voila a sortir mon bébé de mon ventre à le poser sur mon ventre. J’hallucine. Je ne comprends rien, tout va très vite. Je regarde le bébé, le chéri, le bébé, et puis je réalise que je ne sais toujours pas si c’est une fille ou un garçon. Je demande. Je me dis que je n’ai pas entendu quand ils l’ont dit. Ils me répondent : « Regardez vous-même » et je soulève mon petit bibou et la : « oh ! c’est un petit garçon ! ». Je n’y croyais pas. Un petit mec. Un petit Malo.

15 mars 2008

Repas simple, divin et pas cher : lapin au thym et tarte aux pommes légère.

Toujours soumise à mon estomac qui réclame du bon manger, j’ai fait hier une petite recette toute simple, pas longue et hyper bonne que je vais vous donner ici, celle du lapin au thym.

Ingrédients :
Un lapin
20 cl de vin blanc
1 gousse d’ail
1 bon bouquet de thym
Huile d’olive

Faire mariner le lapin coupé en morceau avec le thym émietté, l’ail pilé et 10-15 cl d’huile d’olive (enfin, je crois, pas mal, quoi) pendant 1h-1h30
Sortir le lapin de la marinade et le faire bien dorer sur les 2 faces dans de l’huile d’olive.
Ajouter le vin blanc et la marinade qui reste, couvrir et faire mijoter 40 minutes

Personnellement, j’épaissis la sauce à la toute fin avec 1 cuillère de farine

Et voila c’est prêt et c’est bon

Ah et heu, pendant que j’y suis pourquoi ne pas vous donner la recette d’un dessert également assez simple : une tarte aux pommes légère

Ingrédients :
4 grosses pommes grany
50 cl de crème fleurette
25 g de sucre glacer
Pate feuilletée
Beurre

Eplucher et coupez les pommes en fines lamelles
Battre avec un batteur électrique la crème liquide jusqu'à ce qu’elle épaississe (pas trop fort le batteur), puis ajouter progressivement les 25 g de sucre glace en battant toujours. Quand la crème a doublé de volume, l’étaler sur la pate feuilletée piquée avec une fourchette
Disposez joliment (ou pas) les pommes sur la crème fouettée. Ajouter qqs copeaux de beurre et un peu de sucre
Faire chauffer votre four à 220. Mettre la tarte au four 10-15 minutes jusqu'à ce qu’elle blondisse, puis passez à 200, recouvrez la tarte de papier aluminium et poursuivre la cuisson 30 minutes.

Optionnel : faire flamber le bordel au calvados !

13 mars 2008

Dans les starting blocks

Comme le dit si justement daphnenuphar dans son commentaire, il vaut mieux être prête à l’ avance car le bébé n’est pas forcement ponctuel, la date d’accouchement est hypothétique, et il peut se pointer n’importe quand dans le mois précédent la dite date.
Je suis donc fine prête depuis dimanche. J’ai acheté tout le nécessaire, y compris les produits de toilette, couche etc et la chambre est terminée. Il ne manque plus que bébé 1er pour l’habiter. Et heu quelques serviettes aussi.
Quelques photos ici.

Je suis moi-même complètement prête et il me tarde vraiment d’enfin tenir mon bout’d’chou dans mes bras tout ca tout ca. On peut croire que 9 mois c’est long mais finalement, c’est le temps qu’il faut pour se préparer psychologiquement et matériellement à l’arrivée du petit bébé, c’est sur. La nature est bien faite

Quand je repense à cette grossesse, je distingue clairement toutes les phases très différentes et je suis maintenant à la phase finale où j’attends le signal pour partir a la maternité et vivre LA rencontre.

Les 4 premiers mois sont difficiles. Il s’agit de faire le deuil de sa vie passée, d’accepter que tout ne sera plus jamais comme avant. C’est aussi un moment d’angoisse car la grossesse ne se voit pas, le bébé ne bouge pas et l’on ne sait pas si tout va bien ou pas.
La 2ème échographie est un stade important, celui où vous savez si votre bébé n’a pas d’anomalies, de malformations, où ce que vous voyez a l’image ressemble vraiment à un bébé, on peut le voir bouger, sucer son pouce, etc… Et puis cela coïncide à peu prés avec le moment où l’on commence vraiment à le sentir bouger et ca c’est plutôt fun. La grossesse devient concrète et l’on a des moyens pour savoir si ce petit bébé va bien.

A partir de la on réalise vraiment qu’on a un bébé dans le ventre et puis commence les préparatifs matériels, le déménagement s’il y a lieu, les listes des choses à acheter, les achats…

Et puis 2 mois avant, on commence vraiment à se projeter avec l’enfant. La commence les cours de préparation a l’accouchement ou l’on vous explique le déroulement précis de l’accouchement. Pour le coup l’arrivée du bébé devient réelle.

Et puis un mois avant, on sait qu’il peut arriver. A tout moment. On sait exactement comment ca va se passer et en principe tout est prêt.
J’en suis la.

J’attends.
Impatiemment.
D’autant que je ne sais toujours pas si c’est une fille ou un garçon et que ca commence sérieusement à me titiller cette histoire .. Mon chéri aussi est fin prêt et il est trop mignon. Quand il rentre le soir, j’ai le droit à mon bisou et le bébé aussi. Il lui parle, touche mon ventre très souvent..Il est tout aussi impatient que moi et je crois que nous ne nous sommes jamais senti autant en harmonie que maintenant. Equilibrés, fous amoureux, c’est trop bon.
Je flotte sur un petit nuage.

02 mars 2008

J’ai beau être matinale…

D’abord réveillée par un mal de dos, je me tourne et me retourne pour trouver une position confortable.
Sans succès.
Puis arrive l’envie de faire pipi.
Je m’extrais du lit tant bien que mal pour aller aux toilettes. J’ai beau essayer de rester dans le sommeil, je finis par sentir l’éveil affleurer. Il va être trop tard.
Je me recouche.
Il est trop tard. Je suis réveillée. Et les quelques moments de grâce où je pense enfin m’assoupir sont perturbés par une respiration/ronflement du chéri.
Je comprends que je ne me rendormirai pas. Je n’ai rien d’autre à faire que de me lever.
Car en plus, la faim se fait sentir.
J’enfile mon unique jean de grossesse, mon vêtement préféré par obligation, un pull, un manteau une écharpe et je file à la boulangerie les yeux gonflés de sommeil, la voix empâtée quand je demande un petit pain au chocolat, un croissant, un pain aux raisins et une baguette pas trop cuite sivouplé.
Il ne fait pas beau mais c’est le petit matin, les rues sont quasi désertes et tout a coup je me sens transportée en arrière, lors des fins de soirées tardives où l’on sort et qu’il fait déjà jour et qu’il faut aller se coucher alors que certains ont déjà commencé une journée qui finalement n’est pour nous que le lendemain.
Je repense à Nice, aux petits matins ensoleillés. L’ivresse et la fatigue, le soleil sur la peau, pas encore trop fort. Les couleurs du vieux Nice. Je caresse ce souvenir un moment. Je sais qu’il fait partie du passé. Mais il existe encore par moments.
Comme ce matin.

28 février 2008

J-42

Bon allez, un petit post de bonnes nouvelles !

D’abord je viens de gagner un duel sur lequel je galérais sur Burnout 3 et ca, ca fait plaiz. Je passe beaucoup de temps sur Burnout. Il faut dire que mon chéri, dans un accès de romantisme intense, m’a offert une rallonge pour la manette de la PS2 pour la Saint Valentin afin que je puisse jouer à la console du fin fond du canapé qui était jusqu’alors un peu trop loin de la télé. Et aussi une plante avec des jolies fleurs rouges et un cœur, mais ca on s’en fout !

Autre bonne nouvelle et pas des moindres : nous avons trouvé des repreneurs pour notre appartement. Ce qui signifie que d’un point de vue verre a moitié plein-verre a moitié vide, nous avons soit, gagné 2 mois soit, perdu 1 mois de loyer. Mais ca aurait pu être tellement pire.
En plus je peux enfin me lever le matin sans y penser direct sur le thème de « Mon dieu qu’allons nous devenir ! ». Je peux enfin me concentrer sur les choses importantes qu’il me reste à faire pendant ces 42 jours, c'est-à-dire :

1. Faire cette chambre de bébé : peindre le meuble, le chevet, organiser les meubles, coller les stickers..

2. Partir à la recherche des dernières choses essentielles qui me manquent et revenir avec des choses complètement inutiles comme une fleur en bois, des fleurs en gel pour coller sur les vitres.

3. Essayer de caser cette putain de déco qui décidément ne rentrera pas en entier dans l’appart,

4. M’acheter des chemises de nuit et des soutifs d’allaitement sur la Redoute ou Vertbaudet.

5. Halluciner sur la taille de nénés que je vais pouvoir avoir quand je commencerai à allaiter et faire la danse des gros nichons autour de mon berceau en carton (oui, ce pauvre enfant va dormir dans un carton. Mais je vous rassure, c’est très design. Alors il a pas interet a se plaindre sinon… heu… fessée ! Quoi ? Mère indigne moi ? Toujours !)

Je fais des recherches sur une disposition feng shui de la chambre pour compenser le fait que je vais y mettre une plante et que plus d’une maman s’indignera a cause des rejets de dioxyde de carbone pendant la nuit. J’apprends que bouh, il ne faut pas utiliser de produits mustella parce qu’il y a du paraben dedans, apprendre ce qu’est du paraben, m’indigner a mon tour, puis me rendre compte qu’il faut que j’achète des produits de toilette pour ce pauvre enfant.

Et des couches aussi.
Et que je dois préparer une valise pour la maternité et que dedans, ya des trucs top glamour à mettre dedans. Je vous raconte pas les joies de l’accouchement et des suites d’accouchement, c’est l’heure du diner, mais il y a des choses quand je les demande à la pharmacienne, j’attends qu’il n’y ai plus personne dans le magasin, que la pharmacienne soit bien une pharmaciennE et je parle en chuchotant avant de rougir comme une pivoine. Je sors de la pharmacie avec des airs de dealers de drogue à l’affut d’une bagnole de flic et je m’engouffre dans le métro sans demander mon reste avec de grandes lunettes de soleil pour qu’on ne me reconnaisse pas.

Je me rends compte qu’il y a encore plein de choses à acheter et que je n’ai plus de sous : un mobile, un tapis d’éveil, un lit, un coffre a jouet…

Vous me direz que j’ai encore le temps, qu’il reste 6 longues semaines ! Autant dire que c’est faux parce qu’en fait, ca y est, enfin, je suis une femme enceinte normale : je suis fatiguée, très fatiguée, je pourrais dormir toute la journée. Et je le fais. En revanche, la nuit je veille. Tard . Très tard. Trop tard. Hier à 3h du matin, je triais mes papiers. C’était super. Alors aujourd’hui j’ai lutté toute la journée pour ne pas dormir pour essayer de recaler mon sommeil. Espérons que ca va marcher parce que la c’est plus possible.
Autant la nuit quand on peut sortir, picoler, fumer tout ça, c’est fun, autant quand aucune, je dis bien aucune, de ces options n’est disponible, c’est franchement l’horreur. Surtout quand on voit que y’en a un juste la qui lui n’a aucun problème a dormir.

Voila c’était le post du jour, envoyez moi des moutons à compter pour cette nuit, vous serez bien urbains !

21 février 2008

Trop

Je traverse une période étrange… il se passe des millions de choses. Des millions. Pas forcement de bonnes choses. Mais les journées qui naissent et meurent sans avoir d’existence ou de signification n’existent plus. Limite je les regretterai ces journées. Ces journées qui n’ont rien changé. Qui auraient pu ne pas être la ca aurait été pareil. Et puis en fait non.
Je me souviens de ce sentiment de vide. De rien. De la vie qui passe, vite, très vite sans avoir beaucoup d’intérêt. Je n’ai jamais aimé ce sentiment. J’aime me sentir vivre. Etre ballotée d’émotions fortes en émotions fortes. Même si parfois, je me sens devenir folle, même si parfois c’est tellement désagréable qu’on ne veut plus se lever le matin. Même si la douleur est tellement intense qu’on croit qu’on va en mourir, la comme ça. Ou le stress est tellement important que le corps implose. Parce que d’autre part, il y a aussi la joie, l’excitation, tout un florilège d’émotions qui donnent des ailes, qui font que notre bouche n’est pas assez grande pour accueillir le sourire qui nous envahit, ou les oreilles pas assez nombreuses pour écouter notre bonheur se déverser. Et puis, surtout parce qu’au moins il se passe des choses.

Oui, donc en ce moment il s’en passe des choses.

Pour une raison que j’ignore nous n’arrivons pas a trouver de nouveaux locataires pour notre ancien appartement. Il y a donc tout un tas de pognon qui part par les fenêtres, qui se fait la malle. Comme si nous en avions trop. Ce n’est pas le cas, ma situation professionnelle est plus qu’incertaine. Le 2ème semestre risque d’être hardcore, nous avons besoin de provisionner. Je deviens folle. Je fais visiter l’appartement et puis j’attends, j’espère et il ne se passe rien. Alors je continue, mais je suis épuisée. Physiquement car à ,plus de 7 mois de grossesse et psychologiquement parce que je veux régler ce problème qui me bouffe la vie.

A ma dernière échographie, les mesures étaient mauvaises. Le bébé tout petit. J’avais peur. Car ca peut être grave. Comme ca peut n’être rien. Mais j’avais peur pour mon petit bébé. Peur qu’il souffre, peur de ne finalement jamais le voir. Peur que tout cela tourne au cauchemar. Et je me sentais coupable aussi. Maman ne mange pas assez, maman s’agite trop, maman est stressée, maman te fait du mal. Maman est mauvaise. Un bon cercle vicieux de merde.
Et puis hier n’en pouvant plus et poussée par ma binomette, j’ai appelé la maternité pour leur faire part de mes angoisses. Mini bébé, perte de poids, mouvements moins présents. Ils m’ont dit de venir. J’ai eu encore plus peur. Mais en fait j’ai passé la soirée avec mon bébé. A écouter son petit cœur battre pendant 45 minutes. A l’entendre s’accélérer au moindre mouvement. Puis nous l’avons vu à une échographie, il s’agitait dans tous les sens. Et puis le chef de service a décidé de refaire les mesures. Pour se rendre compte que ce petit bébé était parfait. Qu’il allait très bien. Que mon échographiste avait sans doute fumé du crack le jour de mon echo. L’enculé. Nous sommes ressortis de la à 1h du matin complètement rassurés. J’ai maintenant un pti bout de 2kgs dans le ventre qui fait des galipettes. Qu’il me tarde de voir certes, mais pas trop tôt. C’est toujours la surprise concernant le sexe. Nous avons nos prénoms. Que nous gardons secrets. Il reste 51 jours avant la rencontre. Et je peux enfin regarder mon ventre sans avoir peur. Mon beau ventre tout rond, tout moulé. Au moment où je vous écris, ca gigote grave.

Sinon, j’ai un demi-frère que je ne connais pas qui m’a retrouvée via copains d’avant Samedi. Un demi-frère qui a une jumelle, qui est donc ma demi-sœur. Et ouais. Truc de dingue. Perturbant. Très perturbant, mais plutôt cool. Je digère la nouvelle pour l’instant. Je ne sais pas ce qu’il va se passer. Comment ca va se passer. Si nous allons nous rencontrer ou pas. Il parait qu’il me ressemble. Moi qui ne ressemble a personne dans ma famille.. C’est la grande inconnue. To be continued.

2008 ressemble fort à une année qui ne sert pas à rien.

15 février 2008

Douceurs sucrées

A la base, je mange très très peu de sucré, je suis plus du genre à grignoter un plateau de fromages que des biscuits. D’ailleurs je n’achète jamais de biscuits, de chocolats, et dans ma passion de la cuisine, a part le tiramisu, ben je ne faisais aucun dessert.
Tout cela a bien changé depuis que je suis enceinte et j’ai de furieuses envies de sucrés. Il m’est même arrivé de me nourrir exclusivement de bols de country crisp au chocolat pendant une journée. J’achète des pim’s (orange exclusivement)et une fois le paquet ouvert, la seule chose qui peut m’arrêter d’en manger est la fin du paquet. Donc c’est naturellement que je me suis mise à la pâtisserie et j’ai récemment découvert une très très bonne recette de tarte aux fraises façon fraisier, recette délicieuse que je vais vous donner ici, me permettant également de ne pas la perdre.

Ingrédients :
* 500g de fraises
* 3 jaunes d’œufs
* 120g de sucre
* 35g de maizena
* 250 ml de lait
* 2 cuillères a café d’extrait de vanille (j’utilise personnellement une vrai gousse de vanille)
* de la pate feuilletée (que vous pouvez faire ou acheter toute faite, ce que je fais , non mais faudrait voir a pas deconner, on a des boulots, nous maintenant !)
* quelques feuilles de menthe fraiche (optionnel mais vraiment miam)

Faites cuire votre pate feuilletée à blanc ( four à 220°, piquer bien les bords et le fond de la tarte et la recouvrir généreusement d’haricots secs ou pois chiches ou fèves et faire cuire 15 minutes environ)
Découpez la moitié des fraises en tout petit cubes, l’autre moitié en rondelle
Dans une casserole faites chauffer (pas bouillir) le lait
Pendant ce temps, mélangez les 3 jaunes d’œufs avec le sucre (blanchir), puis ajoutez la maizena (35g correspondent à peu près à 3 cuillères à soupe pas bombées) et mélanger.
Puis ajoutez le lait chaud, mélangez et remettez ce mélange sur le feu a feu moyen. Remuez avec un fouet pendant 5 minutes, vous allez voir, le mélange va subitement commencer à épaissir sérieusement. Pas de panique, c’est normal, en fait, à votre insu, vous êtes entrain de confectionner une crème pâtissière. Bien mélangez avec le fouet. Retirez du feu et ajoutez l’extrait de vanille.
NB : Si vous utilisez de vraies gousses de vanille, je vous conseille de les fendre, de gratter la poudre a l’intérieur de la gousse. Mettez les gousses « vidées » dans le lait pendant qu’il chauffe, retirez les avant de mélanger avec le mélange œuf-sucre-maizena. C’est la poudre que vous ajoutez ensuite une fois votre crème pâtissière épaissie.

Disposez les fraises en cubes sur le fond de la tarte, puis recouvrez de la crème pâtissière (pas facile) puis disposez les rondelles par-dessus tout ça.
Saupoudrez d’un peu de sucre glace (surtout si vous n’êtes pas en pleine saison des fraises) et décorez avec une petite dizaine de feuilles de menthes.
A noter que j’aime mélanger un petit peu de menthe ciselée avec les cubes de fraises aussi, mais n'en abusez pas.
Mettez au frais minimum 30 minutes.

Miam

Vous noterez alors qu’il vous reste 3 blancs d’œufs. Abandonnés, esseulés, vous les regardez et n’avez pas envie de les jeter. Que faire ? De la meringue ? Encore faut-il avoir 2 heures devant soit.
Pour ma part, j’opte pour la mousse au chocolat.
J’ai fait quelques recherches et me suis rendue compte que les recettes classiques incorporaient également les jaunes. Et puis je suis tombée sur une recette où il n’y avait que les blancs. J’ai tenté et je peux vous dire que c’est la meilleure mousse au chocolat que j’ai jamais mangé.

Je vous fais donc également part de cette recette

Ingrédients :
150g de chocolat pâtissier
Un peu de crème fraiche liquide légère : 10 cl je dirais. Je pense que c’est optionnel mais je conseille
3 blancs d’œufs

Faites fondre le chocolat avec la crème liquide dans une casserole a feu doux, bien sur. Laisse refroidir complètement le mélange.
Battez les 3 blancs très fermes avec une pincée de sel. Puis incorporez les blancs d’œufs dans le chocolat. C’est pas facile au début parce que bon, le chocolat refroidi a sérieusement épaissi. On croit même qu’on est entrain de ruiner sa mousse au chocolat. Mais en fait ca va. Puis mettez au frigo. Une nuit dans l’idéal, mais j’ai remarque que déjà au bout de 2h, c’est largement mangeable. Je vous préviens ca en fait pas des masses en quantité, mais elle est bien épaisse et suffit pour 3 personnes. Donc pour plus de gens, l’equation est facile. 1 blanc d’œuf et 50g de chocolat par personne.

Voili voilou
Bon appétit et tout et tout !

11 février 2008

Rage dance with me

Voila, on est Lundi, il est 7h du matin et la semaine commence mal, très mal.
Il n’y a déjà plus de places pour Rage Against The Machine le 04 Juin.
Mises en vente Vendredi et c’est déjà complet.
Ca m’énerve.
Ce concert fait partie de mes concerts regrets. C’est-à-dire, un des concerts que j’aurais du faire, parce que je suis une fan, très grande fan de rage against the machine, dont le premier album éponyme, une succession de tubes, marqua mon adolescence, ma découverte de la musique, la vraie, après la traversée du desert. Souvenirs d’hurler « freedom », « fuck you I won’t do what you tell me », « know your enemy » dans une voiture perrave en Allemagne, avec ma copine Martina, dont j’ai d’ailleurs rêvé cette nuit, suis-je entrain de me souvenir.. A se repasser 30 fois le début de la 10, juste pour entendre le petit « wou » jeté par Zach de la Rocha après 10 secondes de morceau
Non, vraiment, j’espère qu’ils vont rajouter une date, parce que je ne supporterai pas d’avoir raté la chance de rattraper l’occasion manquée en je ne sais plus quelle année de les voir sur scène. Cette année la, ils jouaient dans un festival avec Prodigy, autre groupe phare à mes yeux il y a 10 ans. La aussi je me souviens de m’être décrochée la tête, les bras et les jambes en dansant sur « breathe » dans des boites de night allemandes. Oui, je sais, j’ai eu une période Allemagne. Une période, je veux y vivre, sortir avec un blond aux cheveux longs en buvant une quantité anormale de bières . J’y ai passé pas mal de temps, dont plus des ¾ bourrée à mort. J’y ai fait beaucoup de festivals où j’ai vu quantité de groupes, surtout de la fusion et du métal. La dernière fois que je suis rentrée a Besançon, j’ai d’ailleurs recherché les lettres de ma copine Suzie pour retrouver son adresse et j’ai la ferme intention de lui réécrire. On rigolait bien avec Suzie, une bonne fêtarde, un frère charmant. Que tout cela est loin !
J’ai très envie de me mettre un petit rage la, tout de suite, mais j’ai comme idée que les voisins vont moyen apprécier à cette heure matinale.

Bon et sinon, l’installation avance bien. Chambre, salon, cuisine sont complètement aménagés, on a fait tous les branchements Internet, TV, Playstation etc. Manque plus que la chambre de bébé, dont je vais commencer à m’occuper doucement cette semaine. Je dis doucement parce que finalement ca fait plus d’un mois que je m’agite dans tous les sens alors qu’apparemment j’étais censée me « reposer plus que jamais » dixit le site doctissimo. Hum. Pauvre petit bébé. Il a du grave halluciner. Donc la, sur les 2 derniers mois, je me remets en mode « grossesse » : bien manger, boire plein d’eau, me reposer, avoir de longues conversations avec mon ventre et lui faire écouter plein de musique. Il n’est jamais trop tôt pour l’éducation musicale, c’est moi qui vous l’dit. Et j’en ai la preuve. Mon petit frère a qui je faisais écouter du Beastie Boys, du Cypress Hill et du DJ Shadow des l’âge de 4 ans (et qui pourtant avait l’air moyen réceptif) fait maintenant partie de ces gens qui vivent, mangent et respirent musique. Bon ok, il s’agit plutôt de métal en ce qui le concerne, mais à chaque génération son type de musique. En ce moment, je suis en mode zen : sur ma chaîne, Zero 7, Jamiroquai, Cuaterto Patria, Zenzile, Cinematic Orchestra, Smoke City, Manu Chao. Classique, mais good vibes.
Bon allez, je vais filer à la douche, ma préparer pour ma journée « crèche », la ou je vais aller supplier des dames de bien vouloir m’accorder une place, chivouplé. Et puis aussi, je vais jouer à la console. Et puis étendre mon linge. Enfin, tout un tas de choses super excitant.
Tout pour oublier que j’ai raté la chance de ma vie de retomber en adolescence en pogotant sur RATM.

08 février 2008

Mon petit bébé

Je n’en parle pas beaucoup, comme ça ici, même avec mes amis, j’en parle peu. Je dis que je suis contente, heureuse, mais ce que je ressens va bien au delà d’une formule aussi simple. Simplement j’ai le sentiment que tout cela est très intime, trop intime pour le raconter. Trop intime et nouveau pour réussir à réellement mettre les mots justes sur les émotions.

En tous cas mon petit bébé je le sens gigoter, parfois beaucoup, il me met des coups dans tous les sens, ou se tortille comme un petit vers de terre. Parfois il déforme complètement mon ventre du côté droit et une bosse toute dure apparait alors. Je l’appelle « le bossu », d’ailleurs. Parfois, il bouge trop peu et je m’inquiète. J’ai peur qu’il lui arrive quelque chose, qu’il ne se développe pas normalement. Ce serait tellement dur si quelque chose se passait maintenant, alors que l’amour que ce que je ressens pour ce petit être qui pousse à l’intérieur de mon corps est tellement fort, tellement réel. Il me tarde tant de l’avoir dans mes bras, de m’en occuper. Il me tarde tant de le voir enfin et d’entrer dans cette phase pour laquelle je me prépare pendant tout ce temps de gestation : devenir mère.

Mais j’ai si peur. Peur de tout ce stress auquel je l’expose, de ces efforts physiques que je ne peux m’empêcher de faire à cause du déménagement, à cause des quelques clopes que je fume, parce que je ne gère plus le stress. Peur de lui faire du mal. Peur que ce petit bébé souffre déjà. Peur de regretter toute ma vie d’avoir fait les mauvais choix, d’avoir eu les mauvaises attitudes. Je ne suis plus la seule en jeu. Mais peut-être suis-je trop faible, trop impatiente, pas assez mure pour gérer mes priorités.

Mon petit bébé, je t’aime.

All alone

Monsieur est parti à Genève. En séminaire. Pas le choix bien sûr, mais tout de même, ça tombe mal. Il est parti en me laissant seule ici, dans le froid, sans chauffage, sans eau chaude. Heureusement que nous avions fini par garder ces plaques électriques, sinon, je ne pourrais pas non plus me faire à manger. Il m’a laissé seule ici, dans ce lieu que nous ne connaissons pas encore, un lieu qui va nous devenir familier mais qui pour l’instant n’est pas encore empreint de nos marques. Sans lui, j’ère à travers les pièces, je jauge l’ambiance, le voisinage, je repère les défauts et les qualités, j’attends que ce lieu m’appartienne, mais je suis sans lui.

Pourtant j’aurais voulu faire ces premiers pas ici, en sa compagnie. Doucement nous approprier ce lieu qui va voir naitre notre petit bébé d’amour, qui va le voir grandir, qui va nous recevoir en tant que nouveaux parents. La salle de bain si petite va-t-elle être vraiment un handicap ? Et cette cuisine ou je n’arrive pas tout à caser, un véritable capharnaüm anti-pratique ? Ce balcon que je n’ai plus va-t-il me manquer cruellement, ou juste un peu, comme ça, comme une piqure de temps en temps ? Le ou la voisine qui joue du piano, dont la mélodie résonne dans toute la chambre en joue-t-elle souvent ? Les travaux qui se préparent sur la façade qui donne sur la rue vont-ils s’étendre à l’intérieur de la cour, réduisant à néant mes aspirations au calme ? Je suis seule ici avec toutes ces interrogations, sans compter celles qui concerne l’autre appartement : va-t-il retrouver un peu d’allure, allons-nous réussir à lui trouver de nouveaux locataires bientôt ? Je suis seule et ça pèse lourd.

Toutes ces questions sans réponse résonnent dans le silence de l’appartement. Je ne parle pas de toute la journée, si ce n’est pour échanger quelques phrases avec un employé de la macif ou du gaz pour essayer d’avoir un peu de chaleur ici. Le matin, je mets à chauffer une grande casserole. J’attends que l’eau soit bouillante puis je la verse dans la bassine verte, je l’amène dans la salle de bain, en vide une petite partie dans le lavabo, que je mélange avec de l’eau froide. Je me lave alors le visage. Avec le reste de l’eau, je me mets dans la douche et je me lave à l’éponge, accroupie, faisant couler quelques gouttes de cette eau bouillante sur mon corps froid. Je me délecte de ce moment et me savonne, puis je renverse le contenu de la bassine selon des positions étudiées pour rincer la mousse. Ca me rappelle Madagascar. Oui, mais je suis enceinte de plus de 6 mois et tout est soudainement trop compliqué pour moi. Or je suis seule, et n’ai pas d’épaule sur laquelle m’appuyer si ce n’est 2 fois 5 petites minutes au téléphone chaque jour.

Mon amour, tu me manques, j’ai besoin de toi.

Madeleines

J’aime à me replonger dans mes souvenirs. Il suffit d’un petit rien, une musique, une odeur, un vêtement, une lumière pour que revienne à la surface de ma mémoire un instant vécu dans le passé.

Je m’installe alors et me laisse happer à l’intérieur de moi-même. Je me téléporte dans l’émotion de ce moment, la réalité s’évapore et je flotte, libéré de toute notion d’espace-temps.. C’est un petit Zero 7 qui a été déclencheur tout à l’heure. Alors qu’il faisait un froid polaire, que les piles de cartons parasitaient mon champ de vision, je me suis soudain souvenu d’un massage de pied, à Nice par une belle journée d’été, la musique de Zero 7 dans l’air, oui, à cet instant-là, on me massait les pieds. Qui, cela a peu d’importance. Je suppose d’ailleurs qu’il est resté dans ma mémoire par le simple biais de ce souvenir, et peut-être aussi de ma découverte de la gastronomie indienne. Deux petits fils le retiennent de sombrer dans l’oubli. C’est plutôt drôle de penser à la mémoire en ces termes. En me souvenant de ce moment, j’ai pu sentir la chaleur du soleil sur ma peau, la langueur de cet instant, le bien-être et moi-même, avant, plus jeune, dans un autre état d’esprit. Mes préoccupations du moment, mon quotidien, mes aspirations. C’était bon.

Je crois avoir enfin réussi à dompter ma mémoire. Elle, auparavant synonyme de nostalgie, de souffrance, est devenue un véritable réservoir à émotion, un trésor. Je ne la regrette plus, je m’en sers pour rendre chaque instant de ma vie plus riche de pleins d’autres possibilités, de pleins d’autres ressentis. Savoir que je sais, que j’ai vécu ces instants et que je peux les revivre en fermant les yeux et en les approchant doucement, plutôt qu’en les percevant comme le poids de ce que je n’ai plus. De ce qui ne reviendra plus.